DANS LA VIE DE... Fran­çoise Bâ­by, guide tou­ris­tique

Coup de Pouce - - ÉDITO - Pro­pos recueillis par Ju­lie Roy Pho­to: Charles Briand

1 On adore les ques­tions!

Je suis tou­jours en­thou­siaste quand des tou­ristes me posent des ques­tions sur Mont­réal. En gé­né­ral, ils sont très cu­rieux. Cer­tains ont dé­jà beau­coup lu sur l’en­droit qu’ils vi­sitent, et ils veulent en sa­voir da­van­tage. D’où l’im­por­tance, pour un guide, de suivre une for­ma­tion conti­nue!

2 NE S’IM­PRO­VISE PAS GUIDE QUI VEUT.

À Mont­réal, on exige un per­mis de la Ville, qu’on ob­tient après avoir réus­si des études col­lé­giales comme guide. Dans cette for­ma­tion de huit mois – don­née no­tam­ment par l’ITHQ – on ap­prend une foule de choses sur la ville, mais aus­si sur le tra­vail de guide. L’exa­men fi­nal consiste en une vi­site gui­dée, que l’on fait pour des per­sonnes oeu­vrant en tou­risme.

3 C’EST UN EM­PLOI À HO­RAIRE VA­RIABLE.

Plu­sieurs per­sonnes croient qu’il s’agit d’un passe-temps, mais il s’agit vrai­ment d’un em­ploi, à temps plein ou par­tiel, se­lon nos dis­po­ni­bi­li­tés. Du­rant l’été, nous sommes très oc­cu­pés. Pen­dant l’hi­ver, cer­tains d’entre nous guident des tou­ristes ici, tan­dis que d’autres ac­com­pagnent des groupes à l’ex­té­rieur du pays. On en pro­fite aus­si pour as­sis­ter à des confé­rences, vi­si­ter des mu­sées et ap­pro­fon­dir nos connais­sances sur la ville.

4 ON NE CRÉE

PAS TOU­JOURS L’ITI­NÉ­RAIRE…

mais on le change par­fois! Cer­taines com­pa­gnies qui re­tiennent nos ser­vices nous four­nissent un par­cours à suivre. Mais la plu­part du temps, on dis­pose de beau­coup de la­ti­tude. Pour un groupe très cu­rieux, on peut très bien glis­ser un at­trait sup­plé­men­taire dans le pro­gramme de la vi­site.

5 ON DOIT CONSTAM­MENT S’ADAP­TER.

Cer­tains guides tra­vaillent à bord d’au­to­cars, d’autres font des vi­sites à pied ou à vé­lo. Comme on est sou­vent à l’ex­té­rieur, on doit pou­voir faire dé­cou­vrir la ville aux tou­ristes même quand la mé­téo n’est pas de notre cô­té. Quand il pleut, je di­rige mon groupe vers des en­droits cou­verts, comme le Mont­réal sou­ter­rain. Par ailleurs, bien que la plu­part de nos vi­sites se dé­roulent en an­glais, il est tou­jours utile de connaître une troi­sième et même une qua­trième langue.

FRAN­ÇOISE B­BY, 56 ans, guide tou­ris­tique cer­ti­fiée de Mont­réal de­puis 3 ans (fran­coi­se­ba­by­tour­guide.com).

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.