L ’homm­pue­blic

Si Mo­ha­med Ali est de­ve­nu cé­lèbre pour ses prouesses spor­tives, il l’a été au­tant grâce à ses prises de po­si­tion po­li­tiques, re­li­gieuses et pri­vées. Son au­dace a pro­vo­qué toute une contro­verse à l’époque, mais elle en a fait une idole in­ter­na­tio­nale qui s

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Mo­ha­med Ali a été l’une des per­son­na­li­tés les plus contro­ver­sées de son époque. Grand dé­fen­seur des droits ci­viques des Afro-amé­ri­cains, il a re­joint Mal­colm X dans sa lutte contre le ra­cisme, s’est conver­ti à l’is­lam et a chan­gé de nom. Il a éga­le­ment été ob­jec­teur de conscience du­rant la guerre du Viet­nam, ce qui lui a va­lu de nom­breuses cri­tiques, mais il n’a ja­mais ces­sé de com­battre l’in­jus­tice. Quand il pen­sait qu’une chose était bien, il fai­sait tout ce qu’il pou­vait pour la dé­fendre. Il était le sym­bole des droits des in­di­vi­dus, ce­lui qui se bat­tait pour des prin­cipes. Toutes ces rai­sons ex­pliquent pour­quoi il jouit tou­jours de l’es­time du pu­blic et d’une no­to­rié­té in­éga­lée dans le monde en­tier. Mais il n’en a pas tou­jours été ain­si…

Après sa grande vic­toire sur Lis­ton, Cas­sius Clay se conver­tit à la re­li­gion mu­sul­mane et re­joint Na­tion of Is­lam (NOI), dont le porte-pa­role est le cé­lèbre Mal­colm X. Ce der­nier est le pre­mier grand lea­der qui dé­nonce pu­bli­que­ment la sé­gré­ga­tion ra­ciale et les men­songes of­fi­ciels à ce su­jet. Les deux hommes se ren­contrent à di­verses oc­ca­sions et Mal­colm X le convainc de se joindre à la fra­ter­ni­té. Peu de temps après, le cham­pion an­nonce en en­tre­vue qu’il s’ap­pelle dé­sor­mais Cas­sius X, en hommage à son men­tor. Il pren­dra plus tard le nom de Mo­ha­med Ali à l’ins­ti­ga­tion du chef de la NOI, Eli­jah Mu­ham­mad.

Le boxeur de­ve­nu cham­pion du monde se conver­tit à la re­li­gion mu­sul­mane et re­joint Na­tion of Is­lam (NOI), dont le porte-pa­role est le cé­lèbre Mal­colm X. En­semble, ils dé­non­ce­ront pu­bli­que­ment la sé­gré­ga­tion ra­ciale et les men­songes of­fi­ciels à ce su­jet. Ali s’attire les foudres et re­çoit même des me­naces de mort.

«Al­lah a en­sei­gné sa pa­role à Eli­jah Mu­ham­mad, lui a de­man­dé d’unir les Noirs, de les ra­me­ner à l’is­lam, à leurs vé­ri­tables noms, leur vé­ri­table cul­ture, leur vé­ri­table re­li­gion. Le germe de la vé­ri­té a été plan­té et il est en train de grandir. Le bé­bé, l’homme noir, com­mence à s’agi­ter; il veut sor­tir. C’est un peu comme une femme en­ceinte de neuf mois. Son bé­bé veut voir le jour. Et si on em­pêche ce bé­bé de sor­tir, il mour­ra avec sa mère» , dé­clare pu­bli­que­ment le boxeur.

