LA CALL-GIRL ET LE CLIENT

La call-girl et Le client

Coquine - - ENTREVUE EXCLUSIVE - Par Joan­na Jour­dain

Vous avez en­vie de mettre du pi­quant dans votre couple? Voi­ci une pro­po­si­tion de jeu de rôle pour al­lu­mer votre soi­rée en amou­reux. À chaque nu­mé­ro, nous vous sug­gé­re­rons un scé­na­rio pour vous in­vi­ter à réa­li­ser cer­tains de vos fan­tasmes. N’ou­bliez pas, vous pou­vez créer votre propre ca­ne­vas en vous ins­pi­rant du nôtre.

Mise en scène

LIEU ET DÉ­COR: Chambre d’hô­tel chic HEURE: Dé­but de soi­rée

COS­TUMES ET AC­CES­SOIRES: Lui: ha­bit chic; elle: ci­ré noir, robe sexy; écharpe de soie, bi­joux, par­fum ca­pi­teux, bou­teille de cham­pagne

AM­BIANCE: Ri­deaux fer­més, lu­mières ta­mi­sées

Mise en si­tua­tion et dialogue

Elle l’ap­pelle au tra­vail et lui de­mande d’al­ler prendre une chambre au Ritz, pour une nuit, après sa jour­née. Elle le rap­pel­le­ra à 19 h, quand il y se­ra ins­tal­lé…

Il ac­cepte sans de­man­der pour­quoi. Elle l’a ha­bi­tué à ses mys­tères et ex­tra­va­gances.

À 19 h pré­cises, elle l’ap­pelle du bar de l’hô­tel, d’une voix suave et chaude: «Bon­soir, mon­sieur. Vous avez si­gna­lé au por­tier que vous al­liez avoir be­soin de com­pa­gnie. Elle est ar­ri­vée, mon­sieur. À quelle chambre doit-elle se rendre?»

Lui, hé­si­tant, puis amu­sé:

«La 707. La porte n’est pas ver­rouillée. Qu’elle entre.»

Elle, en sor­tant du bar: «Très bien. La per­sonne se di­rige vers l’as­cen­seur, mon­sieur. À voir sa dé­marche, il semble que c’est vous qui al­lez mon­ter au sep­tième ciel.»

Ac­tion

Elle fait une en­trée théâ­trale dans la chambre. Comme une star, une femme fa­tale.

Il est as­sis près de la fe­nêtre. Il pleut. Il a mis une bou­teille de cham­pagne dans le seau à glace.

Elle avance d’une dé­marche sexy, traî­nante, en dé­fai­sant la cein­ture de son im­per­méable noir, se plante de­vant lui, laisse tom­ber son ci­ré. Elle porte une jo­lie robe de cock­tail noire, dé­col­le­tée, sans manches, une écharpe de soie rouge au­tour du cou, des bi­joux (bra­ce­let, col­lier, boucles d’oreilles) et un par­fum ca­pi­teux.

Elle le fixe droit dans les yeux:

«Je suis Na­ta­cha, votre call-girl pour la nuit.»

Il ré­pond en dé­bou­ton­nant sa che­mise: «Vous me plai­sez, Na­ta­cha.

Nous al­lons bien nous amu­ser...»

Il la re­garde d’un air sé­dui­sant et verse du cham­pagne dans deux flûtes. En pre­nant la sienne, sans le quit­ter des yeux, Na­ta­cha dit: «Hummm, vous avez du goût. C’est une bonne marque… du Veuve Cli­to…»

Il sou­rit au jeu de mots, pro­pose un toast, la dé­bar­rasse du verre et l’en­traîne sur le lit.

Il se dé­nude et s’al­longe, af­fi­chant une so­lide érection, alors qu’elle garde sa robe, mais re­tire len­te­ment son string noir et le lui lance sur le nez. Elle lui or­donne de le hu­mer tan­dis qu’elle s’as­soit sur lui comme une Ama­zone monte en selle. Elle se sert de son écharpe pour lui ban­der les yeux. Il grogne dé­jà de plai­sir… Na­ta­cha le com­pli­mente sur sa vi­ri­li­té: «Quel ma­gni­fique éta­lon vous faites!»

La robe en­rou­lée à la taille, elle reste as­sise, la fente glis­sant sur le sexe dur­ci, et son bas­sin en­tre­prend des mou­ve­ments de va-et-vient, pour l’aga­cer. Il geint…

Elle l’au­to­rise à lui ca­res­ser les cuisses et les seins qu’elle a sor­tis de son cor­sage. «Quand je me se­rai bien em­pa­lée, vous en­lè­ve­rez le ban­deau pour me voir jouir», or­donne-t-elle, agui­cheuse, en re­muant les hanches avant la grande che­vau­chée…

S’en­suit une mon­tée du dé­sir chez cha­cun des pro­ta­go­nistes jus­qu’à ce que la femme vive un or­gasme des plus in­tenses: «Main­te­nant que j’ai eu ce que je vou­lais, je me de­mande bien com­ment vous rendre la pa­reille…» C’est alors qu’elle des­cend sa bouche sur le sexe de l’homme et le prend jus­qu’à ce qu’il fri­sonne de tout son in­té­rieur.

Elle l’em­brasse fer­me­ment et quitte la pièce.

À vous de jouer!

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