Frappent

Des mots qui Par ailleurs, il n’hé­site pas à af­fron­ter ver­ba­le­ment ses ad­ver­saires ou à les mettre en pièces à l’aide des mots. Par exemple, avant son com­bat contre Joe Fra­sier à Ma­nille, aux Phi­lip­pines, il va jus­qu’à le trai­ter pu­bli­que­ment de «go­rille»

Biographies Collection - - Ses Débuts -

le plus grand» ou en­core «Je suis jeune, je suis mi­gnon, je suis im­bat­table» . Cette fa­çon de se louan­ger et de s’ex­pri­mer haut et fort est un des points les plus ca­rac­té­ris­tiques de Cas­sius Clay. Il la conser­ve­ra pen­dant toute sa car­rière.

Vers la gloire

Cha­ris­ma­tique et do­té d’une forte per­son­na­li­té, Cas­sius Clay parle beau­coup et sait plaire à son pu­blic. Il est beau, grand, mus­clé, char­mant et res­pire la confiance en soi. Mais son charme va bien au-de­là

«Je se­rai un tueur, Une ter­reur De th­riller Quand je me fe­rai le go­rille À Ma­nille»

de la beau­té de son phy­sique. Il aime les gens et s’en­tend avec presque tout le monde. Il met aus­si ra­pi­de­ment les jour­na­listes de son cô­té grâce à son sens de la for­mule et de la pro­vo­ca­tion. À une époque où les boxeurs ne

par­laient pas aux médias (leurs ma­na­gers s’en char­geaient), il se montre au contraire très co­opé­ra­tif avec eux. En outre, avec Dun­dee comme coach, le boxeur se fraye un che­min dans la ca­té­go­rie reine des poids lourds. Grâce à son style ori­gi­nal — son fa­bu­leux jeu de jambes, comme s’il «dan­sait» sur le ring en es­sayant de tou­cher ses ad­ver­saires à dis­tance —, lui per­met de rem­por­ter 19 vic­toires, dont 15 KO et au­cune dé­faite. Nom­mé boxeur de l’an­née 1963, il est iden­ti­fié comme l’ad­ver­saire le plus qua­li­fié pour af­fron­ter le cham­pion du monde Son­ny Lis­ton. Le com­bat doit avoir lieu le 25 fé­vrier 1964 et l’on ne donne pas cher de la peau de Cas­sius face à l’in­vin­cible Lis­ton. Pour­tant… ¢

Séance d’en­traî­ne­ment avec An­ge­lo Dun­dee. Avec lui, il for­me­ra un puis­sant duo qui réus­si­ra par trois fois à dé­cro­cher la cein­ture des poids lourds.

Le boxeur de l’an­née Cas­sius Clay croit en son po­ten­tiel et n’hé­site pas à le dire haut et fort: . No­vembre 1962 | Confiant, le boxeur pré­dit une vic­toire contre Ar­chie Moore en 4 rounds. 1964 | Séance pho­to co­casse avec les quatre Beatles.

Cas­sius Clay fe­ra son en­trée dans l’his­toire en de­ve­nant cham­pion du monde des poids lourds en 1964.

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