À l’an­nonce de cette conver­sion, la ré­ponse du peuple amé­ri­cain est ra­pide, in­tense et né­ga­tive. Dans cer­tains

quar­tiers, Ali est même consi­dé­ré comme l’homme le plus dé­tes­té d’amé­rique. Les po­li­ciers re­çoivent de nom­breuses alertes à la bombe et des me­naces de mort à son su­jet, mais rien de tout ce­la ne se ma­té­ria­lise. Ali n’en tient pas compte et conti­nue ses bains de foule: «Mon garde du corps, c’est Dieu. Al­lah veille sur moi, di­sait-il sou­vent. Si un in­di­vi­du vou­lait me ti­rer une balle dans un stade où je me trouve avec des cen­taines de gens, au­cun homme au monde ne pour­rait l’en em­pê­cher. Mais il ne faut pas pen­ser à ces choses-là. Les hommes em­plis de crainte ne vivent pas et n’ap­pré­cient pas la vie. Je me dis que Dieu veille sur moi. C’est Al­lah qui dé­cide du mo­ment où cha­cun d’entre nous doit par­tir.»

Fi­na­le­ment, en 1964, Ali tourne le dos pu­bli­que­ment à Mal­colm X quand ce­lui-ci dé­cide de quit­ter la Na­tion de l’is­lam. Le fils d’eli­jah, Her­bert Mo­ham­mad, de­vient alors son agent. Le boxeur se rend en­suite en Égypte, où il est ac­cueilli par son pré­sident, Ga­mal Ab­del Nas­ser, comme l’am­bas­sa­deur de la com­mu­nau­té noire mu­sul­mane aux États-unis. Le 21 fé­vrier 1965, il ap­prend que Mal­colm X a été as­sas­si­né, peu de temps avant son match de re­vanche contre Lis­ton. Ali quitte la NOI en 1975 et se conver­tit à la foi mu­sul­mane sun­nite.

La na­tion de l’is­lam

Na­tion of Is­lam (Na­tion de l’is­lam) est une or­ga­ni­sa­tion à la fois politique et re­li­gieuse qui se consacre à la re­con­nais­sance des Afro-amé­ri­cains mu­sul­mans. Elle a été fon­dée à Détroit au Mi­chi­gan, en 1930, par Wal­lace Fard Mu­ham­mad. Après sa mort en 1934, Eli­jah Mu­ham­mad prend la tête de NOI et lui donne son orien­ta­tion, son or­ga­ni­sa­tion et sa puis­sance. Il prône un mé­lange de na­tio­na­lisme noir, d’iden­ti­té dis­tincte et de croyances re­li­gieuses ins­pi­rées de l’is­lam afri­cain. Mal­colm X est l’une des fi­gures les plus en vue de l’or­ga­ni­sa­tion jus­qu’à sa rup­ture avec celle-ci en 1964.

L’idéo­lo­gie du mou­ve­ment est ex­pli­quée par Eli­jah Mu­ham­mad dans Mes­sage To The Bla­ck­man In Ame­ri­ca. L’idée cen­trale est l’in­dé­pen­dance du peuple noir en Amé­rique, en ap­pli­quant le sé­pa­ra­tisme, le re­fus des ma­riages mixtes et la créa­tion d’un État in­dé­pen­dant noir.

Il re­joint la Na­tion de l’is­lam

Pour ce­la, NOI en­vi­sage même d’or­ga­ni­ser un dé­pla­ce­ment mas­sif des Noirs vers ce nou­vel État, par exemple dans le sud des États-unis. Ce pro­jet ne se réa­lise ja­mais, mais il mène à la dé­fi­ni­tion de l’iden­ti­té noire et à la créa­tion d’ins­ti­tu­tions et d’en­tre­prises di­ri­gées par des Afro-amé­ri­cains.

Sur le plan so­cial, le chan­ge­ment de nom, et par­fois du pré­nom, est une règle de la com­mu­nau­té pour sym­bo­li­ser la rup­ture de l’adhé­rent avec son pas­sé d’in­croyant. C’est aus­si une fa­çon pour lui de re­je­ter son nom d’es­clave at­tri­bué par les Blancs. À dé­faut de connaître ce­lui de ses ori­gines afri­caines, il est de mise d’adop­ter un nom mu­sul­man, sup­po­sé plus au­then­tique. La NOI in­siste éga­le­ment sur la res­pon­sa­bi­li­té de l’homme vis-à-vis de la femme (les mères cé­li­ba­taires aban­don­nées sont un fléau de la com­mu­nau­té noire), sur le re­fus de la dé­lin­quance et l’im­por­tance de l’édu­ca­tion.

