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Biographies Collection - - Famille -

Le père d’hilla­ry voit le jour le 2 avril 1911 à Scran­ton, en Penn­syl­va­nie. Il étu­die à l’uni­ver­si­té de Penn­syl­va­nie, où il ob­tient un bac­ca­lau­réat en édu­ca­tion phy­sique en 1935. Fils d’un im­mi­grant gal­lois du com­té de Du­rham, il com­mence à tra­vailler pour l’en­tre­prise Scran­ton Lace, comme son père. Il s’ins­talle en­suite à Chi­ca­go, où il de­vient re­pré­sen­tant de com­merce dans l’in­dus­trie tex­tile. En 1937, il ren­contre Do­ro­thy Em­ma Ho­well, qu’il épouse en 1942.

Pa­trio­tique, il s’en­rôle dans la ma­rine amé­ri­caine pen­dant la Deuxième Guerre mon­diale et tra­vaille comme pre­mier maître au quar­tier gé­né­ral de com­man­de­ment des Grands Lacs, la Great Lakes Na­val Sta­tion. Il est alors res­pon­sable de la for­ma­tion des pi­lotes de porte-avions qui com­battent dans le Pa­ci­fique. Après la guerre, il en­tre­prend une car­rière de ven­deur à la com­pa­gnie de ten­tures Ro­drik Fa­brics, à Chi­ca­go, puis lance quelques mois plus tard sa propre en­tre­prise de fa­bri­ca­tion de tis­sus.

En 1947, Hugh E. Rod­ham se pré­sente comme conseiller mu­ni­ci­pal in­dé­pen­dant pour la Ville de Chi­ca­go, mais perd de­vant Ri­chard J. Da­ley. Après la nais­sance de son fils Hugh, en 1950, il em­mé­nage avec les siens à Park Ridge, dans la ban­lieue de Chi­ca­go. La fa­mille passe ses étés près du lac Wi­no­la, en Penn­syl­va­nie, dans un cha­let que Hugh Rod­ham a construit avec son père en 1921.

«Nous ha­bi­tions le Mid­west, nous fai­sions par­tie de la classe moyenne et nous étions, à tous égards, le pro­duit de l’époque et du lieu où nous vi­vions. Ma mère, Do­ro­thy Ho­well Rod­ham, consa­crait ses jour­nées à te­nir son mé­nage et à s’oc­cu­per de ses trois en­fants, mes deux pe­tits frères et moi. Mon père, Hugh E. Rod­ham, était à la tête d’une pe­tite en­tre­prise. Cons­ciente des contraintes de leur exis­tence, je n’en ai ap­pré­cié que da­van­tage toutes les chances qui m’ont été of­fertes» , écrit Hilla­ry dans son au­to­bio­gra­phie, Mon his­toire, pu­bliée en 2003 aux édi­tions Si­mon & Schus­ter.

Tou­jours ac­tif sur le plan po­li­tique, Hugh E. Rod­ham sou­tient Bar­ry Gold­wa­ter du­rant la cam­pagne pré­si­den­tielle de 1964. C’est un ré­pu­bli­cain en­dur­ci qui, même après le ma­riage de sa fille avec le dé­mo­crate Bill Clin­ton, ne perd pas l’es­poir de voir son beau-fils chan­ger de camp po­li­tique. À la fin de 1992, il fait une courte ap­pa­ri­tion dans la co­mé­die té­lé­vi­sée Hearts Afire, met­tant en ve­dette entre autres John Rit­ter et Billy Bob Thorn­ton. Il meurt le 7 avril 1993 à Lit­tle Rock, dans l’ar­kan­sas, trois mois après une at­taque car­diaque. Il est en­ter­ré au ci­me­tière de la rue Wa­sh­burn, à Scran­ton, en Penn­syl­va­nie. Do­ro­thy Em­ma Ho­well, née le 4 juin 1919, est la fille aî­née d’un pom­pier de Chi­ca­go, Ed­win John Ho­well Jr. (18971946), et de Del­la Mur­ray (1902-1960). Elle a une soeur ca­dette pré­nom­mée Isa­belle, qui voit le jour en 1924. Se­lon Hilla­ry, les Ho­well-mur­ray étaient loin de for­mer un couple de pa­rents mo­dèles: «Mes grands-pa­rents ma­ter­nels n’étaient vrai­ment pas prêts à avoir des en­fants. Del­la dé­lais­sait ma mère, alors qu’elle n’avait que trois ou quatre ans, la lais­sant seule pen­dant des jours, avec seu­le­ment des ti­ckets en poche pour des re­pas à uti­li­ser dans un res­tau­rant proche de leur ap­par­te­ment, si­tué au cin­quième étage d’un im­meuble sans as­cen­seur, au sud de Chi­ca­go.»

