Fu­tur pré­sident amé­ri­cain?

Il pro­voque le scan­dale At­ti­ré par le pou­voir, Trump an­nonce sa can­di­da­ture à l’in­ves­ti­ture ré­pu­bli­caine en vue de bri­guer la Mai­son-blanche. Sa ri­chesse lui per­met­tant sa li­ber­té de pa­role, le mil­liar­daire mul­ti­plie les an­nonces-chocs et tient des pro­pos

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L’en­ga­ge­ment po­li­tique de Do­nald Trump com­mence en 1987 au Par­ti ré­pu­bli­cain. Il songe alors à se pré­sen­ter aux pri­maires de 1988, qui sont rem­por­tées par George H. W. Bush. L’an­née sui­vante, il se joint au Par­ti de la ré­forme des États-unis d’amé­rique, fon­dé par Ross Pe­rot. Il sou­haite ob­te­nir l’in­ves­ti­ture de ce par­ti en vue de l’élec­tion pré­si­den­tielle de 2000, mais y re­nonce parce que les in­ten­tions de vote à son égard sont presque nulles. Entre 2001 et 2009, il est en­re­gis­tré comme élec­teur dé­mo­crate, car il s’op­pose à George W. Bush. Il s’ins­crit à nou­veau au Par­ti ré­pu­bli­cain en 2009, mais en­vi­sage de se pré­sen­ter en tant qu’in­dé­pen­dant à l’élec­tion de 2012. Fi­na­le­ment, le 16 juin 2015, il an­nonce sa can­di­da­ture aux pri­maires ré­pu­bli­caines.

Le can­di­dat lance sa cam­pagne élec­to­rale avec le slo­gan « Make Ame­ri­ca Great Again! » Dès le dé­but, il re­ven­dique un dis­cours «po­li­ti­que­ment in­cor­rect» et se pré­sente en sau­veur d’une Amé­rique mi­née par la cor­rup­tion. Lors du dis­cours qui suit l’an­nonce de sa can­di­da­ture, il dé­clare: «Nous avons 18 mil­liards de dol­lars de dette. Nous n’avons que des pro­blèmes. […] Nous avons be­soin d’ar­gent. Nous avons des per­dants. Nous avons des gou­ver­nants qui ne com­prennent pas. Nous avons des gou­ver­nants mo­ra­le­ment cor­rom­pus. Nous avons des gou­ver­nants qui bradent ce pays au point de l’anéan­tir. Le rêve amé­ri­cain est mort.» Il sou­lève éga­le­ment une polémique en ac­cu­sant le gou­ver­ne­ment mexi­cain d’en­voyer des cri­mi­nels aux États-unis: « Quand le Mexique nous en­voie ses gens, il n’en­voie pas les meilleurs élé­ments. Il en­voie ceux qui posent pro­blème. Ils ap­portent la drogue. Ils ap­portent le crime. Ce sont des vio­leurs. […] Je vais construire un grand mur sur notre fron­tière sud, et le Mexique paie­ra pour le construire. Pre­nez-en bien note.»

En ma­tière d’en­vi­ron­ne­ment, il sou­tient le re­cours ac­cru à la frac­tu­ra- tion hy­drau­lique et s’op­pose à l’éner­gie éo­lienne, qui est «une source de pro­duc­tion d’éner­gie ri­sible et peu fiable» , se­lon lui. Il ne croit pas au chan­ge­ment cli­ma­tique et dé­clare que c’est «un ca­nu­lar to­tal» . Il af­firme que le concept a été créé par et pour les Chi­nois, afin de rendre l’in­dus­trie ma­nu­fac­tu­rière amé­ri­caine non com­pé­ti­tive. De plus, comme il est en fa­veur du port d’armes, il s’op­pose à une ré­gle­men­ta­tion plus stricte concer­nant la pos­ses­sion et la vente d’armes à feu. D’ailleurs, sa porte-pa­role, Ka­tri­na Pier­son, fait sen­sa­tion lors d’une en­tre­vue de CNN, alors qu’elle porte un col­lier com­po­sé de balles d’armes à feu!

Dès juillet 2015, les son­dages le placent en fa­vo­ri des cam­pagnes des pri­maires ré­pu­bli­caines, avec des in­ten­tions de vote pou­vant at­teindre de 20 % à 40 %. Il plaît au pu­blic par sa réus­site per­son­nelle et parce qu’il se dé­clare contre l’élite et la bu­reau­cra­tie de Wa­shing­ton: «Le peuple amé­ri­cain en a marre des in­com­pé­tents, des soi-di­sant res­pon­sables qui ne savent pas ce qu’ils font, des po­li­ti­ciens cor­rom­pus, de ces dé­ci­sions aus­si nulles que mal prises.» Libre de toutes at­taches, le mil­liar­daire par­sème ses dis­cours de pro­pos of­fen­sants et pro­vo­ca­teurs, ce qui sou­lève la polémique et lui as­sure un bat­tage mé­dia­tique maxi­mal. En d’autres termes, ses sor­ties sexistes, ra­cistes et dis­cri­mi­na­toires moussent sa po­pu­la­ri­té. D’ailleurs, le pre­mier dé­bat té­lé­vi­sé entre les can­di­dats ré­pu­bli­cains, dif­fu­sé le 6 août 2015, ras­semble 24 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs, soit huit fois plus qu’en 2011: «Je fi­nance en­tiè­re­ment ma cam­pagne avec mes propres fonds. Je ne suis dé­pen­dant de per­sonne, d’au­cun lob­by, d’au­cune puis­sance d’ar­gent, d’au­cun par­ti, d’au­cune fon­da­tion.»

De nom­breuses per­son­na­li­tés ont cri­ti­qué les dis­cours-chocs du flam­boyant homme d’af­faires. Par exemple, le maire de Londres, Bo­ris John­son, a qua­li­fié d’ «idio­tie to­tale» et de «ri­di­cules» ses pro­pos se­lon les­quels cer­tains quar­tiers de la ca­pi­tale bri­tan­nique étaient si ra­di­ca­li­sés que les po­li­ciers y crai­gnaient pour leur vie. J. K. Row­ling, à qui l’on doit le

Se­lon deux jour­na­listes d’en­quête, Do­nald Trump au­rait fait af­faire avec des fa­milles ma­fieuses de New York et de Phi­la­del­phie.

En 1987, Do­nald Trump s’en­gage dans le Par­ti ré­pu­bli­cain.

Le 16 juin 2015, il an­nonce sa can­di­da­ture aux pri­maires ré­pu­bli­caines.

Trump est fa­rou­che­ment contre une ré­gle­men­ta­tion plus stricte concer­nant la pos­ses­sion et la vente d’armes à feu. Son en­trée dans la course pré­si­den­tielle Il sou­lève la contro­verse Un tol­lé d’in­di­gna­tion

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