PE­TIT GUIDE D’AU­TO­DÉ­FENSE

Coup de Pouce - - ÉDITO - Par Ca­the­rine Main­ville-M.

SI LA MA­JO­RI­TÉ DES AGRES­SIONS SONT COM­MISES PAR DES PER­SONNES CONNUES DES VIC­TIMES, IL AR­RIVE NÉAN­MOINS QUE L’AGRES­SEUR SOIT UN IN­CON­NU QUE L’ON CROISE À LA MAU­VAISE PLACE, AU MAU­VAIS MO­MENT. COMMENT DÉSAMORCER CE GENRE DE SI­TUA­TIONS? SUR­TOUT, COMMENT S’EN SOR­TIR SI ÇA DÉ­GÉ­NÈRE?

Il n’existe pas de mode d’em­ploi of­fi­ciel sur la fa­çon de se com­por­ter en cas d’agres­sion. Nombre d’ou­tils peuvent tou­te­fois nous aider à maî­tri­ser une telle si­tua­tion et à évi­ter le pire, croit Bea­triz Muñoz, co­or­don­na­trice et ins­truc­trice d’Ac­tion, un cours d’au­to­dé­fense pour femmes et ado­les­centes du Centre de pré­ven­tion des agres­sions de Mont­réal. Ici, on n’en­seigne pas à se battre contre un agres­seur, mais à uti­li­ser des moyens ver­baux et phy­siques pour mettre un frein à l’agres­sion et s’en­fuir. Les femmes ap­prennent aus­si que, par­fois, leurs doigts, leurs poings et leurs ge­noux sont des armes re­dou­tables contre le nez, les oreilles et le plexus so­laire d’un as­saillant!

Les coups sont aus­si un der­nier re­cours pour Chan­tal Le­page, ins­truc­trice d’arts martiaux et d’au­to­dé­fense, et pro­prié­taire de l’école On­na­no Au­to­dé­fense. Elle convient néan­moins que la connais­sance de cer­taines tech­niques phy­siques peut se ré­vé­ler fort utile.

LES DEUX FEMMES NOUS DISENT COMMENT RÉ­AGIR AUX SI­TUA­TIONS SUI­VANTES:

Un in­di­vi­du me suit et m’in­ter­pelle...

Il existe dif­fé­rents moyens de maî­tri­ser la si­tua­tion lors­qu’on a l’im­pres­sion d’être sui­vie ou lors­qu’un in­di­vi­du nous in­ter­pelle de fa­çon dé­pla­cée. «Si l’on craint pour notre sé­cu­ri­té, on peut sor­tir notre cel­lu­laire et le mettre en mode ur­gence pour ap­pe­ler le 911, au be­soin, sug­gère Chan­tal Le­page. On peut aus­si faire sem­blant d’ap­pe­ler un ami. Si l’on pré­fère et que ce­la est pos­sible, on peut s’éloi­gner et en­trer dans un com­merce.»

Se­lon Bea­triz Muñoz, af­fron­ter l’in­di­vi­du en le re­gar­dant dans les yeux est aus­si une fa­çon de désamorcer la si­tua­tion si l’on se sent la force de le faire. «Lui crier “Laisse-moi tran­quille!”, par exemple, se ré­vèle très ef­fi­cace dans cer­tains cas, as­sure-t-elle. Crier n’est pas tou­jours né­ces­saire, mais ce­la peut nous aider à at­ti­rer l’at­ten­tion des gens.»

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