En 1927, le couple di­vorce et en­voie ses deux filles chez leurs grands-pa­rents pa­ter­nels à Al­ham­bra, à l’est de Los An­geles, en Ca­li­for­nie. Do­ro­thy y reste 10 ans; du­rant ces an­nées, elle n’a au­cun contact avec sa mère et ne voit que très ra­re­ment son père. Mal ai­mée, elle se fait sou­vent ré­pri­man­der par ses grand­spa­rents et à 14 ans, elle dé­cide de quit­ter leur de­meure. Elle tra­vaille alors comme femme de mé­nage dans une fa­mille ca­li­for­nienne, qui l’en­cou­rage à pour­suivre ses études.

En 1937, Do­ro­thy re­vient à Chi­ca­go pour re­voir sa mère, qui s’est re­ma­riée avec Max Ro­sen­berg. «À sa sor­tie du col­lège, ma mère en­vi­sa­geait d’al­ler au ly­cée en Ca­li­for­nie. Mais Del­la l’a contac­tée pour la pre­mière fois en 10 ans et lui a de­man­dé de ve­nir vivre chez elle, à Chi­ca­go. Del­la ve­nait de se re­ma­rier et lui avait pro­mis que son ma­ri et elle lui paie­raient ses études là-bas. Mais quand ma mère est ar­ri­vée à Chi­ca­go, elle a dé­cou­vert que Del­la la vou­lait seu­le­ment comme femme de mé­nage et qu’elle n’au­rait pas d’aide fi­nan­cière pour ses études» , écrit Hilla­ry dans son au­to­bio­gra­phie.

Voyant ce­la, Do­ro­thy em­mé­nage dans son propre ap­par­te­ment et cherche un em­ploi pour sub­ve­nir à ses be­soins. Elle di­ra à ce su­jet quelques an­nées plus

tard: «J’es­pé­rais tel­le­ment que ma mère m’aime que je de­vais la re­voir. Mais quand j’ai consta­té que ce n’était pas le cas, je n’avais pas d’en­droit où al­ler.» Alors qu’elle pos­tule pour un em­ploi de com­mis-dac­ty­lo, elle ren­contre Hugh E. Rod­ham, qu’elle épouse cinq ans plus tard. Elle quitte son poste pour don­ner nais­sance à sa fille, puis prend soin de ses en­fants, qu’elle en­cou­rage à étu­dier.

«Après le re­pas, croyant les avoir ap­pri­voi­sés, Go­dé et ses hommes re­prennent les tra­vaux sur le toit, sans se mé­fier de la fé­ro­ci­té de leurs in­vi­tés. Ces lâches in­fâmes s’em­parent alors des fu­sils des Fran­çais, les tuent à bout por­tant, puis les scalpent»

En 1987, son ma­ri et elle dé­mé­nagent à Lit­tle Rock, en Ar­kan­sas, afin de se rap­pro­cher d’hilla­ry et de leur pe­tite-fille, Chel­sea. Elle y suit des cours de psy­cho­lo­gie et de dé­ve­lop­pe­ment de l’en­fant et s’in­ves­tit dans la cam­pagne élec­to­rale de son gendre. À la suite de la mort de son ma­ri, peu de temps après l’élec­tion de Bill Clin­ton à la pré­si­dence, elle passe du temps à la Mai­son-blanche et ac­com­pagne sou­vent Hilla­ry et Chel­sea du­rant leurs voyages en France, en Inde et en Chine.

