Fi­del ne peut re­te­nir son ami

En ce qui concerne la re­la­tion entre Che Gue­va­ra et Fi­del Cas­tro, quelques an­ti­cas­tristes ont vou­lu faire croire que Fi­del s’était dé­bar­ras­sé de son ami Che par ja­lou­sie, mais c’est to­ta­le­ment faux.

Biographies Collection - - Fidel Et Le Che -

FEn ce qui concerne la re­la­tion entre Che Gue­va­ra et Fi­del Cas­tro, quelques an­ti­cas­tristes ont vou­lu faire croire que Fi­del s’était dé­bar­ras­sé de son ami Che par ja­lou­sie, mais c’est to­ta­le­ment faux. Fi­del a toujours éprou­vé beau­coup d’af­fec­tion et d’ami­tié pour cet homme qu’il ad­mi­rait et res­pec­tait, et ces sen­ti­ments étaient mu­tuels. C’est Che qui a don­né sa dé­mis­sion, que Fi­del a ac­cep­té à contre­coeur. Gue­va­ra s’en­nuyait sans com­bats, il était un homme d’ac­tion qui vi­vait pour ve­nir en aide aux op­pri­més. Alors pour­quoi Fi­del au­rait-il en­vié la po­pu­la­ri­té de Che? N’ou­blions pas que Che Gue­va­ra n’est de­ve­nu une lé­gende qu’après sa mort. En oc­tobre et no­vembre 1962, Er­nes­to oc­cupe le com­man­de­ment mi­li­taire des troupes de Pi­nar del Río pen­dant la Crise. Lors de sa pré­sence à Cu­ba, le Che oeuvre dans de nom­breuses tâches, étant l’ini­tia­teur du Tra­vail Vo­lon­taire dans tout le pays, de l’or­ga­ni­sa­tion des Forces Ar­mées Ré­vo­lu­tion­naires (FAR), le fon­da­teur de la re­vue Verde Oli­vo dans la­quelle il écrit de nom­breux ar­ticles et l’au­teur de dif­fé­rents livres et es­sais.

Du 20 mars au 13 avril 1964, le Che est à la tête de la dé­lé­ga­tion cu­baine à la confé­rence de L’ONU pour le Com­merce et le Dé­ve­lop­pe­ment à Ge­nève, en Suisse. Du 15 au 17 avril, il est en vi­site en France, en Al­gé­rie et en Tché­co­slo­va­quie. Il vi­site L’URSS du 5 au 19 no­vembre et par­ti­cipe au 47e an­ni­ver­saire de la Ré­vo­lu­tion d’oc­tobre. Il pré­side à nou­veau la dé­lé­ga­tion cu­baine lors de l’as­sem­blée gé­né­rale de L’ONU à New York du 9 au

14 mars. Sa der­nière in­ter­ven­tion pu­blique à Cu­ba a lieu le 15 mars quand il fait un compte ren­du de ses voyages à l’étran­ger de­vant ses col­la­bo­ra­teurs du mi­nis­tère de l’in­dus­trie.

Le Che en Bo­li­vie Afin de pour­suivre ses idéaux li­ber­taires, il sol­li­cite de la Di­rec­tion de la Ré­vo­lu­tion cu­baine son dé­ta­che­ment des res­pon­sa­bi­li­tés qui le lient à Cu­ba, pour re­prendre la lutte ar­mée en so­li­da­ri­té avec les peuples du monde. Le 1er avril 1965, il écrit des lettres d’adieux à ses pa­rents, ses enfants et Fi­del Cas­tro, et part pour le Con­go. C’est dans ce pays qu’il ap­pren­dra la mort de sa mère.

Un an plus tard, le jeu­di 3 no­vembre 1966, Er­nes­to Che Gue­va­ra ar­rive à La Paz, en pas­sant par Ma­drid et Sao Pau­lo. Il entre clan­des­ti­ne­ment en Bo­li­vie sous le nom de Adol­fo Me­na Gonzá­lez, fonc­tion­naire pé­ru­vien de l’or­ga­ni­sa­tion des États amé­ri­cains et pos­sède, au cas où, un pas­se­port uru­guayen au nom de Ramón Bení­tez Fernán­dez.

Le 7 no­vembre, il se trouve dans une ha­cien­da de Ñan­ca­huasú où, avec un pe­tit groupe de com­bat­tants bo­li­viens, cu­bains et d’autres na­tio­na­li­tés, il fonde l’ar­mée de Li­bé­ra­tion Na­tio­nale de la Bo­li­vie.

Mais onze mois plus tard, après avoir été fait pri­son­nier et sé­rieu­se­ment bles­sé, Er­nes­to Che Gue­va­ra est exé­cu­té, le di­manche 8 oc­tobre 1967 à 13 h 10, par des sol­dats bo­li­viens di­ri­gés par des agents de la CIA, dans la pe­tite école du vil­lage de La Hi­gue­ra. Le 18 oc­tobre 1967, sur la Place de la Ré­vo­lu­tion, Fi­del Cas­tro in­forme le de­mi-mil­lion de Cu­bains pré­sents de la mort du Com­man­dant Er­nes­to Che Gue­va­ra: «Tu as­dis­pa­ru­phy­si­que­ment,

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