Le roi du ring

Mal­gré les prouesses lé­gen­daires de Jesse Owens, Joe Louis ou Ja­ckie Ro­bin­son avant lui, Mo­ha­med Ali de­meure l’ath­lète Afro-amé­ri­cain qui s’est le plus dé­mar­qué du­rant sa car­rière.

Biographies Collection - - Sa Carrière -

De­ve­nu cham­pion du monde le 25 fé­vrier 1964, Cas­sius Clay se trans­forme men­ta­le­ment. Il ne se voit plus comme un des­cen­dant d’es­claves, mais comme le puis­sant dis­ciple du Pro­phète. Il se conver­tit à l’is­lam et change son nom pour ce­lui de Mo­ha­med Ali. Ce nom em­blé­ma­tique fait ré­fé­rence à la fois au Pro­phète et à son cou­sin, Ali ibn Abi Ta­lib, qui est l’un des pre­miers conver­tis à l’is­lam. Il a épou­sé la fille de Ma­ho­met, Fa­ti­ma, et a as­su­ré la trans­mis­sion de ses en­sei­gne­ments. Pour le boxeur, c’est un nom de gloire et de puis­sance qui convient par­fai­te­ment à son nou­veau sta­tut de cham­pion.

Lis­ton dou­ble­ment dé­fait

Il l’ar­bore donc fiè­re­ment au dos de son pei­gnoir lors du com­bat re­vanche, qui se dé­roule dans la pe­tite ville de Le­wis­ton au Maine, le 25 mai 1965. Le te­nant du titre porte un flot­tant blanc bor­dé de noir et des chaus­sons de boxe blancs. Lis­ton, quant à lui, porte un flot­tant noir bor­dé de blanc et des chaus­sons noirs.

Les deux hommes se re­trouvent en­core une fois face à face sur le ring, les poings le­vés. Le com­bat dure de­puis une minute à peine quand Lis­ton s’écroule. Son­né par un di­rect ful­gu­rant du droit d’ali, il se re­lève pé­ni­ble­ment, mais trop tard. Alors qu’ali se di­rige vers lui, l’ar­bitre in­ter­rompt le match. Le pu­blic siffle les deux boxeurs et les jour­na­listes ac­cusent Lis­ton de s’être «cou­ché». En réa­li­té, Lis­ton était en­core à terre après les 10 se­condes ré­gle­men­taires. Ali l’avait donc mis KO au pre­mier round.

«Le plus dur de tous, c’était Joe Fra­zier»

Le 22 no­vembre 1965, à Las Ve­gas, Ali af­fronte l’an­cien cham­pion

qui avait per­du deux fois contre Son­ny Lis­ton. Il l’en­voie au sol à plu­sieurs re­prises et gagne le com­bat au 12e round. Quelques mois plus tard, il bat le Ca­na­dien à To­ron­to, puis à Londres. À Franc­fort, il rem­porte le com­bat contre le cham­pion al­le­mand et fi­nit l’an­née 1966 par un KO contre

à Hous­ton au Texas. L’an­née sui­vante, Ali pour­suit ses com­bats et conserve son titre de cham­pion jus­qu’au 28 avril 1967. Il est alors dé­chu de son titre et sus­pen­du de la boxe, parce qu’il re­fuse de com­battre au Viet­nam. On lui re­tire ses li­cences, en plus de lui in­ter­dire de par­ti­ci­per à un autre cham­pion­nat du monde. Il ne peut qu’ac­com­plir une ex­hi­bi­tion à Détroit le 15 juin, ce qui se­ra sa der­nière ap­pa­ri­tion sur le ring avant 1970.

En mai 1965, Cas­sius Clay de­vient Mo­ha­med Ali.

Un cham­pion et sa cein­ture do­rée.

Ali en­voie Son­ny Lis­ton au ta­pis, dans un se­cond duel. En­traî­ne­ment à Chi­ca­go.

Contre Floyd Pat­ter­son à Ve­gas. À Londres, Hen­ry Cooper se me­sure au cham­pion du monde. Le Ca­na­dien George Chu­va­lo doit s’in­cli­ner. Dé­chu de son titre Les der­nières se­condes du com­bat Karl Mil­den­ber­ger vs Mo­ha­med Ali. Floyd George Chu­va­lo Hen­ry Cooper Ka

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