En 1996, lors de la conven­tion du Par­ti dé­mo­crate, elle ap­pa­raît dans un mes­sage vi­déo où elle dé­clare: «Tout le monde sait qu’il n’y a qu’une per­sonne au monde qui peut dire la vé­ri­té sur son gendre, et c’est sa belle-mère.» À la suite de l’af­faire Le­wins­ky, elle en­cou­rage sa fille à pour­suivre sa car­rière po­li­tique en so­lo. Quand Hilla­ry est élue au Sé­nat en 2000, elle dé­mé­nage à Wa­shing­ton, ave­nue Con­nec­ti­cut. Six ans plus tard, elle en a as­sez de vivre seule et em­mé­nage avec les Clin­ton, à Ka­lo­ra­ma, à proxi­mi­té de Wa­shing­ton. Elle prend part à de

sur­nom­mé To­ny, naît le 8 août 1954. Il fait ses études au col­lège Wes­leyan en Io­wa, puis à l’uni­ver­si­té de l’ar­kan­sas. Il n’ob­tient tou­te­fois au­cun di­plôme de ces deux éta­blis­se­ments. À 20 ans, il com­mence à tra­vailler dans une en­tre­prise d’équi­pe­ment de mé­tal au Texas, puis de­vient ven­deur d’as­su­rances à Chi­ca­go, huis­sier et gar­dien de pri­son. En 1983, il s’ins­talle en Flo­ride, où il par­tage un condo­mi­nium avec son frère, Hugh. Il tra­vaille alors comme dé­tec­tive pri­vé jus­qu’en 1992. Il se joint au co­mi­té dé­mo­crate du­rant la cam­pagne pré­si­den­tielle de son beau­frère, qui rem­porte l’élec­tion en 1993.

Le 28 mai 1994, To­ny épouse Ni­cole Boxer, fille de la sé­na­trice de la Ca­li­for­nie Bar­ba­ra Boxer. La cé­ré­mo­nie se dé­roule à la Mai­son-blanche de­vant 250 in­vi­tés. En 1995, le couple a un fils, Za­cha­ry, mais il di­vorce en 2000. To­ny, qui se dé­crit comme un consul­tant en af­faires, par­ti­cipe entre autres aux né­go­cia­tions entre le pré­sident pa­ra­guayen Juan Car­los Was­mo­sy et son ho­mo­logue amé­ri­cain Bill Clin­ton.

En 2002, sa femme et lui se dis­putent parce qu’il n’a pas payé la pen­sion ali­men­taire de­puis six mois. En 2005, To­ny se re­ma­rie avec Me­gan Mad­den, avec qui il a deux en­fants. En 2007, il met sur pied une cam­pagne de fi­nan­ce­ment pour ai­der la can­di­da­ture de sa soeur, Hilla­ry, lors de sa cam­pagne pré­si­den­tielle de 2008, en Penn­syl­va­nie. En 2010, il fait en­core la une des jour­naux parce qu’il doit 158 000 $ à Ni­cole Boxer en al­lo­ca­tions fa­mi­liales. Après une sé­rie de mau­vais pla­ce­ments fi­nan­ciers, il est au bord de la faillite et risque de perdre sa mai­son. Bill Clin­ton l’aide alors à se trou­ver un em­ploi au­près de l’un de ses as­so­ciés, Ter­ry Mcau­liffe, comme consul­tant d’af­faires. Il pratique ce mé­tier en­core au­jourd’hui. ¢

En juin 1969, Hilla­ry fi­gure dans la liste des jeunes di­plô­més à sur­veiller du ma­ga­zine LIFE. Son père: Hugh Ells­worth Rod­ham

Hugh E. Rod­ham, le père de la fu­ture pre­mière dame, a tou­jours eu confiance en les moyens de sa fille aî­née, «même si elle était une fille». Une mère ai­mante 1937

Le père d’hilla­ry a construit ce cha­let avec son père, en 1921.

Une jeune Do­ro­thy Em­ma Ho­well. 1940 La jeune Hilla­ry a beau­coup ap­pris de sa mère dans sa jeunesse. Elle était son mo­dèle et son ins­pi­ra­tion.

2009

La pe­tite fa­mille vit dans cette mai­son de Park Ridge, en ban­lieue de Chi­ca­go.

L’arbre gé­néa­lo­gique d’hilla­ry re­cense des an­cêtres ca­na­diens-fran­çais. Hilla­ry, en com­pa­gnie de ses grands-pa­rents pa­ter­nels, Han­nah Jones (gauche) et Hugh Rod­ham (droite).

Son jeune frère To­ny Ni­cole Boxer To­ny ma­rie Ni­cole Boxer en 1994, et Me­gan Mad­den en 2005.

Que ce soit pour l’en­cou­ra­ger dans l’arène po­li­tique ou pour une par­tie de golf avec Bill, la fa­mille d’hilla­ry n’est ja­mais bien loin.

Me­gan Mad­den

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