Dé­buts Dé­buts dif­fi­ciles, mais pro­met­teurs

Après quelques apparitions de se­cond plan, John­ny dé­croche un pre­mier rôle dans la sé­rie té­lé­vi­sée 21 Jump Street qui le ré­vèle au grand pu­blic amé­ri­cain. Un ci­néaste le re­marque et sa car­rière prend alors un autre tour­nant.

Biographies Collection - - Ses Débuts -

Tout com­mence en 1983, alors qu’il est ma­rié à Lo­ri Anne Al­li­son. Ma­quilleuse dans l’in­dus­trie du ci­né­ma, elle lui présente l’acteur Ni­co­las Cage qui lui ar­range une en­tre­vue avec son agent. Cette rencontre lui per­met d’ob­te­nir son pre­mier rôle au grand écran dans Les griffes de la nuit de Wes Cra­ven. Il s’agit du pre­mier vo­let de la fran­chise culte du ci­né­ma d’hor­reur met­tant en ve­dette le per­son­nage de Fred­dy Krue­ger. Pen­sant avoir trou­vé sa voie, John­ny se sé­pare alors de son groupe et s’ins­crit dans une école de théâtre à Los An­geles, où il ap­prend à per­fec­tion­ner son jeu. Il se lance en­suite à l’as­saut des agences de dis­tri­bu­tion d’hol­ly­wood.

Il ob­tient quelques rôles de se­cond plan qui lui per­mettent de vivre conve­na­ble­ment, no­tam­ment dans Mort en eau trouble de Mat­thew Chap­man ( 1986) et Pla­toon ( 1986) d’oli­ver Stone. En 1987, il dé­croche le rôle prin­ci­pal dans la sé­rie té­lé­vi­sée 21 Jump Street qui rem­porte un énorme suc­cès au­près des jeunes. Le bel acteur de 24 ans de­vient aus­si­tôt l’idole des ado­les­centes, mais aus­si la cible des pa­pa­raz­zis et des « grou­pies » . Après quatre sai­sons dans le rôle de Tom Han­son, il en a as­sez et se tourne vers le ci­né­ma.

Un pre­mier rôle re­mar­qué

À ce mo­ment, le réa­li­sa­teur John Wa­ters est à la re­cherche d’un acteur pour te­nir le rôle prin­ci­pal dans son film mu­si­cal Cry- Ba­by. Son per­son­nage Wade Wal­ker, dit « Cry- Ba­by » , est un jeune gui­ta­riste et chan­teur de rock très po­pu­laire au­près des filles de son quar­tier. Il les rend toutes hys­té­riques dès qu’une larme — tou­jours unique — lui sort du coin de l’oeil. La belle et riche Al­li­son ( Amy Lo­cane) est elle aus­si at­ti­rée par le jeune re­belle, mais tout les op­pose. L’ac­tion se dé­roule dans les an­nées 1950, sur le thème de West Side Sto­ry et de Grease.

Depp, qui est alors une icône du pe­tit écran, fait la cou­ver­ture d’une ving­taine de ma­ga­zines pour ado­les­cents. Le ci­néaste sait qu’il cherche un rôle, mais il hé­site à faire

Il fuit les grosses pro­duc­tions

jouer un acteur qui ne pos­sède au­cune ex­pé­rience ci­né­ma­to­gra­phique. Or, il est sub­ju­gué par l’in­ten­si­té de son re­gard sur les pho­tos et dé­cide tout de même de lui ac­cor­der le rôle. Il ne le re­gret­te­ra pas, car John­ny y réa­lise une per­for­mance ex­cep­tion­nelle.

Cry- Ba­by est pré­sen­té hors com­pé­ti­tion au Festival de Cannes de 1990 et vaut une ova­tion de­bout au réa­li­sa­teur. Ce suc­cès donne un sé­rieux coup de pouce au jeune pre­mier qui dé­croche peu après un autre rôle tout aus­si mar­quant.

Ed­ward aux mains d’ar­gent, un film dé­ci­sif

Quelques mois plus tard, Tim Bur­ton voit en lui le can­di­dat idéal pour in­car­ner Ed­ward, une pauvre créa­ture fa­bri­quée de toutes pièces par un in­ven­teur ( Vincent Price) qui est mort

Sa­lué par les cri­tiques

avant d’avoir pu lui gref­fer des mains. Pour­vu de ci­seaux à la place, il coupe sans le vou­loir tout ce qu’il touche et se voit confron­té à la cruau­té des êtres hu­mains nor­maux. John­ny est heu­reux de col­la­bo­rer avec le ci­néaste, d’au­tant plus qu’il sol­li­cite Wi­no­na Ry­der, son amou­reuse de l’époque, comme ve­dette féminine.