En 1975, à la mort d’eli­jah Mu­ham­mad, les idéo­lo­gies se trans­forment et les re­ven­di­ca­tions d’un sé­pa­ra­tisme noir et d’un État in­dé­pen­dant changent de na­ture. La «nouvelle» NOI est di­ri­gée de­puis 1978 par Louis Far­ra­khan, qui in­siste dé­sor­mais sur la né­ces­si­té de faire des études, de lut­ter contre la dé­lin­quance et la pau­vre­té. Tou­te­fois, ses prises de po­si­tion am­bi­guës, plus ou moins hos­tiles aux Blancs et aux Juifs, créent de vifs dé­bats pu­blics aux États-unis.

Il se lie d’ami­tié avec Mal­com X

Mal­colm Lit­tle, éga­le­ment connu sous le nom de Mal­colm X, est né le 19 mai 1925 à North Oma­ha au Ne­bras­ka. Sa fa­mille em­mé­nage en­suite au Wis­con­sin, puis à Lan­sing au Mi­chi­gan. En 1931, son père est re­trou­vé mort, un tram­way lui ayant rou­lé des­sus de fa­çon in­ex­pli­quée. Il faut dire qu’à cette époque, le Mi­chi­gan est fa­rou­che­ment sé­gré­ga­tion­niste et compte près de 70 000 membres du KKK. Or, sa fa­mille avait sou­vent été la cible d’un groupe de su­pré­ma­tistes blancs, af­fi­liés au Ku Klux Klan, que son père avait ac­cu­sé d’avoir in­cen­dié leur mai­son.

Lors d’un dé­pla­ce­ment à Chi­ca­go au dé­but des an­nées 50, Mal­colm ren­contre Eli­jah Mo­ham­mad, qui le per­suade de se joindre à la Na­tion de l’is­lam. Il ac­cepte et change son nom de fa­mille pour «X» afin d’ex­pri­mer sa nouvelle iden­ti­té. Il épouse plei­ne­ment le sé­pa­ra­tisme noir de la NOI et pro­nonce de nom­breux dis­cours contre le ra­cisme. En 1954, il est nom­mé prê­cheur en titre du sep­tième temple à Har­lem, où il mul­ti­plie le nombre de fi­dèles en peu de temps. Son cha­risme attire les foules et Mal­colm X ap­pa­raît bien­tôt comme le deuxième me­neur du mou­ve­ment. Il sait que sa re­nom­mée de­vient une cause de ja­lou­sie au sein de NOI, mais il conti­nue sur sa lan­cée. Il ouvre des temples sup­plé­men­taires, mul­ti­plie les ap­pa­ri­tions pu­bliques et re­crute le cham­pion du monde à la boxe, Cas­sius Clay.

Tou­te­fois, une lutte de pou­voir s’en­gage entre les deux chefs du mou­ve­ment. Eli­jah Mu­ham­med est hos­tile à la fin de la sé­gré­ga­tion ra­ciale, car il craint la dis­so­lu­tion des Noirs dans un en­semble do­mi­né par les Blancs. Mal­colm X s’in­té­resse en re­vanche à la défense des droits ci­viques et aban­donne l’idée d’un ter­ri­toire in­dé­pen­dant ré­ser­vé aux Noirs. En 1964, ce der­nier ac­com­plit le pè­le­ri­nage à La Mecque (le hadj) re­com­man­dé par le Co­ran et re­vient sous le nom mu­sul­man de Ma­lek El-sha­bazz. Il condamne alors le ra­cisme contre les Blancs de la NOI et quitte of­fi­ciel­le­ment le mou­ve­ment.

