Une élève d’Ahunt­sic cham­pionne de la dic­tée PGL

Courrier Ahuntsic - - LA UNE - Amine Es­se­ghir amine.es­se­ghir@tc.tc

Me­ryam C ha­gou­ri, élève de sixième an­née à l’école Fer­nand-Sé­guin d’Ahunt­sic, a rem­por­té la pre­mière place à la Grande fi­nale in­ter­na­tio­nale de La P.G.L. or­ga­ni­sée par la Fon­da­tion Paul Gé­rin-La­joie.

« C’est une réus­site qui me donne beau­coup confiance en moi », es­time Me­ryam qui es­pé­rait ob­te­nir un bon clas­se­ment alors qu’elle par­ti­ci­pait pour la se­conde fois à cette com­pé­ti­tion. La Grande fi­nale in­ter­na­tio­nale de la

a eu lieu le 21 mai au col­lège de Mai­son­neuve, à Mon­tréal avec la par­ti­ci­pa­tion de 79 éco­liers de cin­quième et sixième an­née pro­ve­nant du Ca­na­da, des ÉtatsU­nis, du Sé­né­gal, du Ma­roc et d’Al­gé­rie. Il y avait 66 fi­na­listes dans la ca­té­go­rie fran­co­phone et 13 dans la ca­té­go­rie fran­çais langue se­conde.

Cette 26eme fi­nale se dé­rou­lait sous le thème

Le texte de la dic­tée a été lu par la co­mé­dienne Ca­the­rine Bru­net. La pré­si­dence du ju­ry de cor­rec­tion a été as­su­rée par Ma­riePierre No­ga­rède, di­rec­trice des Pro­grammes in­ter­na­tio­naux à la Fon­da­tion Paul Gé­rinLa­joie.

« Je n’ai fait qu’une seule faute dans la dic­tée. J’ai ou­blié le trait d’union dans le mot chou­rave », in­dique Me­ryam.

La jeune fille qui se dit cu­rieuse des mots a ap­pré­cié le con­cours.

« Je suis très com­pé­ti­tive. Me confron­ter à d’autres per­sonnes qui ont un bon ni­veau me per­met de me­su­rer mes ca­pa­ci­tés. »

Alors qu’elle en­tre­ra l’an­née pro­chaine en pre­mière an­née se­con­daire, Me­ryam es­père re­le­ver d’autres dé­fis du même genre. Entre temps, elle en­cou­rage les jeunes à par­ti­ci­per à un tel con­cours.

Les élèves des écoles Gilles-Vi­gneault, sans Fron­tières, Lu­cienPa­gé et Sain­teBi­biane si­tuées dans les quar­tiers de Car­tier­ville, de Ville­ray et de Ro­se­mont bé­né­fi­cient d’ate­liers d’édu­ca­tion à la non-vio­lence tout au long de l’an­née sco­laire.

L’en­sei­gne­ment est des­ti­né à pré­ve­nir les conflits et lut­ter, entre autres, contre la vio­lence et l’in­ti­mi­da­tion.

Il est ins­pi­ré du chin­daï, un art mar­tial mo­derne ba­sé sur la ges­tuelle.

Le ras­sem­ble­ment Hymne à la paix, le qua­trième du genre, était un spec­tacle de cho­ré­gra­phie si­len­cieuse ou ac­com­pa­gnée de mu­sique, pré­pa­ré avec les en­fants qui per­met d’ex­po­ser l’éten­due de la mé­thode ap­prise au cours de l’an­née.

« Les élèves ont sui­vi huit ate­liers de 30 mi­nutes dans les classes avec des exer­cices de res­pi­ra­tion, de vi­sua­li­sa­tion et des mou­ve­ments », ré­sume Oli­vier Be­ra­neck, de l’aca­dé­mie de la non-vio­lence, lui-même édu­ca­teur.

Ac­tuel­le­ment les élèves de huit écoles pri­maires de la Com­mis­sion sco­laire de Mon­tréal suivent cette for­ma­tion.

La for­ma­tion abou­tit à plus de concen­tra­tion et plus d’écoute se­lon ses ini­tia­teurs. À l’école Gilles Vi­gneault de Car­tier­ville, cette ap­proche est en ap­pli­ca­tion de­puis six ans.

«Mon pro­chain dé­fi c’est d’em­me­ner les pro­fes­seurs vers la mé­thode », in­dique M. Be­ra­neck.

Du­rant la re­pré­sen­ta­tion, le dis­cours de M. Be­ra­neck pou­vait sem­bler ten­té d’éso­té­risme.

«Nous n’en­sei­gnons au­cune re­li­gion et nous ne pro­fes­sons pas la pen­sée ma­gique. C’est une pra­tique sé­rieuse qui passe par le corps », as­sure-t-il.

Il af­firme que ce qu’il trans­met n’est ni de la phi­lo­so­phie ni de la spi­ri­tua­li­té, mais un pro­cé­dé édu­ca­tif fon­dé sur la re­cherche de la paix.

«Tout le monde parle de paix, c’est cer­tai­ne­ment la va­leur la mieux par­ta­gée entre les gens », convient-il.

Le ras­sem­ble­ment a été aus­si l’oc­ca­sion d’un court spec­tacle ins­pi­ré du film Ava­tars pré­sen­té par Les Chas­seurs de Rêves, une com­pa­gnie qui as­so­cie cirque et théâtre de rue.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Me­ryam Cha­gou­ri qui ar­bore le T shirt bleu de la Fon­da­tion Paul Gé­rin-La­joie est en­tou­rée par An­dré d’Or­son­nens de Druide In­for­ma­tique, par la co­mé­dienne Ca­the­rine Bru­net, Fran­çois-Étienne Pa­ré, co­mé­dien et porte-pa­role de la fon­da­tion.

(Pho­to TC Me­dia – Amine Es­se­ghir)

Près de 700 en­fants sur le ter­rain et les gra­dins du court de ten­nis Banque Na­tio­nale du stade Uni­prix ont exé­cu­té une cho­ré­gra­phie pour fa­vo­ri­ser la paix et le rè­gle­ment pa­ci­fique des conflits.

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