En route vers l’in­con­nu

Elle n’a ja­mais re­gar­dé en ar­rière, la tête et le coeur tour­nés vers l’ave­nir. Tout peut s’ar­rê­ter du jour au len­de­main, Ma­rie-mai le sait. Mais sa flamme in­té­rieure n’est pas près de s’éteindre.

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À

la suite de son congé de ma­ter­ni­té – quoi­qu’elle en soit sor­tie à quelques re­prises! –, quel ave­nir lui ré­serve-t-on? Après les sta­tuettes, les ré­com­penses, le Centre Bell, les voyages ins­pi­rants dans la vi­brante Na­sh­ville et la ma­ter­ni­té, de quoi se­ra faite la suite de

son par­cours? Nul ne le sait: «Si un jour les gens ne m’aiment plus et n’achètent plus mes al­bums, je vais conti­nuer à faire de la mu­sique. J’aime ma vie. J’aime me re­trou­ver sur la page cou­ver­ture d’un ma­ga­zine, je trouve ça le fun. Mais ce que je trouve en­core plus le fun, c’est le res­pect des gens […] S’ils ap­pré­cient ma mu­sique, ça vaut 10 mil­lions de pages cou­ver­ture!» À quoi res­sem­ble­ront ses Elle re­cherche l’équi­libre entre la cé­lé­bri­té et une vie pri­vée calme et pai­sible. textes et ses mé­lo­dies après la ma­ter­ni­té? «C’est la pre­mière fois de ma vie que mon monde ne tour­ne­ra pas au­tour de ma car­rière. Je vais prendre le temps de m’oc­cu­per de moi et de ma fille. Puis je vais tra­vailler sur un pro­chain al­bum, mais je ne suis pas pres­sée. Je vais le sor­tir quand je se­rai prête, quand j’au­rai le meilleur pro­duit pos­sible à of­frir au pu­blic.» On meurt d’en­vie d’en­tendre ça!

Fi­dèle à elle-même

Au fil de sa car­rière, elle a ap­pris qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde. Elle re­fuse de chan­ger pour être ai­mée par un plus grand pu­blic. Elle dé­sire res­ter elle-même, être le plus au­then­tique pos­sible. Se­rait-ce la clé de son suc­cès? Que lui ré­serve l’ave­nir? Un al­bum en an­glais? Une per­cée aux États-unis?

Ça, et peut-être le fait qu’elle réus­sit à gar­der les deux pieds sur terre... Par exemple, elle peut être su­per gla­mour un ins­tant, et ce­lui d’après, pas du tout. Cet équi­libre entre ses deux uni­vers, elle veut le conser­ver pré­cieu­se­ment: «J’ai be­soin des deux, j’ai be­soin de grands mo­ments d’adré­na­line, mais aus­si de pe­tits mo­ments tran­quilles chez moi. Je me sens bien là-de­dans.» De plus, son ins­tinct n’est cer­tai­ne­ment pas étran­ger à son suc­cès. «J’écris les chan­sons qui sortent spon­ta­né­ment, qui me res­semblent. Je ne veux pas me po­ser de ques­tions, c’est toxique. J’y vais comme je me sens» , dit-elle. Des bar­rières, non mer­ci. Il n’y a que son ins­tinct qui lui dicte le che­min! «En écri­vant, je vou­lais juste faire un tra­vail hon­nête. J’ai tou­jours écrit les chan­sons que j’avais en­vie d’en­tendre. J’es­père que je vais pou­voir me le per­mettre d’al­bum en al­bum. J’aime sor­tir de ma zone de confort, es­sayer des styles dif­fé­rents, mais je fi­nis tou­jours par re­ve­nir au rock.»

Rê­ver pe­tit

Un de ses plus grands rêves était de se pro­duire au Centre Bell. Comme elle l’a dé­jà réa­li­sé une di­zaine de fois, vers quoi se tour­ne­ra-t-elle main­te­nant? Au dé­but de sa car­rière, elle as­pi­rait à don­ner des spec­tacles dans de grandes villes amé­ri­caines. Peut-être qu’elle pour­rait vivre à New York, flâ­ner dans Cen­tral Park et écrire des chan­sons. Faire un al­bum en an­glais, c’est éga­le­ment quelque chose qui lui trot­tait dans la tête de­puis long­temps. Elle sou­hai­tait aus­si réus­sir à convaincre les plus grandes ve­dettes de la chan­son d’in­ter­pré­ter ses pièces. Mais de­puis l’ar­ri­vée de Gi­sèle, tout a chan­gé. Elle a be­soin plus que tout de bonheurs simples et quo­ti­diens.

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