Le 21 fé­vrier 1965, Mal­colm X pro­nonce un dis­cours à Har­lem de­vant un au­di­toire de quatre cents per­sonnes, dont son épouse et ses en­fants. Pen­dant qu’il parle au mi­cro, un homme s’avance vers lui avec un fu­sil à ca­non scié et lui tire des­sus. Tou­ché au ventre, Mal­colm X tombe en ar­rière, tan­dis que deux autres per­sonnes font feu 21 fois avec des pis­to­lets. Trois membres ex­tré­mistes de la Na­tion de l’is­lam se­ront re­con­nus cou­pables de son as­sas­si­nat en 1966, mais l’or­ga­ni­sa­tion nie­ra toute par­ti­ci­pa­tion.

Contro­verse en­tou­rant la guerre du Viet­nam

Pen­dant la Se­conde Guerre mon­diale, la NOI af­firme son op­po­si­tion au gou­ver­ne­ment amé­ri­cain en re­fu­sant toute col­la­bo­ra­tion à l’ef­fort de guerre. Aus­si, en 1967, quand l’ar­mée amé­ri­caine sol­li­cite Mo­ha­med Ali pour l’en­voyer au Viet­nam, il re­fuse sur la base de ses convic­tions re­li­gieuses. Il pro­nonce alors une phrase de­meu­rée cé­lèbre: «Je ne vais pas al­ler tuer un homme que je ne connais pas. Au­cun Viet­cong ne m’a ja­mais traité de sale nègre…»

Les prises de po­si­tion d’ali contre le ser­vice mi­li­taire sou­lèvent la fu­reur dans le pays et la pres­sion est telle que pra­ti­que­ment tous les États an­nulent ses li­cences de boxe. Le 8 mai 1967, l’ar­mée amé­ri­caine le traîne en jus­tice. Ali est con­dam­né à une amende de 10 000 $ et cinq ans d’em­pri­son­ne­ment. Il fe­ra ap­pel et n’ira pas en pri­son, mais il ne peut plus

Il re­fuse de com­battre au Viet­nam

exer­cer son mé­tier pen­dant deux ans.

De plus, ses ap­pa­ri­tions pu­bliques aux cô­tés des lea­ders de la Na­tion de l’is­lam, Eli­jah Mu­ham­mad et Mal­colm X, at­tisent la contro­verse au­tour de lui. Comme il est la pre­mière per­son­na­li­té amé­ri­caine à s’ex­pri­mer ou­ver­te­ment contre la guerre du Viet­nam, ses moindres faits et gestes sont cri­ti­qués dans les médias. Du­rant cette pé­riode de vaches maigres, ses re­ve­nus pro­viennent de confé­rences qu’il donne dans les uni­ver­si­tés.

En 1970, alors que son titre est aux mains de Joe Fra­zier, la Cour Su­prême lui donne le droit de re­fu­ser le ser­vice mi­li­taire. Mo­ha­med Ali peut à nou­veau boxer et re­con­qué­rir ses titres de cham­pion du monde.

Un cham­pion de la di­plo­ma­tie

Tout au long de sa car­rière pro­di­gieuse, Mo­ha­med Ali a voya­gé dans le monde en­tier et a été ho­no­ré par des di­plo­mates et des chefs d’état. Par exemple, le 10 dé­cembre 1974, il a vi­si­té la Mai­sonB­lanche sur l’in­vi­ta­tion de Ge­rald Ford. Le pré­sident amé­ri­cain a en­suite com­men­té sa visite de fa­çon élo­gieuse dans les médias: «J’ai pas­sé un très bon mo­ment en sa com­pa­gnie. Vous sa­vez, Mo­ha­med ne man­quait pas de conver­sa­tion, et c’était un vrai plai­sir de ba­var­der avec lui.»

En 1978, le cham­pion poids lourds a éga­le­ment l’oc­ca­sion de ren­con­trer le lea­der so­vié­tique Léo­nid Bre­j­nev, avec qui il s’est lon­gue­ment en­tre­te­nu sur le main­tien de la paix dans le monde. Quand les So­vié­tiques ont en­va­hi l’af­gha­nis­tan en dé­cembre 1979, le Con­grès amé­ri­cain a dé­ci­dé de boy­cot­ter les Jeux olym­piques de Mos­cou. Le pré­sident Jim­my Car­ter a donc de­man­dé à Mo­ha­med Ali de lui ser­vir de porte-pa­role et d’ex­pli­quer la po­si­tion des États-unis sur le boy­cot­tage.

