Re­la­tion So­vié­tiques

La de Fi­del avec les En 1989, Cu­ba et L’URSS signent un trai­té d’ami­tié de 25 ans, mais alors que L’URSS de Mi­khaïl Gor­bat­chev s’ouvre aux ré­formes, Cas­tro conti­nue de s’op­po­ser à l’éco­no­mie de mar­ché et à la dé­mo­cra­tie.

Biographies Collection - - Cuba- URSS -

EEn juin, il fait ar­rê­ter des of­fi­ciers ac­cu­sés de cor­rup­tion, de dé­tour­ne­ment de fonds et de tra­fic de drogue en Amé­rique la­tine, dont le gé­né­ral Ar­nal­do Ochoa, qu’on dit fa­vo­rable aux ré­formes so­vié­tiques. À l’is­sue d’une pro­cé­dure digne des pro­cès sta­li­niens, le hé­ros de la ré­vo­lu­tion et col­la­bo­ra­teur de Raúl Cas­tro est exé­cu­té le 13 juillet.

Les re­la­tions so­vié­to­cu­baines re­pré­sentent un ar­ché­type des rap­ports nés entre L’URSS et les pays dé­co­lo­ni­sés en pé­riode de guerre froide. On a long­temps consi­dé­ré Cu­ba comme le premier sa­tel­lite de L’URSS en Oc­ci­dent. Mais Cu­ba n’était pas aus­si do­cile que l’ont cru les Amé­ri­cains, ni aus­si dé­si­ré qu’on le croyait par les So­vié­tiques. La gué­rilla cas­triste qui se dé­roule de 1956 au 1er jan­vier 1959, date de la vic­toire de l’ar­mée re­belle sur les troupes du dic­ta­teur Ba­tis­ta, s’ins­crit plus dans la tra­di­tion na­tio­na­liste ré­vo­lu­tion­naire cu­baine que dans celle de la ré­vo­lu­tion bol­che­vique d’oc­tobre 1917.

Dès le dé­but, il n’y a qu’un lien ti­mide entre Fi­del et le par­ti com­mu­niste. L’URSS, quant à elle, évite d’in­ter­ve­nir sans pré­cau­tion dans cette par­tie du conti­nent à la­quelle ap­par­tient Cu­ba, en­core consi­dé­rée en 1959 comme «la chasse gar­dée des États-unis» . C’est ain­si qu’au cours des an­nées 1959 et1960, Cu­ba et L’URSS vont se dé­cou­vrir puis éta­blir des re­la­tions pru­dentes.

Tout d’abord, dès sa no­mi­na­tion comme Premier mi­nistre le 13 fé­vrier, Fi­del Cas­tro re­ven­dique l’ap­par­te­nance de Cu­ba à une troi­sième voie, re­je­tant ain­si le ca­pi­ta­lisme comme le com­mu­nisme, et qua­li­fie sa ré­vo­lu­tion d’ «hu­ma­niste» . Dès son ar­ri­vée au pou­voir, il écarte ses proches ap­par­te­nant au PSP, comme Raúl Cas­tro ou Er­nes­to Gue­va­ra, pour pri­vi­lé­gier des mi­nistres mo­dé­rés. Il ef­fec­tue éga­le­ment un voyage aux ÉtatsU­nis du 15 avril au 10 mai 1959, dont l’ob­jec­tif es­sen­tiel est de ras­su­rer le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain. Néan­moins, Fi­del Cas­tro sou­haite réa­li­ser les pro­messes faites alors qu’il était dans la sier­ra Maes­tra, no­tam­ment en ce qui concerne la re­dis­tri­bu­tion des terres aux pay­sans.

De plus en plus com­mu­niste Dès l’été 1959, les mi­nistres mo­dé­rés font place aux mi­nistres com­mu­nistes. L’URSS, qui était res­tée jusque-là as­sez pru­dente, s’in­té­resse de plus en plus au ré­gime cas­triste.

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