Sa mère meurt à 88 ans, elle était en va­cances avec son fils

Biographies Collection - - Ses débuts -

St - Bar­thé­le­my.- John­ny Hal­ly­day est or­phe­lin!, titrent les jour­naux au dé­but de septembre 2007. Sa mère, Hu­guette Clerc, est morte alors qu’elle ac­com­pa­gnait son fils en va­cances dans les îles, à Saint-bar­thé­le­my. Dis­crète mais très proche du chan­teur, elle était âgée de 88 ans. Après son mariage avec Lae­ti­tia et son ins­tal­la­tion dans une mai­son de Marnes-la-co­quette, John­ny Hal­ly­day vou­lut re­prendre sa mère chez lui. Elle était de­ve­nue veuve, était dé­jà ma­lade et se dé­pla­çait dans un fau­teuil rou­lant. Cette femme et ses deux autres fils ont me­né la plus dis­crète des exis­tences. Hu­guette n’a ja­mais ac­cor­dé une in­ter­view de sa vie. Quelques fois seu­le­ment, on l’a vue en pho­to dans les ma­ga­zines. La der­nière fois, c’était à l’époque du spec­tacle de John­ny Hal­ly­day au Stade de France en 1998. En 2006, la san­té de sa mère dé­cli­nant, le chan­teur fut contraint de la lais­ser aux soins d’une ins­ti­tu­tion spé­cia­li­sée. Mais, comme il l’a fait en dé­but de septembre 2007, il em­me­nait sa ma­man avec lui en va­cances. Ses der­nières jour­nées ont été belles… Quant à Léon Smet, le père de John­ny, il s’est éteint le 8 no­vembre 1989. La pe­tite faute de frappe Il monte un groupe et joue à l’orée du Bois, mais il se fait vi­rer par les clients, car il fait trop de bruit. Les dé­buts sont dif­fi­ciles pour ce jeune ro­ckeur, qui a beau­coup de mal à trou­ver des en­ga­ge­ments et qui se fait co­pieu­se­ment sif­fler, voire in­sul­ter les rares fois où il ar­rive à fi­nir sa chan­son. C’est fi­na­le­ment à l’as­tor, une boîte du bou­le­vard Mont­martre, qu’il réus­sit à dé­clen­cher le dé­lire dans la salle et que l’es­poir re­naît en­fin. Mais un ro­ckeur qui se res­pecte a be­soin d’un nom qui fait amé­ri­cain et il choi­sit ce­lui de John­ny Hal­li­day (tou­jours avec un «i»).

Le 30 décembre, on l’a vu, c’est lors de l’en­re­gis­tre­ment ra­dio­pho­nique de l’émis­sion Pa­ris Cock­tail qu’il chante Let’s Have a Par­ty. Il sur­prend, étonne et réus­sit à sé­duire le pu­blic! Pré­sents ce jour-là dans la salle, deux pa­ro­liers, Jill et Jan, lui pro­posent un éven­tuel en­ga­ge­ment. L’ado­les­cent John­ny Hal­li­day com­mence en­fin à voir le bout du tun­nel… Après un en­tre­tien chez Vogue avec un bout d’es­sai, il en­re­gistre le 16 février 1960 son pre­mier 45 tours qui com­porte quatre titres: L’heure de vé­ri­té Le 18 avril 1960, le dan­seur que Line Re­naud de­vait par­rai­ner dans l’émis­sion L’école des ve­dettes tombe ma­lade. Ai­mée Mor­ti­mer, pro­duc­trice de l’émis­sion, ap­pelle le di­rec­teur ar­tis­tique de Vogue et de­mande que John­ny prenne la place du dan­seur ma­lade. C’est donc ce jour­là, le 18 avril 1960, que John­ny, ti­mide et mort de trac, se conten­tant de ré­pondre à Line Re­naud et à Ai­mée Mor­ti­mer par «oui» ou «non» comme un jeune dé­bu­tant, passe pour la pre­mière fois dans une émis­sion de té­lé.

Mal­gré tout, son ap­pa­ri­tion à l’émis­sion fait grim­per les ventes de disques de 30000 à 100 000 exem­plaires, et il en­re­gistre en mai 1960 un deuxième 45 tours com­por­tant Sou­ve­nirs sou­ve­nirs, Je cherche une fille, Je suis mor­du, Pour­quoi cet amour. Entre-temps, Wolf­son, le di­rec­teur ar­tis­tique de Vogue, lui trouve un im­pré­sa­rio de choc: Georges Le­roux. Le disque sort en juin et, grâce à Sou­ve­nirs, sou­ve­nirs, se vend comme des pe­tits pains.

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