Il lui at­tri­bue le rôle de Kim, dont le hé­ros tombe amou­reux. Ed­ward aux mains d’ar­gent s’avère un énorme suc­cès com­mer­cial et rem­porte plu­sieurs ré­com­penses in­ter­na­tio­nales, dont le prix Hu­go du meilleur film et le Sa­turn Award du meilleur film fan­tas­tique. Sa­lué par les cri­tiques du monde en­tier, il pro­pulse John­ny Depp vers la gloire et marque le dé­but d’une collaboration ci­né­ma­to­gra­phique unique entre Bur­ton et l’acteur.

Une sé­rie de films d’au­teur

Dans les an­nées 1990, plu­sieurs réa­li­sa­teurs de la contre- culture font ap­pel à ses ta­lents, no­tam­ment le ci­néaste serbe Emir Kus­tu­ri­ca, qui en fait la tête d’af­fiche de son film Ari­zo­na Dream ( 1992). Cette co­mé­die dra­ma­tique rem­porte l’ours d’ar­gent ( Prix spé­cial du ju­ry) lors du Festival de Ber­lin en 1993 et le prix du pu­blic au Festival in­ter­na­tio­nal du film de Varsovie, en 1994.

Le jeune pro­dige tourne en­suite dans la co­mé­die sen­ti­men­tale Ben­ny et Joon ( 1993) de Je­re­miah S. Che­chik, qui a réa­li­sé entre autres Cha­peau me­lon et bottes de cuir met­tant en ve­dette Uma Thur­man et Ralph Fiennes. Il y in­ter­prète un illet­tré presque muet qui a adop­té les ma­nières et le cos­tume de Bus­ter Kea­ton. Le film re­çoit un ac­cueil mi­ti­gé, mais Depp se re­prend dans Gil­bert Grape ( 1993) de Lasse Hall­ström. Il y joue pour la pre­mière fois avec Leo­nar­do Di­ca­prio qui tient le rôle d’un jeune at­tar­dé men­tal. Il y rencontre éga­le­ment Ju­liette Le­wis, avec qui il se fiance et rompt à la fin du tour­nage. Le film est ap­plau­di par le pu­blic et les mé­dias.

At­ti­ré par les rôles qui sortent de l’or­di­naire, l’acteur ac­cepte de col­la­bo­rer à nou­veau avec Tim Bur­ton, qui lui offre le rôle- titre dans Ed Wood ( 1994). Tour­né en noir et blanc, le

Avec Leo­nar­do Di­ca­prio

film ra­conte la vie de ce­lui que l’on consi­dère comme « le plus mau­vais réa­li­sa­teur de tous les temps » et met en ve­dette Mar­tin Lan­dau dans le rôle de Be­la Lu­go­si. Ce der­nier ob­tient cette an­née- là l’os­car du meilleur acteur dans un se­cond rôle pour son in­ter­pré­ta­tion, mais aus­si le Gol­den Globe et le Screen Ac­tors Guild Award. John­ny Depp rem­porte quant à lui le Gol­den Globe du meilleur acteur dans un film mu­si­cal ou une co­mé­die.

Par la suite, il ap­pa­raît dans Don Juan Demar­co ( 1994), réa­li­sé par Je­re­my Le­ven et pro­duit par Fran­cis Ford Cop­po­la. Il y in­ter­prète un don Juan des temps mo­dernes qui me­nace de se sui­ci­der parce que son seul vé­ri­table amour, Doña Ana ( Gé­ral­dine Pail­has), se re­fuse à lui. L’émi­nent psy­chiatre, Jack Mi­ck­ler, ( Mar­lon Bran­do) vient à sa res­cousse en l’ai­dant à dé­fi­nir sa vé­ri­table iden­ti­té. Char­mé par les his­toires ro­cam­bo­lesques de son pa­tient mas­qué, il en dis­cute avec sa femme, Ma­ri­lyn ( Faye Du­na­way), ce qui donne lieu à une sé­rie de re­bon­dis­se­ments co­casses. Cette co­mé­die ro­man­tique est mise en no­mi­na­tion aux Os­cars et aux Gol­den Globes, mais ne rem­porte pas les prix.

John­ny est de toutes les fêtes, ici avec Mi­ckey Rourke.

En 1987, John­ny par­ti­cipe avec Leo Di­ca­prio à un évé­ne­ment ca­ri­ta­tif afin d'amas­ser de l’ar­gent pour une fon­da­tion qui vient en aide aux en­fants ma­lades.

Il fait la connais­sance de Leo­nar­do Di­ca­prio sur le tour­nage de Gil­bert Grape en 1993.

Il rencontre Char­lie Sheen et par­ti­cipe à di­vers évé­ne­ments pu­blics.

On peut ap­pré­cier ses dif­fé­rentes «moues» .

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