Il faut dire que le boxeur est bien ac­cueilli par­tout dans le monde, et au­cun voyage ne semble trop loin­tain s’il es­time que la cause est juste. «J’aime voya­ger, car ce­la me donne l’oc­ca­sion de ren­con­trer des gens et de voir des choses dif­fé­rentes. Il y a des mil­liards d’êtres hu­mains sur terre, et cha­cun d’entre eux est unique. Il n’y a per­sonne au monde qui est comme vous. Il n’y a per­sonne au monde qui a le même phy­sique que vous. N’est-ce pas éton­nant?»

En 1990, à la veille de la guerre du Golfe, Mo­ha­med Ali joue un autre rôle di­plo­ma­tique im­por­tant. Il se rend à Bag­dad et ren­contre Sad­dam Hus­sein, dans l’es­poir que sa pré­sence aide à pré­ve­nir la guerre. Il ne réus­sit pas à évi­ter le conflit, mais il par­vient tout de même à faire li­bé­rer des otages amé­ri­cains. En ef­fet, après

avoir pas­sé dix jours en Irak, il re­vient en Amé­rique avec 15 de ses com­pa­triotes en­le­vés par Sad­dam au cours de l’opé­ra­tion Bou­clier du dé­sert.

L’es­time dont jouit le cham­pion ne s’éteint pas. Tout le monde, ou presque, connaît son vi­sage et éprouve de l’af­fec­tion pour l’an­cien boxeur aux prises avec le Par­kin­son du pu­gi­liste. C’est pour­quoi les or­ga­ni­sa­teurs des Jeux d’at­lan­ta l’invitent à al­lu­mer la flamme olym­pique en 1996. Ils lui re­mettent éga­le­ment une mé­daille d’or ho­no­ri­fique pour rem­pla­cer celle qu’il avait je­tée dans la ri­vière Ohio en 1960, en signe de pro­tes­ta­tion contre le ra­cisme. En 2005, il re­çoit à Ber­lin la mé­daille de la paix Ot­to Hahn au nom de l’or­ga­ni­sa­tion des Na­tions unies «pour son en­ga­ge­ment en fa­veur du mou­ve­ment amé­ri­cain contre la sé­gré­ga­tion et pour l’éman­ci­pa­tion cultu­relle des Noirs à l’échelle mon­diale». Il a aus­si été mé­daillé par George H. W. Bush. ¢

Sa conver­sion à l’is­lam

Ali dé­fend avec convic­tion ce qu’il croit être juste et bien.

Peu im­porte la me­nace qui pèse sur lui, Mo­ha­med Ali conti­nue d’en­chaî­ner les bains de foule. , laisse-t-il tom­ber.

Le boxeur est une idole in­ter­na­tio­nale. Ali met au­tant d’éner­gie dans ses com­bats qu’à dé­fendre ses convic­tions. Aux cô­tés de Mar­tin Lu­ther King. En de­ve­nant cham­pion du monde, Cas­sius Clay rê­vait de faire bou­ger les choses.

Mal­com X et lui font équipe.

Ali bran­dit fiè­re­ment le livre d’eli­jah Mu­ham­mad, le nou­veau di­ri­geant du NOI. Mo­ha­med Ali a conquis son pu­blic d’abord par son sport, en­suite pour ses prises de po­si­tion.

Juin 1967, Cleveland | Conférence de presse en com­pa­gnie d’amis ath­lètes qui l’ap­puient dans son re­fus de s’en­rô­ler dans l’ar­mée pour al­ler com­battre au Viet­nam.

Il est la pre­mière per­son­na­li­té pu­blique à se pro­non­cer contre la guerre du Viet­nam. Ce­la ne se fe­ra pas sans re­mous.

Il re­çoit la mé­daille du cou­rage aux des mains de la chan­teuse Whit­ney Hous­ton.

2005 | Une ren­contre mé­mo­rable avec Nel­son Man­da­la.

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