Or­ni­tho

C'est un ré­gal d'avoir des co­li­bris qui vo­lettent dans votre jar­din, mais ne les nour­ris­sez pas avec n'im­porte quoi. Vous ne vou­lez pas les tuer avec votre gen­tillesse!

Biosphere - - Reportages - Par Da­vid Bird

C’est un ré­gal d’avoir des co­li­bris qui vo­lettent dans votre jar­din, mais ne les nour­ris­sez pas avec n’im­porte quoi. Vous ne vou­lez pas les tuer avec votre gen­tillesse!

As­sis à mon bu­reau pour écrire cette chro­nique,

j’ob­serve par la fe­nêtre les co­li­bris roux et les co­li­bris d’An­na qui vo­lettent entre nos man­geoires. De l’eau su­crée, tout sim­ple­ment, n’est-ce pas? Pas si vite : nour­rir les oi­seaux-mouches est sans conteste une lourde res­pon­sa­bi­li­té, tan­dis que, chez les ex­perts, il y a une contro­verse sur la ma­nière de le faire.

Il est d’abord ques­tion de la qualité de l’eau. Sur In­ter­net, je lis les com­men­taires d’une Qué­bé­coise qui se vante d’at­ti­rer beau­coup d’oi­seaux-mouches à gorge ru­bis avec de l’eau dé­mi­né­ra­li­sée dans une so­lu­tion de trois par­ties d’eau pour une me­sure de sucre. Je suis donc al­lé consul­ter hum­ming­bird­mar­ket.com, une ex­cel­lente source d’in­for­ma­tions sur l’ali­men­ta­tion des co­li­bris, ba­sée à Tuc­son, en Ari­zo­na.

On y re­com­mande d’uti­li­ser l’eau du ro­bi­net, qui a été trai­tée pour la con­som­ma­tion hu­maine, en en éli­mi­nant les bac­té­ries nui­sibles, et d’évi­ter d’uti­li­ser de l’eau dis­til­lée, dé­mi­né­ra­li­sée ou pu­ri­fiée. Les mi­né­raux pré­sents à l’état de trace dans l’eau du ro­bi­net peuvent être utiles aux oi­seaux comme ils le sont pour nous. C’est tou­te­fois une bonne idée de faire bouillir l’eau de la dis­tri­bu­tion mu­ni­ci­pale pour en éli­mi­ner les traces de ch­lore et de fluor, sus­cep­tibles de nuire aux oi­seaux. Consi­dé­rez aus­si que l’eau qui passe par un dis­po­si­tif adou­cis­seur peut se re­trou­ver sur­char­gée de sels et de mi­né­raux, au­quel cas, vous de­vriez uti­li­ser sim­ple­ment de l’eau par­tiel­le­ment ou to­ta­le­ment fil­trée (par un filtre de type Bri­ta).

Plu­sieurs uti­lisent de l’eau chaude du ro­bi­net pour faire leur so­lu­tion su­crée, mais, se­lon le Centre amé­ri­cain de contrôle et de pré­ven­tion des ma­la­dies, ce­la aus­si com­porte un risque. Boire ou cui­si­ner avec de l’eau chaude do­mes­tique consti­tue une me­nace pour la san­té à cause du plomb pré­sent dans les vieux ré­seaux de plom­be­rie. Or, ce plomb est aus­si toxique pour les oi­seaux que pour les hu­mains.

Voi­ci d’autres mises en garde re­la­tives à la préparation des so­lu­tions su­crées. En au­cun cas on ne de­vrait uti­li­ser d’édul­co­rants ar­ti­fi­ciels, de miel ou de sucre bio­lo­gique, de canne, d’agave ou de cas­so­nade. Les édul­co­rants sont dé­jà très contro­ver­sés dans l’ali­men­ta­tion hu­maine; avec la masse mi­nus­cule des co­li­bris, ces ef­fets né­ga­tifs peuvent être mul­ti­pliés. On ex­clut le miel parce qu’il fer­mente ra­pi­de­ment et peut gé­né­rer des toxines mor­telles pour les oi­seaux. Les sucres énu­mé­rés ci-des­sus contiennent une sur­abon­dance d’élé­ments comme le fer et le cal­cium qui peuvent dé­sta­bi­li­ser le mé­ta­bo­lisme des pe­tits oi­seaux. Du simple sucre blanc contient tout ce dont ils ont be­soin, ra­pi­de­ment sté­ri­li­sé par ébul­li­tion.

