La fré­né­sie du gos­pel

«Nous al­lions tou­jours aux ser­vices re­li­gieux où il y avait d’ex­cel­lents chantres, mais ils ne fai­saient vi­brer per­sonne. Puis, lorsque ve­nait le tour du pré­di­ca­teur et qu’il en­ton­nait un can­tique, tout le monde com­men­çait à dan­ser dans l’église. J’ai mêm

Biographies Collection - - Enfance -

À sept ans, El­vis ap­prend à ai­mer Dieu, à res­pec­ter son pro­chain et à sou­te­nir la na­tion. Gla­dys est ex­trê­me­ment at­ta­chée à cette édu­ca­tion qu’elle veut don­ner à son fils. Au Mis­sis­sip­pi de cette époque, les Noirs et les Blancs sont sé­pa­rés mais leurs cultures se fondent dans la mu­sique. La fer­veur spi­ri­tuelle noire (le rem­plit les églises blanches et El­vis s’y sent bien. Il chante les can­tiques et s’im­prègne des rythmes blues, lui le folk «Hill­billy» blanc. Mais les deux in­fluences se mé­langent dans sa tête et la graine germe. Las de voir ses pa­rents tri­mer dur, une pe­tite voix in­té­rieure semble lui dire qu’un jour il va chan­ger tout ça.

El­vis en te­nue de ca­det de l’ar­mée. La pe­tite fa­mille se serre les coudes. Lors­qu’on de­mande à El­vis beau­coup plus tard où il a dé­cou­vert cette ro­ta­tion du bas­sin qui fait fré­mir les mi­di­nettes, il ré­pond: God Spell) Le chan­teur rêve d’un ave­nir meilleur.

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