«John­ny, c’est mon frère, mon sang...»

Syl­vie Var­tan: John­ny sym­bo­lise l’amé­rique, El­vis, James Dean, leurs jeans sexy, leurs che­veux en ba­nane, le rock’n’roll, «cette mu­sique d’hys­té­riques». Les filles se jettent à son cou, son fan-club dé­borde de lettres d’amour. Mais seules cinq femmes au­ro

Biographies Collection - - Ses amours -

SSyl­vie Georges Var­ta­nian est née le 15 août 1944 à Is­kretz (Bul­ga­rie) d’un père bul­gare d’as­cen­dance ar­mé­nienne et d’une mère d’ori­gine hon­groise. La chan­teuse blonde se­ra l’idole fé­mi­nine des jeunes de l’époque yéyé des an­nées 60. Avec John­ny, ils forment un couple chou­chou. Quand Syl­vie signe un contrat avec RCA pour une car­rière so­lo, la ma­chine est en route. Fin 1961, sort un pre­mier disque Quand le film est triste. Prise par un trac ter­rible, elle fait quand même ses pre­miers pas sur la scène de l’olym­pia à Pa­ris le 12 décembre. Un deuxième titre, Est- ce que tu le sais?, sort au dé­but 1962. La jeune fille frêle et peu sûre d’elle re­fait l’olym­pia en ou­vrant le concert du ro­ckeur Vince Tay­lor.

Elle y fait la connais­sance de John­ny Hal­ly­day, ve­nu ap­plau­dir le ro­ckeur. Elle ne suc­combe pas tout de suite aux charmes du jeune homme, mais cette ren­contre est le point de dé­part d’une grande his­toire. La po­pu­la­ri­té de Syl­vie grimpe en flèche. En 1963, à l’émis­sion de ra­dio Sa­lut les Co­pains, elle est clas­sée n°1 par­mi les chan­teuses fran­çaises. Son idylle avec John­ny Hal­ly­day, qui l’a em­me­née en tour­née au dé­but de l’an­née, y est sans doute pour quelque chose. Le jeune pu­blic vient d’ailleurs les ap­plau­dir en juin lors d’un concer­tan­ni­ver­saire de Sa­lut les Co­pains, place de la Na­tion à Pa­ris. Ce ras­sem­ble­ment ob­tient un tel suc­cès que

ti­ciens. Il lui rend son vi­sage au bout de longues et mul­tiples in­ter­ven­tions… Mais le mal est fait et, au bout d’une al­liance et d’une com­pli­ci­té re­mar- quables, le couple Hal­ly­day bat de l’aile.

Après un mariage en dents de scie, ponc­tué de col­la­bo­ra­tions ar­tis­tiques, de duos à suc­cès (J’ai un pro­blème) et de nom­breuses tour­nées en com­mun, le couple le plus cé­lèbre des an­nées 1960 di­vorce le 4 no­vembre 1980.

Syl­vie n’a au­cun re­gret, mais elle sait qu’elle était tou­jours dans l’ombre d’un plus grand. Elle di­ra, en en­tre­vue à Pa­ris Match, des an­nées plus tard: «John­ny était mon frère. Mon sang. Ma jeu­nesse, comme je suis la sienne. On s’est connus à 17 ans. Ce mé­tier fait par­tie in­té­grante de notre ADN, c’est une vé­ri­table drogue émo­tion­nelle. Au­jourd’hui, on a cha­cun trou­vé son ange. Lui, Lae­ti­cia. Moi, To­ny (Scot­ti). De­puis qu’il s’est ins­tal­lé à Los An­geles, nous nous voyons. C’est sym­pa, on dîne chez l’un ou chez l’autre. Quelle cui­si­nière, cette Lae­ti­cia! J’ai­me­rais bien qu’elle me donne des cours... J’ai été très tou­chée de voir John­ny et Da­vid chan­ter en duo. Je trouve qu’ils se res­semblent. C’est bien qu’il montre son amour à Da­vid, c’était très émou­vant pour tous les deux.» Puis elle ajoute, comme ul­time éloge: «John­ny, c’est un mé­lange de fra­gi­li­té émo­tion­nelle, d’hy­per­sen­si­bi­li­té. Le cô­té déses­pé­ré qui lui vient de son en­fance, dont il ne s’est ja­mais vrai­ment gué­ri, touche les gens au plus pro­fond. Et c’est ça qui res­sort quand il chante.»

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