15 condam­na­tions

Les Clin­ton n’ont ja­mais été condam­nés dans l’af­faire Whi­te­wa­ter, mais 15 autres per­sonnes ont été re­con­nues cou­pables de plus de 40 crimes: ››››››

Biographies Collection - - Carrière -

En 1986, la fraude est mise au jour par les au­to­ri­tés ré­gle­men­taires fé­dé­rales. Après exa­men, celles-ci réa­lisent que tous les fonds né­ces­saires à cette opé­ra­tion im­mo­bi­lière pro­ve­naient en­tiè­re­ment de la Ma­di­son Gua­ran­ty et que la ré­gu­la­tion de Castle Grande était une im­pos­ture. Les Clin­ton font l’ob­jet d’une en­quête, Hilla­ry étant soup­çon­née d’avoir uti­li­sé des in­for­ma­tions ob­te­nues par l’en­tre­mise de son ca­bi­net pour s’en­ri­chir dans ces tran­sac­tions.

«L’en­quête de la U.S. Se­cu­ri­ties and Ex­change Com­mis­sion a abou­ti à des condam­na­tions contre les Mc­dou­gal pour leur rôle dans le pro­jet Whi­te­wa­ter, mais le couple Clin­ton n’a ja­mais été pour­sui­vi, alors que trois en­quêtes dis­tinctes ont trou­vé des preuves suf­fi­santes les re­liant à la conduite cri­mi­nelle d’autres in­di­vi­dus liés à la tran­sac­tion fon­cière. […] Jim Guy Tu­cker, suc­ces­seur de Bill Clin­ton comme gou­ver­neur de l’ar­kan­sas, a éga­le­ment été re­con­nu cou­pable et a fait de la pri­son pour son rôle dans la fraude. Su­san Mc­dou­gal a plus tard été condam­née à une peine de 18 mois de pri­son pour ou­trage au tri­bu­nal, parce qu’elle a re­fu­sé de ré­pondre à des questions re­la­tives au pro­gramme Whi­te­wa­ter. Elle a en­suite été gra­ciée par le pré­sident Clin­ton, juste avant que ce der­nier ne quitte ses fonc­tions» , pré­cise-t-on dans l’en­cy­clo­pé­die libre Wi­ki­pé­dia.

En mai 1993, un autre scan­dale éclate à la suite du congé­die­ment dou­teux de sept per­sonnes char­gées des voyages pré­si­den­tiels, dont le chef du dé­par­te­ment Billy Dale. La Mai­son-blanche af­firme qu’elles ont été li­cen­ciées sous pré­texte d’ir­ré­gu­la­ri­tés comp­tables, qui au­raient été dé­cou­vertes lors d’une en­quête du FBI. «Mais les jour­na­listes amé­ri­cains dé­couvrent qu’en réa­li­té, cer­tains proches conseillers du pré­sident et de sa femme font pré­va­loir leurs ami­tiés et re­la­tions pour ac­cor­der la pré­fé­rence des or­ga­ni­sa­tions à cer­taines agences de voyages. En gros, l’équipe a été éjec­tée pour faire place aux co­pains de l’ad­mi­nis­tra­tion Clin­ton» , ra­conte-t-on dans l’édi­tion du 6 mars 2015 du quo­ti­dien fran­çais Li­bé­ra­tion.

Bap­ti­sée Tra­vel­gate, cette af­faire donne lieu à plu­sieurs en­quêtes du FBI, et la Mai­son-blanche an­nule cinq des sept li­cen­cie­ments. En 1995, Billy Dale est re­con­nu non cou­pable des ac­cu­sa­tions de dé­tour­ne­ment de fonds qui pe­saient sur lui. En 1998, Bill Clin­ton est exo­né­ré de toute im­pli­ca­tion dans l’af­faire, mais Hilla­ry reste soup­çon­née d’avoir joué un rôle cen­tral dans l’or­ga­ni­sa­tion des li­cen­cie­ments des em­ployés. Tou­te­fois, la preuve de son im­pli­ca­tion n’est ja­mais clai­re­ment éta­blie. En 1996, un rap­port de la Com­mis­sion de la Chambre ac­cuse la Mai­son-blanche d’avoir «en­cou­ra­gé l’obs­truc­tion au plus haut ni­veau» .

