Sa­viez-vous que…?

Biographies Collection - - Jeunesse -

Après l’as­sas­si­nat, Ja­ckie Ken­ne­dy re­fuse d’en­le­ver son tailleur Cha­nel rose, pour­tant im­bi­bé du sang de son dé­funt ma­ri. La pièce de col­lec­tion, ja­mais la­vée, est conser­vée dans les archives na­tio­nales. Le pu­blic ne pour­ra voir cette pièce d’an­tho­lo­gie qu’en 2103, à la de­mande de la fa­mille.

Ja­ckie a aus­si lais­sé sa marque dans l’in­dus­trie de la mode, puis­qu’elle fi­gure dans la liste des In­ter­na­tio­nal Best-dres­sed Wo­men, du ma­ga­zine Va­ni­ty Fair. On lui at­tri­bue un style chic et so­phis­ti­qué, tout en res­tant simple.

Le fils de Ja­ckie, sur­nom­mé af­fec­tueu­se­ment John-john, a eu une liai­son avec la grande Ma­don­na. Ce der­nier au­rait même sou­hai­té que la star s’ha­bille comme Ja­ckie pour la cou­ver­ture de son ma­ga­zine, George. La chan­teuse a re­fu­sé, sous pré­texte qu’elle ne pour­rait ja­mais lui rendre jus­tice. L’his­toire est d’une grande ironie, puisque Ja­ckie n’ap­pré­ciait pas beau­coup les ma­nières de la chan­teuse.

Mal­gré le fait qu’elle ait fait des études à la Sor­bonne, à Paris, Ja­ckie n’aime pas pour au­tant les Fran­çais, a-t-elle dé­voi­lé sur un en­re­gis­tre­ment da­tant de 1964: «Il n’y a pas un seul Fran­çais au­quel je puisse pen­ser [qui soit char­mant], à part peut-être deux per­sonnes très simples […] Ils ne sont pas très gen­tils, ils ne pensent qu’à eux.» Elle a d’ailleurs avoué avoir trou­vé le gé­né­ral de Gaulle «tel­le­ment mé­chant» lors de leur ren­contre en mai 1961. Par sou­ci de mo­des­tie, Ja­ckie fai­sait confec­tion­ner ses ha­bits par des tailleurs amé­ri­cains. Au lieu de se payer des vê­te­ments hors de prix des grands cou­tu­riers fran­çais, elle de­man­dait aux ex­perts de Chez Ni­non, son tailleur new-yor­kais par ex­cel­lence, de re­pro­duire les pièces à la mode à par­tir d’échan­tillons ve­nus tout droit de France. Les bou­tons et les tis­sus pour fa­bri­quer les mor­ceaux de vê­te­ments étaient aus­si im­por­tés d’eu­rope. La fa­mille Ken­ne­dy uti­li­sait cette mé­thode pour éco­no­mi­ser, mais aus­si pour créer un lien de proxi­mi­té avec les Amé­ri­cains, qui au­raient très mal per­çu la fa­mille pré­si­den­tielle si elle s’était vê­tue d’ac­cou­tre­ments très coû­teux. Ja­ckie avait des soup­çons sur l’in­té­gri­té du vi­ce­pré­sident Lyn­don B. John­son, qui a suc­cé­dé à JFK après sa mort. Elle croyait que John­son fai­sait par­tie d’une conspi­ra­tion, al­liant aus­si le tueur Lee Har­vey Os­wald, qui vou­lait éli­mi­ner le pré­sident. En dé­pit des in­fi­dé­li­tés de son ma­ri, Ja­ckie au­rait dé­voi­lé avoir vou­lu d’autres en­fants avec le pré­sident, s’il avait été vi­vant.

Con­trai­re­ment à son fa­meux en­semble Cha­nel rose qu’elle por­tait lors de l’as­sas­si­nat de JFK, Ja­ckie n’a ja­mais su ce qu’il est ad­ve­nu du cha­peau qu’elle ar­bo­rait au mo­ment du drame. L’hy­po­thèse qui prime est celle que sa se­cré­taire per­son­nelle de l’époque ait gar­dé cette pièce de col­lec­tion pour elle, après que les Ser­vices se­crets le lui ait ren­du en mains propres. Cette der­nière a tou­jours dé­men­ti cette ver­sion des faits. Une autre hy­po­thèse reste que le cha­peau ait été je­té par er­reur par les em­ployés qui ont net­toyé la li­mou­sine pré­si­den­tielle après le meurtre. Bien qu’on la consi­dé­rait comme une icône fé­mi­nine mo­derne, Ja­ckie ne croyait pas que la place d’une femme se trou­vait en po­li­tique. Lors­qu’on lui de­man­dait d’où elle pre­nait ses opi­nions, elle ré­pon­dait très sim­ple­ment «de mon ma­ri». L’ac­trice Ka­tie Holmes a in­ter­pré­té la cé­lèbre Pre­mière dame dans la mi­ni-série sur la vie de la fa­mille pré­si­den­tielle: Les Ken­ne­dy. On pour­ra la voir en 2016, dans une nou­velle pro­duc­tion in­ti­tu­lée Les Ken­ne­dy: après Ca­me­lot, re­la­tant la vie de Ja­ckie après l’as­sas­si­nat de JFK.

Ja­ckie aux cô­tés de son beau-frère, Robert Ken­ne­dy, por­tant le tailleur en­core ta­ché du sang de son dé­funt ma­ri.

Le 1er juin 1961, lors d’un grand dî­ner or­ga­ni­sé à la ga­le­rie des Glaces au châ­teau de Versailles.

Afin d’au­then­ti­fier le tra­vail réa­li­sé par les cou­tu­riers de Chez Ni­non, une éti­quette fut ap­po­sée au col­let du cé­lèbre tailleur.

En conver­sa­tion avec Nancy et Ronald Rea­gan.

Le fa­meux tailleur Cha­nel rose, dont le cha­peau reste tou­jours in­trou­vable.

L’ac­trice Ka­tie Holmes in­carne la Pre­mière dame dans la mi­ni-série

Édi­tions J’ai Lu (2013)

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