Quant au co­lo­rant rouge fré­quem­ment pré­sent dans les so­lu­tions com­mer­ciales, évi­tez-le. La cou­leur rouge des man­geoires peut sti­mu­ler la mé­moire des co­li­bris pour les ai­der à re­trou­ver leur source d’ali­men­ta­tion, mais le co­lo­rant ajou­té n’a pas d’autre fonc­tion que de faire vendre le pro­duit. Il vous per­met de vi­sua­li­ser la quan­ti­té res­tante dans la man­geoire, mais il peut aus­si mas­quer la pré­sence de fer­men­ta­tion, ce qui vous em­pê­che­rait de re­nou­ve­ler la so­lu­tion aus­si sou­vent que né­ces­saire. On n’a pas de preuve que le co­lo­rant rouge nuise aux co­li­bris; on sait d’autre part que cer­taines quan­ti­tés peuvent nuire aux hu­mains, et cer­tains spé­cia­listes du ré­ta­blis­se­ment des es­pèces nous mettent en garde contre la pos­si­bi­li­té que de telles tein­tures soient mal mé­ta­bo­li­sées par les co­li­bris.

Quant à l’ex­pé­rience de ma lec­trice qué­bé­coise qui at­tire de nom­breux co­li­bris à ses man­geoires, je sug­gé­re­rais que c’est la forte pro­por­tion de sucre (1 par­tie pour 3) de sa so­lu­tion qui en fait le suc­cès, et non l’uti­li­sa­tion d’eau dis­til­lée. Plu­sieurs sites sur l’ali­men­ta­tion des co­li­bris sug­gèrent de com­men­cer avec une pro­por­tion de

1 pour 3 pour les at­ti­rer d’abord, puis de pas­ser à 1 par­tie pour 4, ce qui vau­drait mieux pour les oi­seaux.

Mon cof­fret des ani­maux du Qué­bec | 0 à 2 ans Jé­rôme Car­rier Il­lus­tra­tions : Ch­ris­tophe Bon­cens (Édi­tions Au­zou)

Mon cof­fret des ani­maux du Qué­bec contient quatre livres tout-car­ton à lire et à tou­cher pour faire dé­cou­vrir les ani­maux aux tout-pe­tits qui ne savent pas en­core lire. Les en­fants ap­prennent à dis­tin­guer les ani­maux du ciel, de la fo­rêt, de l’eau et de la neige. Ca­ri­bou, ours blanc, har­fang des neiges, geai bleu : pho­tos et il­lus­tra­tions tac­tiles ac­com­pagnent les en­fants dans leurs dé­cou­vertes. Ils pour­ront ain­si s'amu­ser à tou­cher la four­rure, les plumes ou la peau de seize ani­maux du Qué­bec!

Un jour je ber­ce­rai la terre | 3 ans et plus Mi­reille Le­vert (Édi­tions de la Ba­gnole)

Dans cet al­bum qui plaît au­tant aux tout-pe­tits qu’à leurs pa­rents, Mi­reille Le­vert ini­tie son pu­blic lec­teur à la beau­té de la na­ture et à la beau­té tout court. Son coup de crayon a le don d’émou­voir et chaque strophe de son poème en images commence par les mots sui­vants : Un jour… Un peu comme Saint-Exu­pé­ry l’a fait avec son Pe­tit Prince, l’au­teure parle de l’im­por­tance de voir avec les yeux du coeur.

Gaya et le pe­tit dé­sert | 7 à 9 ans Gilles Vi­gneault Il­lus­tra­tions Stéphane Jo­risch (Édi­tions La Mon­tagne se­crète)

Le conte éco­lo­gique de Gilles Vi­gneault, illus­tré par Stéphane Jo­risch, nous in­vite à suivre Gaya, une pe­tite fille cu­rieuse et pleine d’idées. Elle réa­lise un ma­tin, près de la mai­son de son grand-père, que le puits d’eau est tom­bé à sec. Pour en connaître la cause, elle part in­ter­ro­ger les ha­bi­tants de la fo­rêt, dont un vieil arbre plu­sieurs fois cen­te­naire, ain­si qu’un hi­bou lo­quace, un écu­reuil plus ra­pide que l’éclair et un cas­tor qui tra­vaille sans cesse la nuit. Lan­cé en Eu­rope fran­co­phone le prin­temps der­nier, le livre-disque qui com­prend un CD avec un conte nar­ré et dix chan­sons s’est vu dé­cer­ner le pres­ti­gieux Coup de coeur jeu­nesse Charles Gros!

