Des dé­buts pro­met­teurs

Cas­sius Clay com­mence à boxer dès l’âge de 12 ans. Cinq ans plus tard, il gagne le cham­pion­nat de boxe na­tio­nal, puis rem­porte la mé­daille d’or des poids mi-lourds aux Jeux olym­piques d’été de 1960, à Rome.

Biographies Collection - - Ses Débuts -

En 1954, alors qu’il est âgé de 12 ans, le jeune Cas­sius et un ami se rendent à l’au­di­to­rium Co­lum­bia pour le spec­tacle an­nuel de Louis­ville. Quand ils en sortent, Cas­sius se rend compte qu’on lui a vo­lé sa bi­cy­clette. Fu­rieux, il ren­contre un po­li­cier à qui il fait part de son in­ten­tion d’in­fli­ger une cor­rec­tion au vo­leur. Le po­li­cier, Joe E. Mar­tin, lui dit qu’il fe­rait mieux d’ap­prendre à boxer.

Le jour sui­vant, Cas­sius suit son con­seil et com­mence à suivre des cours de boxe au gym­nase de Mar­tin. Il s’y consacre six jours par se­maine. Les jours d’école, il se lève à l’aube pour al­ler cou­rir, puis s’en­traîne après la classe. Au fil du temps, il crée son propre ré­gime ali­men­taire, in­cluant du lait et des oeufs crus au dé­jeu­ner. Il évite la mal­bouffe, l’al­cool et les ci­ga­rettes afin de de­ve­nir le meilleur boxeur du monde.

Des per­for­mances spor­tives in­com­pa­rables

À l’école, ses ré­sul­tats sont moyens, mais ses prouesses spor­tives lui per­mettent quand même d’ob­te­nir son di­plôme. Il dis­pute 108 com­bats chez les ama­teurs et rem­porte de nom­breux titres na­tio­naux dans les ca­té­go­ries de jeunes avant d’avoir at­teint 18 ans. Il dé­croche entre autres six Ken­tu­cky Gol­den Gloves pen­dant ses études se­con­daires. En 1959, il rem­porte le cham­pion­nat de boxe na­tio­nal dans la ca­té­go­rie mi-lourds, et en poids lourds l’an­née sui­vante. Puis, il gagne la mé­daille d’or des poids mi-lourds aux Jeux olym­piques d’été de 1960, à Rome.

L’homme der­rière le boxeur

Le jeune mé­daillé de 19 ans de­vient alors boxeur pro­fes­sion­nel sous la tu­telle d’an­ge­lo Dun­dee. Il rem­porte son pre­mier com­bat pro­fes­sion­nel contre Tun­ney Hun­sa­ker, le 29 oc­tobre 1960. Il se fait connaître sous le sur­nom de «La lèvre de Louis­ville» et gagne ra­pi­de­ment en po­pu­la­ri­té grâce à son style peu or­tho­doxe. En Flo­ride, il va même jus­qu’à ac­com­plir une ex­hi­bi­tion contre l’ex-cham­pion du monde, In­ge­mar Jo­han­son. Sa no­to­rié­té com­mence à se ré­pandre en 1962, alors qu’il boxe à New York et Los An­geles et rem­porte la vic­toire contre Ar­chie Moore en quatre rounds.

«Je suis jeune, je suis mi­gnon, je suis im­bat­table.»

Il de­vient éga­le­ment cé­lèbre par son goût du spec­tacle, sa per­son­na­li­té pro­vo­ca­trice et ses prises de po­si­tions re­li­gieuses et po­li­tiques. Il fait sa propre pro­mo­tion en dé­cla­rant à qui veut l’en­tendre: «Je suis

1963 | En en­traî­ne­ment pour af­fron­ter Hen­ry Cooper. L’an­née 1960 marque un im­por­tant vi­rage dans la car­rière du jeune homme, qui rem­porte une mé­daille d’or aux Jeux Olym­piques de Rome.

Avec Joe Mar­tin, son en­traî­neur pour les Jeux olym­piques. Avant de s’y rendre, Cas­sius dis­pu­te­ra 108 com­bats ama­teurs. Si sa mère est pra­ti­que­ment tou­jours à ses cô­tés, son père est quant à lui ab­sent.

Dès l’âge de 12 ans, le pe­tit homme s’in­flige un ré­gime dra­co­nien. Il mange des oeufs crus et boit de l’eau par­fu­mée d’ail. On le voit dé­am­bu­ler dans les rues, boxant l’air dans le vide. 1963 | Sa per­son­na­li­té co­lo­rée et son cô­té mo­queur ont tôt fait de s

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