Ali, star des ta­pis rouges

À chaque évé­ne­ment mé­dia­tique au­quel il par­ti­ci­pait, les cé­lé­bri­tés s’ar­ra­chaient une pho­to avec le cham­pion.

Biographies Collection - - Vie Privée -

Dix ans plus tard, l’image du boxeur trem­blant en al­lu­mant la flamme olym­pique à At­lan­ta res­te­ra l’une des plus fortes de l’olympisme: « Lui, l’in­vin­cible, lui qui s’est dres­sé face au gou­ver­ne­ment (en re­fu­sant de se battre du­rant la guerre du Viet­nam) était at­teint de la ma­la­die de Par­kin­son. Le voir ain­si a sor­ti des pa­tients de leur ac­ca­ble­ment. Ça les a ai­dés à se dres­ser. Beau­coup lui ont écrit. Et le fait d’avoir contri­bué à ins­pi­rer ces gens a énor­mé­ment ai­dé notre père », a ra­con­té sa fille, Ra­she­da Ali, par la suite.

Très im­pli­qué dans la lutte contre la ma­la­die de Par­kin­son, Mo­ha­med Ali a voya­gé à tra­vers le monde pour en­cou­ra­ger les ma­lades et amas­ser des fonds pour la re­cherche et les soins mé­di­caux: « Quand je vois mon père, ce que je vois, c’est du cou­rage. Pas de l’ac­ca­ble­ment. Cette ma­la­die a ren­for­cé notre re­la­tion, a ras­sem­blé sa fa­mille au­tour de lui. Il n’ar­rête pas de voya­ger et il a tou­jours cette flamme qui brûle en lui, ce be­soin de dé­cro­cher des sou­rires sur le vi­sage des gens qu’il croise. Il n’a pas ar­rê­té de vivre », pour­suit sa fille. Elle conclut en pré­ci­sant: « Cer­tains pensent au grand cham­pion, d’autres à son ac­ti­visme politique ou hu­ma­ni­taire, à son humour ou à son cha­risme d’ac­teur sha­kes­pea­rien. Pour moi, c’est juste '' pa­pa''. »

La si­tua­tion fi­nan­cière du cham­pion est as­sez bonne, même s’il ne boxe plus de­puis plus de trente ans. La plu­part de ses biens sont de na­ture im­mo­bi­lière, mais il pos­sède éga­le­ment des in­ves­tis­se­ments et des af­faires com­mer­ciales qui lui rap­portent beau­coup d’ar­gent. Il a in­ves­ti no­tam­ment dans le do­maine flo­ris­sant des ob­jets re­la­tifs aux spor­tifs. Par exemple, les gants qu’il a por­tés dans ses com­bats se vendent entre 10 000 $ et 15 000 $. C’est la même chose pour ses pei­gnoirs, ses bagues, ses af­fiches, les billets de ses com­bats, les ma­ga­zines dont il a fait la cou­ver­ture et ain­si de suite. Il est aus­si pro­prié­taire d’une ferme au Mi­chi­gan, d’une pro­prié­té en Vir­gi­nie et du camp d’en­traî­ne­ment de Deer Lake. Il pos­sède plu­sieurs voi­tures, dont une Rolls-royce, et signe en­vi­ron 1 500 au­to­graphes par an­née à des fins lu­cra­tives. Il donne des confé­rences et jouit de tout le confort dont il a be­soin. ¢

At­lan­ta, 1996 Ali al­lume la flamme des Jeux olym­piques d’at­lan­ta en 1996, 12 ans après avoir re­çu son diag­nos­tique de Par­kin­son.

En 2012, il ap­pa­raît très af­fai­bli par sa ma­la­die à l’ou­ver­ture des Jeux olym­piques de Londres. Il est à l’aise fi­nan­ciè­re­ment 2002 2004

2009 2012

Mo­ment de ten­dresse avec sa fille Lai­la.

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