Les étoiles d’Hu­bert | Dès 4-5 ans Do­mi­nique Di­mey et Hu­bert Reeves Il­lus­tra­tions : Sé­bas­tien Che­bret (Édi­tions des Braques)

Ce livre-CD conçu et fa­bri­qué en France donne la pa­role à l’as­tro­phy­si­cien qué­bé­cois Hu­bert Reeves. L’his­toire est fort simple et se passe au Ca­na­da où le jeune Antonin aper­çoit une étoile fi­lante dans le ciel au-des­sus du lac Saint-Louis où ha­bite sa grand-mère. Comme il s’in­ter­roge sur ce phé­no­mène, c’est Hu­bert, un grand spé­cia­liste des astres et ami de son grand-père, qui va lui li­vrer les mille se­crets sur les étoiles et l’uni­vers. « L’as­tro­no­mie, com­mente Hu­bert Reeves, est de na­ture à sti­mu­ler l’in­tel­li­gence des en­fants et à leur don­ner l’en­vie de connaître l’uni­vers. » En France, le livre-CD a re­çu le sou­tien du Centre na­tio­nal des études spa­tiales (CNES) et de la Ligue de l’en­sei­gne­ment.

L’Ar­bra­gan | 6 à 11 ans Jacques Gold­styn (Édi­tions de la Pas­tèque)

Quand on est un pe­tit gar­çon pas comme les autres et que cette dif­fé­rence ne nous em­bête pas, on peut très bien se lier d'ami­tié avec un arbre et l'ap­pe­ler Ber­tolt. Ce­lui-ci est un chêne très vieux et son im­mense feuillage est non seule­ment une ca­chette, mais aus­si une mai­son, un la­by­rinthe ou une for­te­resse. Un jour, un nou­veau prin­temps ar­rive et Ber­tolt meurt. Quand un chat ou un oi­seau dé­cède, on sait quoi faire, mais pour un arbre, on fait quoi? Grand pas­sion­né de la na­ture, le des­si­na­teur Jacques Gold­styn a re­çu le Prix TD 2016 de la littérature jeu­nesse ca­na­dienne pour L’Ar­bra­gan.

Ren­dez à ces arbres ce qui ap­par­tient à ces arbres 11 ans et plus | Bou­car Diouf (Édi­tions La Presse)

Quels sont les liens entre les hu­mains et les arbres? Qu'avons-nous à ap­prendre de ces géants? Les en­ten­dez-vous nous par­ler? Des bao­babs de son en­fance sé­né­ga­laise aux bou­leaux du Bas-Saint-Laurent, le bio­lo­giste et océa­no­graphe Bou­car Diouf a tou­jours été fas­ci­né par le monde des plantes. Au­jourd'hui, après avoir long­temps écou­té les arbres, il leur donne la pa­role dans ce livre où se croisent la bio­lo­gie, la poé­sie et l'humour. Ar­ri­vé au Qué­bec au dé­but des an­nées 1990, Bou­car Diouf est un pé­da­gogue-né. Dans son livre, l’éco­lo­giste en lui échange avec le scien­ti­fique. Sous forme de conte, ce grand hu­ma­niste nous parle de la vie, de la mort, de sa fa­mille, de sa re­la­tion in­time avec les plantes et de ce qu'elles peuvent nous ap­prendre.

Ko­boltz Tome 1 Mis­sion Ulu­ru | 9 à 12 ans Be­noit Gre­laud (Édi­tions Sla­lom)

Ré­cit d’an­ti­ci­pa­tion por­té par des per­son­nages ori­gi­naux, la sé­rie Ko­boltz, ad­mi­ra­ble­ment bien illus­trée, se dé­cline comme une suite d’aven­tures fan­tas­tiques où les hé­ros se dis­putent la ve­dette pour ré­pa­rer les dé­gâts des hu­mains et ima­gi­ner un ave­nir meilleur. De fait, les Ko­boltz ont pour ob­ses­sion de ne pas pol­luer la pla­nète. Lorsque les hommes dé­cident de créer un in­sec­ti­cide, le pe­tit peuple sou­ter­rain dé­cide de les em­pê­cher de créer ce poi­son. Il au­ra be­soin de l'aide de Ra­ki­ri­ko, ban­ni plu­sieurs an­nées au­pa­ra­vant, mais le seul ca­pable de se rendre in­vi­sible aux yeux des hu­mains.

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