Les Im­pa­tients: 25 ans de créa­tion pour la san­té men­tale

Avenir PaT - Montréal-Est - - LA UNE -

«

Ce qui m’in­té­res­sait le plus, c’était de voir la ca­pa­ci­té de créa­tion des per­sonnes, avant de voir le cô­té cu­ra­tif, si on veut. Je voyais une forme d’ex­pres­sion ex­tra­or­di­naire.»

men­tale en leur of­frant des ate­liers de créa­tion.»

À ses dé­buts dans un centre com­mer­cial de Mon­tréal-Est, l’or­ga­nisme com­po­sé d’une équipe de cinq per­sonnes comp­tait en­vi­ron huit par­ti­ci­pants et ten­tait d’en re­cru­ter d’autres dans le centre com­mer­cial en leur of­frant des ca­fés gra­tuits, se sou­vient Mme Pal­lar­dy.

«Après trois ans dans le centre d’achat, on s’est fait évin­cer, ra­conte-t-elle. On a dé­mé­na­gé dans un sous-sol à Pointe-aux-Trembles, de­vant la voie fer­rée. C’était plus grand et ça nous per­met­tait d’ac­cueillir plus de monde aus­si. On y est res­té pen­dant cinq ans. Puis, après ces pé­ri­pé­ties, comme l’ate­lier dé­bor­dait, qu’on avait des listes d’at­tente et des de­mandes ve­nant d’hô­pi­taux du centre-ville, on a dé­mé­na­gé ici, [à la Cha­pelle his­to­rique du Bon-Pas­teur, NDLR], au centre-ville.»

Se­lon Mme Pal­lar­dy, les Im­pa­tients se sont dis­tin­gués entre autres par leur usage de ma­té­riaux ré­cu­pé­rés grâce à leur com­man­di­taire prin­ci­pal de l’époque.

«Le Groupe Rona, qui d’ailleurs été là pen­dant 15 ans, nous four­nis­sait des en­sembles à vais­selle bri­sée, des pelles sans manches, etc. On ré­cu­pé­rait et on fai­sait des oeuvres d’art avec ça. Ç’a été le tra­de­mark de la fon­da­tion à ses dé­buts», es­time-t-elle.

DÉ­VE­LOP­PE­MENT

L’or­ga­nisme compte au­jourd’hui 11 sites ré­par­tis au Qué­bec et en­vi­sage même d’en ou­vrir ailleurs. Il s’agit d’un suc­cès in­es­pé­ré pour un or­ga­nisme à but non lucratif, sou­ligne la pré­si­dente-fon­da­trice.

«La grande dif­fi­cul­té, c’est de du­rer quand on est dans des OBNL comme ça, ex­plique Mme Pal­lar­dy. C’est tou­jours dif­fi­cile de bou­cler les fins de mois. Il y a tou­jours une in­cer­ti­tude parce qu’on n’a pas de bud­get ré­cur­rent. En­vi­ron 25% de notre bud­get est ré­cur­rent. Le res­tant, il faut al­ler le cher­cher. On ne sait ja­mais, d’une an­née à l’autre, comment on va pou­voir fonc­tion­ner.»

Afin d’amas­ser des fonds, les Im­pa­tients tiennent entre autres des ex­po­si­tions-en­can ap­pe­lées Parle-moi d’amour de­puis plu­sieurs an­nées dans dif­fé­rentes villes. La plus ré­cente ex­po­si­tion-en­can à Mon­tréal se te­nait spé­cia­le­ment au Mu­sée d’art contem­po­rain en mars der­nier.

Mme Pal­lar­dy n’au­rait ja­mais ima­gi­né voir son or­ga­ni­sa­tion s’im­plan­ter en ré­gion, mais as­sure voir tou­jours cru au po­ten­tiel du pro­jet.

«Nous étions à l’avant-garde dans le ré­ta­blis­se­ment, fait-elle va­loir. Nous avions des va­leurs de dé­mo­cra­ti­sa­tion, ne de­man­dions pas le diag­nos­tic des pa­tients. Ils ve­naient chez nous avec une grande li­ber­té.»

Lor­raine Pal­lar­dy

(Photo TC Me­dia — Ma­rio Beau­re­gard)

La pré­si­dente-fon­da­trice de Les Im­pa­tients, Lor­raine Pal­lar­dy, ac­com­pa­gnée de son fils, Fré­dé­ric Pal­lar­dy, di­rec­teur gé­né­ral de l’or­ga­nisme. Ils ont été ren­con­trés à la salle d’ex­po­si­tion de l’or­ga­nisme le 27 juin 2017.

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