IN­TER­RO

Il a l’âge du Ch­rist mais ne joue pas tou­jours les saints. Ça n’em­pêche pas le nou­veau pa­pa d’être, au fond, un mau­dit bon gars.

Clin d'oeil - - MAI - par so­phie mont­mi­gny

Pierre-Luc Brillant est-il un bon gar­çon?

ans la troi­sième sai­son de Com­ment sur­vivre aux week-ends?, il sauve les filles en dé­tresse. Dans le long mé­trage La run, il ar­pente en­core les quar­tiers sombres de la ville, mais dans un tout autre des­sein. Pe­tite in­cur­sion dans les re­coins de l’es­prit de Pierre-Luc Brillant.

Est-ce que tes rôles dans C.R.A.Z.Y. ou dans La run, où tu joues un ven­deur de drogue, te per­mettent de te dé­fou­ler?

Oui! Ces rôles-là, c’est tou­jours un dé­fi. Jouer les hommes roses aus­si est dif­fi­cile, mais parce que ce genre de per­son­nage manque de sub­stance. Il faut donc trou­ver le bon ca­rac­tère pour rendre le gars in­té­res­sant. Pour les rôles de durs à cuire, la com­plexi­té ap­pa­raît dans le scé­na­rio. J’aime aus­si le jeu phy­sique qui est très de­man­dant pour le corps.

Comme dans le film La run. C’est un per­son­nage à l’op­po­sé de toi?

Ab­so­lu­ment! C’est vrai­ment un ma­gouilleur, un ven­deur de drogue. C’est un crot­té de la pire es­pèce. Le dé­fi était de ne pas en faire une ca­ri­ca­ture. Je vou­lais le rendre hu­main et mon­trer qu’il a un peu de sen­si­bi­li­té.

Tu aimes les rôles phy­siques et, pour­tant, tu n’as ja­mais fait de théâtre.

Non, mais ça s’en vient. À l’au­tomne, je vais jouer dans L’Opé­ra de quat’sous. En­suite, après les fêtes, je fe­rai par­tie d’une adap­ta­tion de Mid­sum­mer, avec Isa­belle Blais.

Tu tra­vailles comme ac­teur de­puis que tu as 12 ans. Te sens-tu à l’aise, main­te­nant, dans cette in­dus­trie?

Tout dé­pend des pro­jets. Des fois, je me trouve ri­di­cule, et d’autres fois, j’ai des nau­sées le ma­tin, quand j’ai quelque chose à faire qui me plaît moins. La plu­part du temps, ça va. Di­sons que je n’ai pas en­core réus­si à m’adap­ter au fait que je gagne ma vie avec ce mé­tier.

Pour­quoi as-tu dé­ci­dé d’étu­dier la phi­lo­so­phie? Te po­sais-tu trop de ques­tions sur ton mé­tier?

Étant ac­teur de­puis que je suis pe­tit, je me suis ren­du compte que je ne connais­sais pas grand-chose. Je man­quais un peu de culture gé­né­rale. Je vou­lais ap­prendre à lire et à écrire au sens noble du terme. Sans m’en rendre compte, ces études m’ont ap­pris à dé­cor­ti­quer des textes com­plexes. Ce genre d’études est bon pour les ac­teurs, puisqu’elles aident à ré­flé­chir sur l’état du per­son­nage.

Tu as éga­le­ment étu­dié en mu­sique et tu joues dans un band. Qu’est-ce qui t’at­tire dans la mu­sique?

L’ac­teur dit ce qu’on lui de­mande de dire, tan­dis que le mu­si­cien s’ex­prime li­bre­ment. Mon band, les Bat­teuxS­laques, est un genre de groupe ir­ré­vé­ren­cieux, et ça dé­foule. Je pré­pare aus­si un disque so­lo. Je chante et je joue de la gui­tare.

Com­ment qua­li­fie­rais-tu ta voix?

(Rires) Je ne sais pas si j’ai une belle voix, mais les gens ap­pré­cient quand je chante. Je n’ai pas une voix dé­ve­lop­pée, mais le style res­semble un peu à du Fred For­tin.

Tu as beau­coup de pro­jets sur la table… mais as-tu des re­grets?

Non, je suis trop jeune! (rires) Je suis mon in­cons­cient; j’ai confiance en lui pour faire les meilleurs choix.

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