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Biosphere - - Reportages -

Le sphinx du saule

NOM SCIEN­TI­FIQUE

Sme­rin­thus ce­ri­syi DIS­TRI­BU­TION GÉO­GRA­PHIQUE Val­lées boi­sées du Ca­na­da mé­ri­dio­nal, de Terre-Neuve à la C.-B.

SI­TUA­TION

Non me­na­cé QU’EST-CE QUI LE REND UNIQUE? Ses ailes imitent de grands yeux pour in­ti­mi­der les pré­da­teurs.

AMU­SANT À SA­VOIR

Ce grand pa­pillon de nuit dis­cret passe la jour­née à se re­po­ser sur un tronc d’arbre, se fiant au ca­mou­flage de sa co­lo­ra­tion pour se confondre avec la tex­ture des écorces et pas­ser in­aper­çu aux yeux des oi­seaux in­sec­ti­vores. Lors­qu’il est per­tur­bé ou se sent me­na­cé, il dé­ploie ra­pi­de­ment ses ailes pour faire ap­pa­raître deux grands yeux sur la face dor­sale de ses ailes pos­té­rieures. Pour ac­croître l’im­pact de cette ap­pa­ri­tion sur­pre­nante, le pa­pillon ba­lance la pointe de son ab­do­men de haut en bas. Ces deux grands yeux qui sur­gissent avec un mou­ve­ment me­na­çant ont de quoi faire sur­sau­ter les hu­mains, et font pro­ba­ble­ment fuir les oi­seaux chan­teurs. Si sa ruse échoue, le pa­pillon de nuit est condam­né : il n’a pas d’autre moyen de pro­tec­tion et il est trop lent pour s’échap­per.

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