L’ÉROTISME À TRA­VERS LE MONDE

Coquine - - SOCIÉTÉ - PAR EVA L.

VOI­CI QUELQUES DON­NÉES, COU­TUMES ET FAITS IN­TÉ­RES­SANTS SUR LA SEXUA­LI­TÉ DES GENS VI­VANT DANS DIVERS PAYS. LES FRAN­ÇAIS SONT-ILS PLUS OU­VERTS D’ES­PRIT? LES AMÉ­RI­CAINS SONT-ILS MOINS FER­VENTS DE SEXUA­LI­TÉ QUE LE SONT D’AUTRES PEUPLES? PEUT-ON S’EM­BRAS­SER EN PU­BLIC PAR­TOUT DANS LE MONDE?

LA SODOMIE: TEN­DANCE PO­PU­LAIRE CHEZ NOS COU­SINS FRAN­ÇAIS

Se­rez-vous éton­né d’ap­prendre que 70 % des Fran­çais ont un goût par­ti­cu­lier pour la fel­la­tion et le cun­ni­lin­gus? C’est dans le groupe des 45-54 ans qu’on trouve la plus im­por­tante pro­por­tion de per­sonnes qui en sont friandes (81 %), alors que chez les 18-24 ans, seule­ment 37 % des ré­pon­dants af­firment qu’il s’agit de leur pra­tique sexuelle pré­fé­rée. La sodomie ar­rive bonne deuxième dans les pré­fé­rences sexuelles des Fran­çais, et un ré­pon­dant sur trois af­firme la pra­ti­quer ré­gu­liè­re­ment. Bien sûr, la mas­tur­ba­tion fait par­tie du to­po: plus de 90 % des hommes et 60 % des femmes disent la pra­ti­quer. Et, par­fois, ils le font l’un de­vant l’autre pour s’ex­ci­ter. Pour­quoi pas?

LA FEL­LA­TION VUE COMME UNE PER­VER­SION

Dans plu­sieurs pays afri­cains, comme le Ca­me­roun, le Ke­nya ou la Ly­bie, la fel­la­tion est consi­dé­rée comme un acte sexuel lié à l’ho­mo­sexua­li­té, et elle est in­ter­dite. On l’as­so­cie d’ailleurs sou­vent à la per­ver­sion des Oc­ci­den­taux. Or, cer­tains pays, dont l’al­gé­rie, le To­go et le Ni­ge­ria, per­mettent la fel­la­tion, mais entre ho­mo­sexuels seule­ment. La fel­la­tion est très po­pu­laire et per­mise en Amé­rique, et l’on sait que les hommes adorent cette pra­tique, mais les Oc­ci­den­taux en­vient sou­vent la po­ly­ga­mie dont peuvent se pré­va­loir les hommes dans plu­sieurs pays d’afrique. En ef­fet, il n’est pas rare de voir un homme afri­cain ma­rié à plu­sieurs femmes. L’éja­cu­la­tion pré­coce est éga­le­ment bien vue (!) dans cer­taines ré­gions afri­caines.

L’IMPURETÉ DES RÈGLES

Si en Oc­ci­dent les mens­trua­tions sont ba­nales, dans cer­tains pays, cette pé­riode de quelques jours est mal vue. Au Sé­né­gal, on af­firme que les règles sont im­pures et on re­doute les «mau­vais fluides». En Is­raël, lorsque la femme a ses mens­trua­tions, le ma­ri ne la touche pas du tout, même pas une main, et le couple fait chambre à part. Heu­reu­se­ment, avec la mon­dia­li­sa­tion, ces ha­bi­tudes tendent à s’es­tom­per.

LE OUI MAIS…

Ce bai­ser né en France (d’où son nom) n’est pas re­con­nu par­tout dans le monde. En Chine, il est hors de ques­tion d’em­bras­ser avec la langue dans un en­droit pu­blic. Les Chi­nois consi­dèrent ce geste comme une par­tie de l’acte sexuel, et il est très dé­pla­cé pour eux de le faire de­vant d’autres gens. Même son de cloche en Inde, où le bai­ser est consi­dé­ré comme ta­bou. On dit même qu’em­bras­ser quel­qu’un en pu­blic équi­vaut à por­ter at­teinte à la pu­deur. Dans les longs-mé­trages de Bol­ly­wood, on cen­sure les bai­sers ou on n’en met au­cun, de peur de pro­vo­quer. C’est pour ce­la que les pro­ta­go­nistes vont dan­ser et chanter leur amour plu­tôt que de s’em­bra­ser à la fin du film. Fi­na­le­ment, au Sé­né­gal, on n’em­brasse pas sa femme (ni sur la bouche ni ailleurs sur le vi­sage) en pu­blic.

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