À la conquête DU GRIL

Coup de Pouce - - ÉDITO -

Si vous ha­bi­tez un quar­tier ré­si­den­tiel, il vous est pro­ba­ble­ment ar­ri­vé, en ren­trant d’une jour­née de tra­vail éprou­vante, d’être en­voû­tée par le fu­met ap­pé­tis­sant qui se dé­gage du bar­be­cue d’un voi­sin. Si vous n’aviez écou­té que votre es­to­mac vide, vous au­riez tra­ver­sé dare-dare la clôture pour vous at­ta­bler cou­teau-four­chette à la main chez votre fu­ture meilleure amie, le temps d’une soi­rée gour­mande.

Le bar­be­cue est bien plus qu’un simple mode de cuis­son et une fu­mée al­lé­chante. Ce mot, lors­qu’il est pro­non­cé, évoque la belle sai­son que nous at­ten­dons tous avec im­pa­tience. Oui, on peut faire du bar­be­cue toute l’an­née, mais peu nom­breux sont les ir­ré­duc­tibles qui sortent par temps gla­cial pour faire des grillades en gre­lot­tant.

Il évoque éga­le­ment le par­tage, les réunions entre amis, le bon­heur de cui­si­ner et de man­ger en plein air. Et, bien sûr, il y a son goût unique: que ce soit un re­pas cuit au char­bon, au gaz ou fu­mé, de la bro­chette de lé­gumes aux côtes le­vées, tous les gour­mands y trouvent leur compte.

Et comme le bar­be­bue semble ré­pondre à un be­soin pri­mi­tif de chas­seur ou de conqué­rant domp­tant le feu sa­cré – be­soin qui in­ter­pelle peut-être gé­né­ti­que­ment un peu moins les femmes –, l’homme s’est ins­tinc­ti­ve­ment ap­pro­prié ce type de cuis­son. Il de­vient le maître du gril et son vi­ril re­pré­sen­tant lors de nos ré­cep­tions à l'ex­té­rieur. Quelques rares femmes en couple réus­sissent à s’ap­pro­cher du gril (je n’en fais mal­heu­reu­se­ment pas par­tie, quoique j’aie le droit de tour­ner les ali­ments à la mi-cuis­son, sous le re­gard soup­çon­neux du chef). Il ne semble pas y avoir eu d’évo­lu­tion d’ailleurs en ce sens de­puis les der­nières dé­cen­nies. Même mon père, dans les an­nées 1980, dont la spé­cia­li­té était pro­ba­ble­ment la toast à la mar­me­lade, se trans­for­mait tout à coup en roi du bur­ger lors des re­pas en plein air. Mais peu im­porte qui se trouve der­rière le bar­be­cue, l’im­por­tant c’est que le ré­sul­tat soit bon.

En ef­fet, de­puis son in­ven­tion, dans les an­nées 1950, les ins­tru­ments et les tech­niques de bar­be­cue se sont mul­ti­pliés, amé­lio­rés et spé­cia­li­sés. Cette mé­thode de cuis­son s’est trans­for­mée en vé­ri­table ex­pé­rience cu­li­naire et même, pour cer­tains, en mode de vie. Mais à

Coup de pouce, nous avons op­té pour la simplicité et pour l’ac­ces­si­bi­li­té en vous pro­po­sant des re­cettes à prix abor­dables, à moins de 5 $ la por­tion (p. 74). De quoi se ré­ga­ler sans se rui­ner et pro­fi­ter de l’été en bonne com­pa­gnie, et peut-être même in­vi­ter un voi­sin épui­sé et af­fa­mé à par­ta­ger votre re­pas. Pour­quoi pas ?

Vé­ro­nique Leb­lanc Ré­dac­trice en chef ve­ro­nique.leb­lanc@tva.ca

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