CHÈRE AMIE… ET COL­LÈGUE

ON PASSE BEAU­COUP DE TEMPS AU TRA­VAIL. NOR­MAL QU’ON S’Y FASSE DES AMIS. MAIS COMME ON MÊLE VIE PER­SON­NELLE ET VIE PRO­FES­SION­NELLE, IL FAUT S’AS­SU­RER QUE CES AMI­TIÉS RES­TENT HAR­MO­NIEUSES. MODE D’EM­PLOI.

Coup de Pouce - - SOMMAIRE - Par Na­tha­lie Val­le­rand

Conseils pour en­tre­te­nir des ami­tiés har­mo­nieuses au bou­lot

Je convoite le même poste que mon amie QUE FAIRE?

La trans­pa­rence est la meilleure fa­çon de conser­ver sa confiance. Le mieux, c’est donc d’en par­ler en tête à tête avec elle. «On peut lui dire qu’on tient à son ami­tié et qu’on se­ra loyale tout au long du pro­ces­sus, sug­gère Sa­rah Gi­rouard, consul­tante en dé­ve­lop­pe­ment or­ga­ni­sa­tion­nel chez Alia Con­seil. Et on in­siste sur le fait que c’est une saine com­pé­ti­tion.» Si on est pro­mue, on a la vic­toire mo­deste. «Notre suc­cès ne doit pas nous faire ou­blier que notre amie vit une dé­cep­tion, sou­ligne Anik Cha­rest, coach et vice-pré­si­dente de la firme de con­seil et de for­ma­tion CFC. On peut cé­lé­brer en grand avec nos proches, mais la ré­serve est de mise au bu­reau.» En­fin, on ren­contre notre amie en pri­vé pour lui dire que l’on com­prend sa dé­cep­tion et qu’elle peut comp­ter sur notre sou­tien dans l’avan­ce­ment de sa car­rière.

ON ÉVITE

///… de ca­cher à notre amie qu’on a po­sé notre can­di­da­ture. «Mieux vaut être trans­pa­rente, af­firme Sa­rah Gi­rouard. Si­non, on pour­ra dif­fi­ci­le­ment pré­ser­ver cette ami­tié.»

///… de sa­bo­ter ses chances. «Non seule­ment on pour­ra dire adieu à notre ami­tié, mais notre at­ti­tude risque de nous faire mal pa­raître aux yeux de la di­rec­tion et nous coû­ter le poste», pour­suit-elle.

///… de lui en vou­loir si c’est elle qui est choi­sie. «Si on la boude et qu’on lui fait la vie dif­fi­cile, on étire notre dou­leur et on se­ra per­çue comme mau­vaise per­dante, re­marque Anik Cha­rest. Cette ré­ac­tion nui­ra à nos chances d’être pres­sen­tie pour une pro­mo­tion la prochaine fois.» Mieux vaut être bonne joueuse et conti­nuer à avan­cer. D’autres oc­ca­sions se pré­sen­te­ront.

Une de mes amies est de­ve­nue ma pa­tronne QUE FAIRE?

D’abord, la fé­li­ci­ter! On peut en­suite lui dire qu’on est consciente que cer­taines choses peuvent chan­ger, mais qu’on est contente pour elle et qu’elle peut comp­ter sur notre col­la­bo­ra­tion. Pour que les autres membres de l’équipe n’en viennent pas à croire qu’il y a des passe-droits, elle vou­dra peut-être créer une cer­taine dis­tance avec nous. Même si c’est dif­fi­cile, il faut res­pec­ter sa vo­lon­té, in­siste Ju­lie Ca­ri­gnan, psy­cho­logue et as­so­ciée prin­ci­pale chez SPB psy­cho­lo­gie or­ga­ni­sa­tion­nelle. «Elle doit faire at­ten­tion, car les autres em­ployés doivent se sen­tir trai­tés de fa­çon équi­table. Et puis, en tant que pa­tronne, elle doit s’as­su­rer d’avoir de bonnes re­la­tions avec tout le monde.» Si on est un peu jalouse de notre amie, on es­saie de se rai­son­ner et de chas­ser ce sen­ti­ment. En par­ler à une per­sonne de confiance pour­rait nous faire du bien. On peut aus­si es­sayer de voir en elle un mo­dèle qui nous ins­pire dans notre réus­site pro­fes­sion­nelle.

ON ÉVITE

///… d’es­sayer de pro­fi­ter de son ami­tié pour ob­te­nir des pri­vi­lèges ou des in­for­ma­tions sen­sibles. «C’est un manque d’éthique et ça met notre amie dans une po­si­tion in­con­for­table», tranche Ju­lie Ca­ri­gnan.

///… de tout ra­me­ner à nous. Notre amie pren­dra des dé­ci­sions qui ne nous plai­ront pas né­ces­sai­re­ment. Il ne faut pas en faire une af­faire per­son­nelle. Ses nou­velles fonc­tions exigent qu’elle fasse ce qui est le mieux pour l’équipe et l’en­tre­prise.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.