Dès le dé­but de la cam­pagne élec­to­rale de 1992, des ru­meurs courent sur les liai­sons ex­tracon­ju­gales de Bill Clin­ton. Une ac­trice et play­mate, Gen­ni­fer Flo­wers, af­firme avoir en­tre­te­nu une re­la­tion avec lui du­rant 12 ans. Sa dé­cla­ra­tion est dif­fu­sée lors d’une émis­sion de té­lé­vi­sion et fait en­tendre des ex­traits d’en­re­gis­tre­ment de conver­sa­tions té­lé­pho­niques entre eux. L’ac­cu­sé, qui a d’abord nié à la té­lé­vi­sion, a ad­mis en 1998 que l’ac­trice di­sait vrai. Cette der­nière s’est fait au pas­sage une jo­lie somme d’ar­gent en ven­dant son his­toire aux mé­dias.

Par la suite, d’autres femmes ont té­moi­gné avoir été har­ce­lées sexuel­le­ment par Bill: Kath­leen Willey, qui était bé­né­vole à la Mai­son-blanche en 1993, Jua­ni­ta Broad­drick, qui a dit avoir été vio­lée deux fois à la fin des an­nées 1960 par Clin­ton, et Pau­la Jones, pour qui les faits évo­qués re­montent à 1991. Cette an­cienne col­la­bo­ra­trice ac­cuse Clin­ton de har­cè­le­ment et fait en­tendre l’en­re­gis­tre­ment d’une conver­sa­tion té­lé­pho­nique entre elle et Mo­ni­ca Le­wins­ky, alors qu’elle était sta­giaire à la Mai­son-blanche. Celle-ci y af­firme avoir pra­ti­qué des fel­la­tions à Bill Clin­ton.

Par ailleurs, dans The First Fa­mi­ly De­tail de Ro­nald Kess­ler, des agents des ser­vices se­crets amé­ri­cains livrent des confi­dences sur leur vie à la Mai­son-blanche. On y ap­prend entre autres que le pré­sident trom­pait al­lè­gre­ment sa femme, fai­sant même ve­nir sa maî­tresse dans leur ré­si­dence per­son­nelle. Il s’agis­sait d’une blonde à la poi­trine re­faite, sur­nom­mée Ener­gi­ser. La jeune femme a même un jour failli tom­ber nez à nez avec Hilla­ry, mais elle a pu être éva­cuée grâce aux ser­vices de la sé­cu­ri­té pré­si­den­tielle.

• Jim Mc­dou­gal, ban­quier, par­ti­san po­li­tique de Clin­ton (18 crimes di­vers) • Su­san Mc­dou­gal, ac­cu­sée de fraudes mul­tiples, mais gra­ciée par Bill Clin­ton • Jim Guy Tu­cker, gou­ver­neur de l’ar­kan­sas, dé­chu de ses fonc­tions (fraude, trois comptes) • John Hale

Abus de pou­voir et obs­truc­tion En 1993, un autre scan­dale éclate pour les Clin­ton à la suite du congé­die­ment dou­teux de sept per­sonnes. On les ac­cuse d’avoir fa­vo­ri­sé à la place leurs co­pains.

Af­faires de moeurs

Une ac­trice et play­mate, Gen­ni­fer Flo­wers, af­firme avoir en­tre­te­nu une re­la­tion avec Bill Clin­ton du­rant 12 ans, ce que l’ac­cu­sé a ad­mis être vrai. Pau­la Jones, pour qui les faits évo­qués re­montent à 1991, a mis sur la place pu­blique le scan­dale avec Mon

Jua­ni­ta Broad­drick dit avoir été vio­lée deux fois à la fin des an­nées 1960 par Clin­ton.

Kath­leen Willey, qui était bé­né­vole à la Mai­son-blanche en 1993, a ac­cu­sé l’an­cien pré­sident de l’avoir har­ce­lée sexuel­le­ment.

Dans The First Fa­mi­ly De­tail de Ro­nald Kess­ler, des agents des ser­vices se­crets amé­ri­cains livrent des confi­dences sur leur vie à la Mai­son-blanche.

Mo­ni­ca Le­wins­ky, alors qu’elle était sta­giaire à la Mai­son-blanche, af­firme avoir pra­ti­qué des fel­la­tions à Bill Clin­ton.

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