SA­VIEZ- VOUS QUE?

Biographies Collection - - Madame Kennedy -

Au mi­lieu de la nuit pré­cé­dant le drame, Ja­ckie s’est ré­veillée en sur­saut et a sen­ti le be­soin d’al­ler re­joindre son ma­ri dans la suite pré­si­den­tielle. Prise de fris­sons, elle s’est blot­tie contre lui et le couple a fait l’amour pour la der­nière fois. che­veux en sou­ve­nir. Ses vê­te­ments sont cou­verts de sang.

Ironie du sort, Lee Har­vey Os­wald est abat­tu le len­de­main pen­dant son trans­fert à la pri­son du com­té de Dal­las, à 11 h 21, à peu près au même mo­ment où il s’ins­tal­lait la veille dans le dé­pôt de livres pour ti­rer sur le pré­sident. Il est ad­mis, lui aus­si, à l’hô­pi­tal Park­land où il rend l’âme à 13 h 07. Son meur­trier, Jack Ru­ben­stein, un pro­prié­taire de bar sans his­toire sur­nom­mé «Ru­by», mour­ra le 3 jan­vier 1967 d’une em­bo­lie pul­mo­naire à l’hô­pi­tal Park­land, dans la même salle que Lee Har­vey Os­wald.

Des fu­né­railles émou­vantes

À son ar­ri­vée à Washington, la dé­pouille du pré­sident est ache­mi­née vers l’hô­pi­tal na­val de Be­thes­da pour l’au­top­sie. Elle est en­suite trans­por­tée à la Mai­sonB­lanche où une chambre mor­tuaire a été amé­na­gée. Un prêtre s’y trouve avec deux en­fants de choeur pour la veillée fu­nèbre. Le 24 no­vembre, le cer­cueil du pré­sident

est por­té par des sol­dats, tout pâles, et ex­po­sé dans la ro­tonde du Ca­pi­tole.

Toute la jour­née et la nuit, des cen­taines de mil­liers de per­sonnes viennent lui rendre hom­mage. Au der­nier mo­ment, Ja­ckie ar­rive en com­pa­gnie de Ca­ro­line, s’age­nouille près du cer­cueil et pose son front des­sus. Elle em­brasse le dra­peau qui le re­couvre, se re­lève et éclate en san­glots. C’est la pre­mière fois qu’elle pleure de­puis l’as­sas­si­nat, et ce se­ra la der­nière en pu­blic.

Le 25 no­vembre, jour du troi­sième an­ni­ver­saire de John-john, Ja­ckie, Robert et Ed­ward Ken­ne­dy, les deux frères du dé­funt, ouvrent la marche fu­nèbre vers la ca­thé­drale Saint-mat­thieu où se dé­roulent les ob­sèques. Les re­pré­sen­tants de 90 pays as­sistent aux fu­né­railles qui sont dif­fu­sées en di­rect dans le monde en­tier. Pen­dant la cé­ré­mo­nie à l’in­té­rieur, Ja­ckie reste de marbre; elle ne montre son émo­tion que lors de l’ave Schu­bert.

Après la messe, des mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs voient le pe­tit John-john s’avan­cer vers la dé­pouille de son père et lui adres­ser un sa­lut mi­li­taire. John F. Ken­ne­dy est en­ter­ré à 15 h 13 au cimetière na­tio­nal d’arlington, près de Washington. À mi­nuit, Ja­ckie et Bob sont al­lés se re­cueillir sur sa tombe et ont dé­po­sé un bouquet de mu­guet à cô­té de sa plaque tom­bale. ¢

Les fu­né­railles at­tirent des cen­taines de mil­liers de per­sonnes et des mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs

Tout sou­rire, JFK et Ja­ckie sa­luent la foule à bord de la Lin­coln Conti­nen­tal dé­ca­po­table bleu fon­cé. Au to­tal, près de 200 000 per­sonnes sont at­trou­pées le long des rues.

Ja­ckie et son fils, John Jr., aux fu­né­railles de JFK.

Ja­ckie au­près du cer­cueil de son ma­ri re­tient ses larmes pour faire bonne fi­gure de­vant les re­pré­sen­tants de 90 pays qui as­sistent à l’en­ter­re­ment.

Le jour du 3e an­ni­ver­saire de John-john se­ra as­som­bri par les ob­sèques de son père.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.