OD: moins stra­té­gique?

Dans l’uni­vers d’Oc­cu­pa­tion double et de XOXO

Allô Vedettes - - TÉLÉVISION - Ma­rie-Eve Le­clerc

Bien que les deux té­lé­réa­li­tés mettent en ve­dette les cé­li­ba­taires «les plus hot» du Qué­bec, elles sont fort dif­fé­rentes sur les plans de leur struc­ture et de leur ap­proche. Voi­ci notre éva­lua­tion com­pa­ra­tive et notre point de vue sur ces émis­sions.

Il faIt froId dans les lofts Le prin­ci­pal but des deux té­lé­réa­li­tés est le même: for­mer des couples. Or, on sent que cet as­pect a da­van­tage lais­sé place au fil des an­nées à la stra­té­gie adop­tée par les can­di­dats. Qui sau­ra at­ti­rer l’at­ten­tion chez les gars et chez les filles, mais sans trop se concen­trer sur une seule per­sonne? Comment tel par­ti­ci­pant réus­si­ra-t-il à mon­ter dans l’es­time de tous sans ra­bais­ser ses autres amis can­di­dats? En re­gar­dant XOXO, l’as­pect stra­té­gique est in­dé­niable, au­tant du cô­té des par­ti­ci­pants que des conseillers. Mal­heu­reu­se­ment, cette com­pé­ti­tion, qui se veut un peu mal­saine, laisse pla­ner une froi­deur lorsque nous sommes de­vant notre pe­tit écran. Et que dire de l’éli­mi­na­tion des filles à la ma­nière «Tin­der», où les can­di­dates ap­prennent par l’in­ter­mé­diaire d’un écran tac­tile qu’elles sont soit sau­vées, soit éli­mi­nées. «Swipe à gauche», «Swipe à droite»: voi­là la mé­thode d’éli­mi­na­tion uti­li­sée. Même les conseillers semblent hor­ri­fiés par cette fa­çon de faire, qui peut être com­pa­rable «à se faire lais­ser par tex­to» , comme l’a si bien dit une can­di­date. Quant aux ac­ti­vi­tés pro­po­sées aux can­di­dats, si le but est d’ap­prendre à mieux se connaître les uns les autres, c’est peu réus­si. Les gars ont la pos­si­bi­li­té de choi­sir l’ac­ti­vi­té qui leur plaît par­mi celles or­ga­ni­sées par les trois conseillers; il se peut donc qu’un groupe de filles n’ait au­cun gars qui se pré­sente. On pense ici à la séance pho­to de Ca­ry Tau­ben, où le pauvre Na­than semble s’être sa­cri­fié pour ac­com­pa­gner les filles. Est-ce qu’un peu de cha­leur dans cette té­lé­réa­li­té fe­rait mon­ter les cotes d’écoute? Nous croyons que oui!

l’hu­ma­nI­té quI faIt du bIen Bon, on reste tou­jours dans un concept de té­lé­réa­li­té où le prin­ci­pal but n’est pas tant d’y ren­con­trer la mère de ses en­fants, mais bien de ga­gner le prix fi­nal. Or, Oc­cu­pa­tion double dé­gage un cô­té plus hu­main, plus vrai, qui nous ré­con­ci­lie da­van­tage avec cette forme d’émis­sion, sur­tout après l’écoute de XOXO. En pre­mier lieu, on mise da­van­tage sur la per­son­na­li­té des can­di­dats dans Oc­cu­pa­tion double, bien que le phy­sique de­meure im­por­tant. Les can­di­dats sé­lec­tion­nés ont de prime abord éli­mi­né les per­son­na­li­tés trop froides ou les can­di­dats aux pro­pos dé­pla­cés, même s’il y en avait peu.

Avec OD, les can­di­dats ap­prennent à mieux se connaître (et à se faire connaître par le pu­blic) par des ac­ti­vi­tés or­ga­ni­sées dans l’île de Crête, où ils sont lo­gés. Les té­lé­spec­ta­teurs peuvent donc choi­sir ra­pi­de­ment leurs chou­chous, ce qui n’est pas le cas avec les concur­rents de l’autre ré­seau. Fi­na­le­ment, les filles et les gars se sou­tiennent beau­coup plus sur les ondes de V, étant heu­reux et heu­reuses pour leurs com­parses. Néan­moins, on sent que «la bis­bille», pour re­prendre les mots de Jay Du Temple, s’ins­tal­le­ra au fil des se­maines, étant don­né l’ar­ri­vée dans les mai­sons de Phi­lippe, dont les filles et les gars craignent la pré­sence.

Les gar­çons, les filles et les conseillers de XOXO usent abon­dam­ment de stra­té­gie. La com­pli­ci­té entre les can­di­dats d’OD est pal­pable. On ne peut en dire au­tant des par­ti­ci­pants de XOXO.

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