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Coquine - - SOCIÉTÉ -

LE RE­TOUR DU MÂLE DO­MI­NANT

On dé­crit l’homme idéal comme ce­lui qui sait par­ler de ses émo­tions, écoute sa conjointe et par­ti­cipe aux tâches quo­ti­diennes. Le pro­blème, sur le plan sexuel, c’est que ces qua­li­tés ne font pas fan­tas­mer cer­taines femmes! Ch­ris­tian Grey est do­mi­nant dans ses re­la­tions, qu’elles soient pro­fes­sion­nelles ou in­times. Sous la couette (ou plu­tôt dans la salle de tor­tures!), il dé­cide des po­si­tions et re­fuse même qu’anas­ta­sia le touche. Dans ce con­texte, la lec­trice qui s’ima­gine entre les mains do­mi­nantes de cet homme peut en­fin lâ­cher prise. Ne plus avoir à prendre de dé­ci­sion et se lais­ser gui­der… voi­là qui amorce bien une nuit en­dia­blée!

LA DÉCULPABILISATION SEXUELLE

Il n’y a pas si long­temps, nos grands-mères ap­pre­naient dans leurs cours de re­li­gion que le sexe ser­vait à la pro­créa­tion et non au plai­sir. Honte à la femme qui se dé­lec­tait du membre vi­ril de son ma­ri! En­core au­jourd’hui, il existe plu­sieurs ta­bous sexuels, et la culpa­bi­li­té est mal­heu­reu­se­ment en­core bien pré­sente. Cin­quante nuances de Grey a per­mis à un nombre in­cal­cu­lable de femmes de s’éman­ci­per au lit, et ce, sans vivre de culpa­bi­li­té. Pour­quoi? Parce qu’elles ne se sentent plus seules: si des mil­lions de femmes disent avoir été ex­ci­tées à la lec­ture de ces pages, pour­quoi se re­tien­draient-elles d’en faire de même?

LE POU­VOIR DE L’AR­GENT

On se sou­vient qu’anas­ta­sia est une étu­diante avec peu de moyens fi­nan­ciers, tan­dis que Ch­ris­tian est riche comme Cré­sus. Il peut lui ache­ter tout ce qu’elle dé­sire, l’ame­ner où elle veut et quand bon lui semble. Il pos­sède une mai­son et des au­tos luxueuses… et même son propre hé­li­co­ptère! Non seule­ment le per­son­nage prin­ci­pal l’aime d’un amour fou, mais il a éga­le­ment le pou­voir de la cou­vrir d’or. Avouez que ça vous fait sa­li­ver!

UN HOMME À SAU­VER

Dif­fi­cile de com­prendre pour­quoi, mais il sem­ble­rait que quelque chose de vis­cé­ral pousse les femmes (du moins, plu­sieurs d’entre elles!) à croire qu’elles pour­ront chan­ger leur homme ou le sau­ver de lui-même. Plu­sieurs dames, en ren­con­trant un bad boy ou un mâle bles­sé, se donnent comme mis­sion de ré­pa­rer son coeur et de l’ai­der à af­fron­ter ses dé­mons. L’au­teure des ro­mans a vou­lu nous faire rê­ver en créant un Ch­ris­tian en ap­pa­rence confiant, mais qui traîne des bles­sures d’en­fance. Mieux en­core, il ne croit pas en l’amour. De quoi ex­ci­ter la gent fé­mi­nine!

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