Des an­cêtres qué­bé­cois

Dans son au­to­bio­gra­phie, Hilla­ry dé­crit sa grand-mère ma­ter­nelle, Del­la Mur­ray, comme «une des neuf en­fants d’une fa­mille aux ori­gines fran­co-ca­na­diennes, écos­saises et amé­rin­diennes»

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. À ce jour, au­cun do­cu­ment n’a pu confir­mer les ori­gines amé­rin­diennes de Del­la, mais les tra­vaux de re­cherche de Gail Mo­reauDe­shar­nais et de son équipe ont at­tes­té la pré­sence d’émi­grants fran­çais, per­che­rons en par­ti­cu­lier, dans son as­cen­dance. Leur étude (pu­bliée en 2007 dans la re­vue de l’as­so­cia­tion The French Ca­na­dian He­ri­tage So­cie­ty of Mi­chi­gan) ra­conte qu’an­toine le grand-père ma­ter­nel de Del­la, est né en France vers 1816. Il s’est ins­tal­lé à Dé­troit lors des grandes vagues d’im­mi­gra­tion, puis a épou­sé la jeune (1823-1898) à Wind­sor, en On­ta­rio, le 22 juin 1841. Le couple passe quelques an­nées de l’autre cô­té de la ri­vière Dé­troit avant de tra­ver­ser la fron­tière.

Mar­tin, Ma­ry Anne Frances Mc­dou­gall

Tou­te­fois, se­lon le Pro­gramme de re­cherche en dé­mo­gra­phie his­to­rique (PRDH) de l’uni­ver­si­té de Mon­tréal, c’est du cô­té de l’as­cen­dance de sa femme qu’il faut se pen­cher pour trou­ver les an­cêtres d’ori­gine ca­na­dienne-fran­çaise d’hilla­ry:

«Ma­ry Anne (aus­si ap­pe­lée Ma­rie-fran­çoise) est la fille de Ca­the­rine Gau­det dit Ma­ren­tette (1793-1855), des­cen­dante di­recte du pion­nier per­che­ron Nicolas Go­dé (1583-1657) et de Fran­çoise Ga­dois (1593-1689). Nicolas Go­dé, qui est ori­gi­naire de la pa­roisse Saint-mar­tin d’igé, quitte son Perche na­tal en 1642 avec son épouse et ses quatre en­fants. C’est la seule fa­mille par­mi la cin­quan­taine de fon­da­teurs de Ville-ma­rie. Les autres, de Mai­son­neuve à Jeanne Mance, sont cé­li­ba­taires. Nicolas est char­pen­tier.»

nom­breux dé­bats concer­nant l’ave­nir des femmes et fait une rare ap­pa­ri­tion pu­blique aux cô­tés de sa fille quand celle-ci est nom­mée se­cré­taire d’état, en jan­vier 2009.

Do­ro­thy suc­combe à une at­taque car­diaque le 1er no­vembre 2011, à l’hô­pi­tal uni­ver­si­taire George Wa­shing­ton. Un ser­vice fu­né­raire pri­vé a lieu à la ré­si­dence des Clin­ton. Hilla­ry écrit dans ses mé­moires: «Per­sonne n’a eu au­tant d’in­fluence dans ma vie que ma mère. C’est elle qui a fait de moi la per­sonne que je suis.»

Son frère Hugh

Hugh Ed­win Rod­ham naît le 26 mai 1950 à Chi­ca­go. Il étu­die au Maine South High School de Park Ridge, où il fait par­tie de l’équipe de football, de ba­se­ball et de lutte. Comme son père, il fré­quente en­suite l’uni­ver­si­té de Penn­syl­va­nie, où il ob­tient son bac­ca­lau­réat en sciences en 1972. Pen­dant ses études, il est membre ac­tif de la fra­ter­ni­té The­ta Del­ta Chi et quart-ar­rière du club de football de l’état de la Penn­syl­va­nie, les Nit­ta­ny Lions. Il s’en­gage dans le Corps de la Paix et oeuvre en Co­lom­bie pen­dant plus d’un an, où il en­traîne des pro­fes­seurs, puis fait des études su­pé­rieures en édu­ca­tion et en droit à l’uni­ver­si­té de l’ar­kan­sas.

En 1980, il dé­mé­nage à Mia­mi, où il tra­vaille en droit cri­mi­nel. Il épouse l’avo­cate d’ori­gine cu­baine Ma­ria Vic­to­ria Arias et s’ins­talle avec elle à Co­ral Gables, en Flo­ride. En 1989, il re­joint le tri­bu­nal consa­cré aux drogues et se fait connaître comme avo­cat de l’as­sis­tance pu­blique à Mia­mi. Lorsque son beau-frère ac­cède à la pré­si­dence, en 1993, sa femme et lui ac­com­pagnent sou­vent le couple pré­si­den­tiel à Camp Da­vid, où les deux hommes jouent au golf. L’an­née sui­vante, Hugh se pré­sente comme sé­na­teur de la Flo­ride du Par­ti dé­mo­crate, mais perd l’élec­tion aux mains du re­pré­sen­tant ré­pu­bli­cain Con­nie Mack III. Il pour­suit alors sa car­rière d’avo­cat.

En 2001, il sus­cite la contro­verse après avoir tou­ché 400 000 $ pour avoir fait du lob­bying au­près du pré­sident Clin­ton, afin d’ob­te­nir sa clé­mence pour deux dé­lin­quants for­tu­nés. Son im­pli­ca­tion a ser­vi à gra­cier l’homme d’af­faires Glenn Bras­well, condam­né en 1983 pour fraude et par­jure, et à faire sor­tir de pri­son le tra­fi­quant de co­caïne Car­los Vi­gna­li. «J’aime mon frère, mais je suis très dé­çue par ce grave im­pair. Je suis très trou­blée d’ap­prendre qu’il a re­çu des com­mis­sions concer­nant deux de­mandes de grâce. Hugh ne m’a ja­mais par­lé de ces de­mandes» ,a dé­cla­ré Hilla­ry dans l’édi­tion du 23 fé­vrier 2001 du jour­nal Li­bé­ra­tion.

À la suite de cette his­toire, Hugh ne fait plus d’ap­pa­ri­tion pu­blique. Il re­vient au droit et tra­vaille pour le ca­bi­net Rod­ham & Fine à Fort Lau­der­dale, en Flo­ride. Il fré­quente tou­jours les Clin­ton et leur rend sou­vent vi­site à leur cha­let d’été à Scran­ton, en Penn­syl­va­nie.

1992 1993 Jus­qu’à sa mort, en 2011, la mère d’hilla­ry était à ses cô­tés pour la sou­te­nir. 1997

Hugh dé­çoit vi­ve­ment sa soeur, Hilla­ry.

Son frère Hugh Rod­ham.

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