Vers de nou­veaux mo­dèles

Coup de Pouce - - MA VIE -

Ce­la dit, il existe bel et bien des hommes qui se braquent com­plè­te­ment et re­fusent, consciem­ment ou non, d’in­ves­tir la sphère do­mes­tique. «Cer­tains hommes trouvent in­fan­ti­li­sant de se faire dire par leur femme quoi faire dans la mai­son, re­marque M. Sur­pre­nant. Soit, mais alors, qu’ils prennent les de­vants!»

«J’en suis ve­nue à pen­ser que j’étais la plus apte à te­nir le rôle de lo­gis­ti­cienne de pre­mière ligne parce qu’au fond de moi, je ne croyais pas que mon ma­ri pou­vait le faire, avoue Éli­sa­beth. Il a fal­lu que je passe par­des­sus ça.» En­suite, au lieu de sim­ple­ment se par­ta­ger l’or­ga­ni­sa­tion des tâches, le couple a mi­sé sur les forces res­pec­tives et les prio­ri­tés. «En fait, si les femmes lais­saient tom­ber l’idée de de­voir tout faire par­fai­te­ment, et que les hommes ap­pre­naient à dé­ve­lop­per leur vi­sion pé­ri­phé­rique de fa­çon à avoir une pers­pec­tive plus large, donc à mieux pla­ni­fier, je suis convain­cue que les choses mar­che­raient très bien!»

Cette édu­ca­tion, elle com­mence à la mai­son. Sou­vent sous l’in­fluence de nos pa­rents, de nos grands-pa­rents et de tous ceux qui les ont pré­cé­dés. «Les grands chan­ge­ments se font sur des gé­né­ra­tions, c’est nor­mal, as­sure An­dré Sur­pre­nant. Les hommes par­tagent de plus en plus équi­ta­ble­ment les tâches de la mai­son. Main­te­nant, ils doivent aus­si ap­prendre à les an­ti­ci­per! Quant à nos en­fants, ce qu’on peut faire de mieux, c’est d’être les meilleurs mo­dèles pour eux, car c’est da­van­tage ce qu’ils voient qui est im­por­tant, que ce qu’on peut leur dire. S’ils voient leurs deux pa­rents aus­si pré­sents et res­pon­sables l’un que l’autre dans le tra­vail do­mes­tique, meilleures se­ront les chances qu’ils re­pro­duisent cette équi­té • une fois adultes.»

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