DES RÉ­PONSES À VOS QUES­TIONS

Coquine - - PSYCHO - PAR VÉ­RO­NIQUE VINCELLI

SI LE SEXE FAIT BEAU­COUP JASER, IL Y A DE CES SU­JETS QUI NOUS RENDENT PLUS FRILEUX. AL­LEZ, OUSTE LES TABOUS! VÉ­RO­NIQUE VINCELLI, DIPLÔMÉE EN SEXOLOGIE, RÉ­POND À VOS QUES­TIONS LES PLUS INSOLITES AVEC UNE BONNE DOSE D’HU­MOUR ET D’AU­DACE.

Les fan­tasmes et les dé­si­rs

DAPHNÉE, 43 ANS

JE SUIS AUX HOMMES, MAIS JE FAN­TASME SOU­VENT À L’IDÉE DE FAIRE L’AMOUR AVEC D’AUTRES FEMMES. QU’EST-CE QUE CE­LA VEUT DIRE?

Bien que plu­sieurs vous di­ront qu’ils n’ont tout sim­ple­ment pas de fan­tasmes sexuels, nous en avons presque tous qui som­meillent en nous. Pri­va­tion sen­so­rielle, scé­na­rios tor­rides in­té­grant des jeux de rôle ou ébats dans des lieux in­usi­tés, les ex­perts s’en­tendent pour dire qu’il n’y a rien de plus sain que de fan­tas­mer! Par dé­fi­ni­tion, les fan­tasmes font par­tie de ce qui éveille et sou­tient le dé­sir. Ain­si, ils re­groupent tout ce qui touche l’ima­gi­naire éro­tique et qui a le pou­voir de sti­mu­ler l’ex­ci­ta­tion sexuelle. Toutes les confi­gu­ra­tions sont donc pos­sibles. Si les scé­na­rios qui vous al­lument sortent de votre «nor­ma­li­té» et que ce­la vous in­quiète, sa­chez que l’ima­gi­naire n’est pas un fac­teur as­sez fiable pour éva­luer, voire confir­mer l’orien­ta­tion sexuelle d’une per­sonne. Ce­la dit, le dé­sir de faire pas­ser ses fan­tasmes du rêve à la réa­li­té est un élé­ment pou­vant don­ner des in­dices plus clairs quant à l’at­ti­rance sexuelle.

Si vos fan­tasmes de­viennent en­va­his­sants et qu’ils vous causent une souf­france au quo­ti­dien, il se­ra im­por­tant de consul­ter un sexo­logue qui vous ai­de­ra à y voir plus clair.

Ap­pri­voi­ser le sexe anal

CLA­RA, 28 ANS

MON CHUM TRIPE VRAI­MENT SEXE ANAL, MAIS HONNÊTEMENT, ÇA ME FAIT UN PEU PEUR! JE SUIS QUAND MÊME CU­RIEUSE DE VOIR LES SEN­SA­TIONS QUE ÇA POUR­RAIT ME PRO­CU­RER. DES CONSEILS?

La ré­gion anale est une zone très in­ner­vée, et qui dit ter­mi­nai­sons ner­veuses dit aus­si… sen­si­bi­li­té ac­crue! Cer­taines per­sonnes s’adon­ne­ront à la pé­né­tra­tion anale, tan­dis que d’autres pré­fé­re­ront s’en te­nir aux ca­resses avec les doigts ou la langue.

Avant toute chose, fa­mi­lia­ri­sez-vous avec votre sphinc­ter anal: contrac­tez les muscles au­tour de votre anus, comme si vous cher­chiez à re­te­nir un gaz. Main­te­nez la contrac­tion 10 se­condes sans cou­per votre res­pi­ra­tion, puis re­lâ­chez. Cet exer­cice vous ai­de­ra à prendre cons­cience de votre corps en ren­dant vos muscles beau­coup plus souples et ré­cep­tifs aux sen­sa­tions.

Il im­porte de sa­voir que l’anus ne se lu­bri­fie pas vrai­ment na­tu­rel­le­ment. Afin d’as­su­rer une pé­né­tra­tion confor­table et d’évi­ter les bles­sures, il s’avère né­ces­saire d’uti­li­ser un bon lubrifiant à base d’eau ou de si­li­cone. Tout comme n’im­porte quelle autre pra­tique sexuelle, le sexe anal est une ques­tion de pré­fé­rence per­son­nelle. Pre­nez le temps de par­ler de vos ap­pré­hen­sions à votre par­te­naire afin d’être sur la même lon­gueur d’onde. La clé du plai­sir reste la com­mu­ni­ca­tion.

Pé­né­tra­tion dou­lou­reuse

JOSÉE, 54 ANS

J’AI UN NOU­VEAU PAR­TE­NAIRE DE­PUIS QUELQUES MOIS ET J’AI L’IM­PRES­SION QUE SON SEXE EST TOUT SIM­PLE­MENT TROP GROS! J’AIME NOS MO­MENTS D’IN­TI­MI­TÉ, MAIS LA PÉ­NÉ­TRA­TION EST TEL­LE­MENT DOU­LOU­REUSE QUE JE L’ÉVITE. À L’AIDE!

Le pre­mier élé­ment à gar­der en tête en ma­tière d’in­ti­mi­té sexuelle est que le plai­sir ne se confine pas à la gé­ni­ta­li­té. On l’ou­blie sou­vent, mais il va bien au-de­là de la pé­né­tra­tion! En­semble, com­men­cez d’abord par ti­rer pro­fit des pré­li­mi­naires et amu­sez-vous à ex­plo­rer le corps de l’autre. Après tout, c’est un tout nou­veau ter­rain de jeu qui s’offre à vous!

Lorsque la femme est ten­due, le muscle pu­bo-coc­cy­gien qui en­toure son va­gin a ten­dance à se contrac­ter, ren­dant alors la pé­né­tra­tion dif­fi­cile et très in­con­for­table. De plus, si vous ap­pré­hen­dez le mo­ment de la pé­né­tra­tion, il y a de fortes chances que l’état de stress dans le­quel vous vous re­trou­vez en vienne à gê­ner la lu­bri­fi­ca­tion na­tu­relle du va­gin. Pour re­mé­dier à la si­tua­tion, ques­tion­nez-vous sur ce qui vous al­lume vrai­ment. Est-ce le sexe oral? La sti­mu­la­tion ma­nuelle? Faites-en part à votre par­te­naire, car ça l’ai­de­ra à ali­men­ter la four­naise! Pour un pe­tit coup de pouce ad­di­tion­nel au rayon de la mouille, n’hé­si­tez pas à uti­li­ser un lubrifiant sexuel. Avec au­tant de va­rié­té sur le mar­ché, il ne vous reste plus qu’à trou­ver ce­lui qui fe­ra votre bon­heur. Cer­taines po­si­tions sexuelles sont éga­le­ment à pré­co­ni­ser. Op­tez pour celles où l’homme est sur le des­sus. Ce­la per­met d’évi­ter une pé­né­tra­tion trop pro­fonde, vous as­su­rant ain­si un maxi­mum de confort. Fi­na­le­ment, es­sayez de gar­der une bonne com­mu­ni­ca­tion lors de vos re­la­tions sexuelles afin de ver­ba­li­ser votre ni­veau d’ex­ci­ta­tion et de si­gna­ler vos li­mites.

QUELQUE CHOSE VOUS TI­TILLE? N’HÉ­SI­TEZ PAS À LUI ÉCRIRE À RE­DAC­TION@DOM­COM.COM.

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