Pris­cil­la entre dans sa

El­vis tombe sous le charme En Al­le­magne, El­vis, conduc­teur de Jeep, sort beau­coup. Il va au ci­né­ma, au club des of­fi­ciers, il fait des ba­lades, du ka­ra­té, ren­contre des fans et se fait ami avec de jeunes Al­le­mands pour des par­ties de foot. On le voit souv

Biographies Collection - - Carrière -

En juin 1959, El­vis passe deux se­maines à Pa­ris où il dé­couvre les grands ca­fés et les ca­ba­rets, le Mou­lin Rouge et les Fo­lies Ber­gère. Pen­dant ce temps, le Co­lo­nel Par­ker ne cesse de har­ce­ler les au­to­ri­tés mi­li­taires afin de per­mettre à son pro­té­gé de ter­mi­ner son ser­vice aux États­unis. Et Ver­non ren­contre Da­va­da «Dee» Eliot Stan­ley, une Amé­ri­caine qui de­vien­dra sa com­pagne. De re­tour en Al­le­magne, El­vis est soi­gné à l’hô­pi­tal pour une in­fec­tion à la gorge et une amyg­da­lite. Cons­tam­ment har­ce­lé par les pho­to­graphes et les filles qui s’ac­crochent à lui, épui­sé par les ma­noeuvres mi­li­taires, El­vis vit de plus en plus re­clus chez lui. Mais il y a une autre rai­son à ce confi­ne­ment. Se­rait­il tom­bé amou­reux?

Le 13 sep­tembre, à Bad Nau­heim, El­vis fait la connais­sance de Pris­cil­la Ann Beau­lieu, 14 ans, ter­ri­ble­ment jo­lie. « Cilla», comme il l’ap­pel­le­ra af­fec­tueu­se­ment, est la fille du pi­lote de la US Na­vy James Wa­gner, mort dans l’écra­se­ment de son avion en 1945. Sa mère

El­vis tombe im­mé­dia­te­ment sous le charme de la jeune fille et, après quelques ren­dez-vous, il est pré­sen­té aux pa­rents de Pris­cil­la, qui la mettent en garde. L’amour est le plus fort et ils ne cessent de se voir… À cha­cune de leurs ren­contres, trois ou quatre fois par se­maine, El­vis se livre à coeur ou­vert à Pris­cil­la, qui l’écoute avec pas­sion. Elle est mi­neure, El­vis veut la gar­der «pure». Par son calme et sa fraî­cheur, Pris­cil­la réus­sit à rendre El­vis heu­reux en le sou­la­geant du poids de son si­lence et de la cruelle ab­sence de sa mère.

Mal­gré cette sen­sa­tion de bien-être, El­vis com­mence à prendre des mé­di­ca­ments, sur­tout de la Dexe­drine, pour res­ter éveillé et alerte pen­dant les ma­noeuvres mi­li­taires qui com­mencent à 7 h. Il passe sa cein­ture noire de ka­ra­té et sort avec des co­pains tard le soir. Bien vite, il de­vient ac­cro aux pi­lules. Le Co­lo­nel Par­ker s’ar­range pour que la pu­bli­ci­té au­tour d’el­vis ne s’ar­rête ja­mais du­rant ces deux an­nées de ser­vice mi­li­taire. Il conti­nue de sor­tir des com­pi­la­tions et Noël 1959 est cé­lé­bré par la ré­édi­tion du El­vis' Ch­rist­mas Al­bum. Lo­vée dans ses bras, Pris­cil­la ap­pré­hende le dé­part de son amou­reux. Ils se pro­mettent de s’écrire et de s’ap­pe­ler sou­vent… ¢

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