Écla­bous­sés par les scandales

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Biographies Collection - - Carrière -

un pro­jet de dé­ve­lop­pe­ment im­mo­bi­lier pou­vant s’avé­rer très ren­table.

Leur plan au­rait été d’ache­ter à bas prix une cen­taine d’hec­tares de ter­rains non amé­na­gés le long de la White Ri­ver, près de Flip­pin dans les monts Ozarks, puis de les sub­di­vi­ser en lots pour y construire des mai­sons de va­cances. Ils au­raient pu en­suite vendre ces lots aux va­can­ciers de Chi­ca­go et de Dé­troit en réa­li­sant d’énormes bé­né­fices. Pour ache­ter ces ter­rains, les quatre as­so­ciés em­pruntent 203 000 $ et trans­fèrent les titres de la pro­prié­té à une so­cié­té nou­vel­le­ment créée, la Whi­te­wa­ter De­ve­lop­ment Cor­po­ra­tion.

Mais, à cette époque, les taux d’in­té­rêt des grandes banques at­teignent près de 20 %, et la clien­tèle vi­sée ne peut plus se per­mettre d’ache­ter des mai­sons de va­cances. Plu­tôt que d’es­suyer une perte dans l’en­tre­prise, les deux couples dé­cident de pour­suivre leur pro­jet et font construire une mai­son-té­moin «grâce à un prêt de 30 000 $ ac­cor­dé à Hilla­ry Clin­ton par la Bank of King­ston, ap­par­te­nant à James Mc­dou­gal. Re­nom­mée Ma­di­son Bank & Trust, puis Ma­di­son Gua­ran­ty, cette banque ré­gle­ra en 1985 la dette de cam­pagne de Bill Clin­ton pour l’élec­tion de gou­ver­neur de l’ar­kan­sas de 1983, jus­qu’à concur­rence de 50 000 $» , pré­cise le jour­na­liste.

Fi­na­le­ment, le pro­jet Whi­te­wa­ter ne voit ja­mais le jour, et l’en­tre­prise dé­clare faillite. James Mc­dou­gal in­ves­tit alors dans une autre tran­sac­tion im­mo­bi­lière nom­mée Castle Grande, qui fait ga­gner deux mil­lions de dol­lars à ses as­so­ciés d’af­faires, ain­si qu’un mon­tant in­con­nu pour les ho­no­raires d’hilla­ry Clin­ton et d’un autre col­la­bo­ra­teur de son ca­bi­net d’avo­cats qui les ont conseillés sur des questions ju­ri­diques. Or, sur les 1,75 mil­lion $ né­ces­saires pour lan­cer cette en­tre­prise, le ban­quier ne peut fi­nan­cer que 600 000 $ et fait ap­pel à un sa­la­rié de sa propre banque pour trou­ver le reste de la somme. Un mon­tage fi­nan­cier au­rait en­suite été or­ga­ni­sé pour, sem­blet-il, dis­si­mu­ler la tran­sac­tion et évi­ter des en­quêtes po­ten­tielles, mais il au­rait été dé­mas­qué.

Comme son ma­ri, Hilla­ry doit té­moi­gner de­vant un ju­ry d’ac­cu­sa­tion, no­tam­ment au su­jet de ses in­ves­tis­se­ments dans le pro­jet Whi­te­wa­ter.

Hilla­ry a été soup­çon­née d’avoir uti­li­sé des in­for­ma­tions ob­te­nues par l’en­tre­mise de son ca­bi­net pour s’en­ri­chir dans ces tran­sac­tions.

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