Le Fes­ti­blues à court de fi­nan­ce­ment

Faute de tou­ristes

Courrier Ahuntsic - - LA UNE - Amine.esseghir@tc.tc

Le Fes­ti­blues re­ce­vra 50 000$ de l’ar­ron­dis­se­ment pour com­pen­ser le re­fus de fi­nan­ce­ment de la part du mi­nis­tère du Tou­risme. Ce­la re­pré­sente 15 000$ de plus que la sub­ven­tion mu­ni­ci­pale ha­bi­tuel­le­ment oc­troyée.

Ce n’est pas la pre­mière fois que les élus d’Ahunt­sic-Car­tier­ville viennent à la res­cousse du fes­ti­val. Cette fois, le con­seil a vo­té à l’una­ni­mi­té l’aide fi­nan­cière lors de la séance du 8 fé­vrier, à la suite d’une de­mande for­mu­lée par les or­ga­ni­sa­teurs.

«Avec 30 000$ ou 40 000$ en moins, ce­la ne semble pas une grosse somme, mais pour nous, c’est un énorme manque à ga­gner», ex­plique Martin La­vio­lette, pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion du Fes­ti­blues.

M. La­vio­lette ne veut tou­te­fois pas je­ter la pierre au gou­ver­ne­ment. Son évé­ne­ment bé­né­fi­cie du sou­tien d’autres mi­nis­tères, no­tam­ment des Af­faires mu­ni­ci­pales (MAMROT), qui a ac­cor­dé une aide de 50 000$ l’an der­nier. La Culture, les Trans­ports et d’autres mi­nistres fi­nancent l’évé­ne­ment es­ti­val, qui se tient dans le parc Ahunt­sic, à même leur bud­get dis­cré­tion­naire.

Mal­gré ces sommes, l’évé­ne­ment est en pé­ril. M. La­vio­lette compte sol­li­ci­ter les res­pon­sables po­li­tiques et de nou­veaux com­man­di­taires. «Nous co­gnons aux portes, nous dé­po­sons nos dos­siers un peu par­tout», in­dique-t-il.

Grand ab­sent

Martin La­vio­lette s’ex­plique mal le peu d’in­té­rêt du sec­teur du tou­risme pour le nord de la ville.

«Nous or­ga­ni­sons le seul évé­ne­ment cultu­rel d’en­ver­gure in­ter­na­tio­nale en de­hors du centre-ville, af­firme-t-il. Nous ne vou­lons pas al­ler ailleurs.»

Le mi­nis­tère du Tou­risme n’ac­corde pas d’aide fi­nan­cière au Fes­ti­blues, même s’il aide d’autres fes­ti­vals. C’est que l’évé­ne­ment d’Ahunt­sic ne ré­pond pas à cer­tains cri­tères, no­tam­ment ce­lui de gé­né­rer un acha­lan­dage im­por­tant et d’at­ti­rer un nombre si­gni­fi­ca­tif de tou­ristes.

Un son­dage avait pour­tant été com­man­dé en 2014 jus­te­ment pour être en me­sure de confir­mer leur ca­pa­ci­té d’at­trac­tion.

Entre 75 000 et 80 000 per­sonnes ont par­ti­ci­pé au Fes­ti­blues du­rant les bonnes an­nées. Les moins bonnes ont at­ti­ré en­vi­ron 50 000 spec­ta­teurs.

Chez Tou­risme Mon­tréal, qui peut as­su­rer un rôle dans la pro­mo­tion, le fi­nan­ce­ment est éga­le­ment oc­troyé en fonc­tion des per­for­mances tou­ris­tiques. Pour le mo­ment, le Fes­ti­blues ne re­çoit rien de leur part.

M. La­vio­lette compte donc sur ses par­te­naires as­si­dus pour as­su­rer la pé­ren­ni­té de son fes­ti­val dont le coût glo­bal s’élève à en­vi­ron 1 M$.

Un tiers du fi­nan­ce­ment pro­vient des com­man­di­taires. «Sim­plex, une en­tre­prise lo­cale, et Lo­to Qué­bec sont tou­jours fi­dèles au ren­dez-vous», dit-il.

Les en­trées re­pré­sentent un autre tiers des re­ve­nus.

(Ar­chives/TC Me­dia)

Martin

La­vio­lette

Le Fes­ti­blues qui at­tire des mil­liers de spec­ta­teurs au parc Ahunt­sic chaque an­née est une fois de plus me­na­cé, faute de fi­nan­ce­ment.

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