Une conduite d’eau per­cée sur un chan­tier de Pa­vages d’Amour

Courrier Ahuntsic - - DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER ! ESTIMATION GRATUITE - Do­mi­nique Cam­bron-Gou­let/ TC Me­dia

Une conduite d’eau po­table a été per­cée dans Ahuntsic mer­cre­di der­nier à cause d’une mau­vaise ma­ni­pu­la­tion d’une pelle mé­ca­nique sur un chan­tier de Pa­vages d’Amour, cette en­tre­prise qui a dé­frayé la chro­nique cet hi­ver pour avoir com­mis plu­sieurs bé­vues lors d’opé­ra­tions de dé­nei­ge­ment.

«L’en­tre­pre­neur pra­ti­quait une ex­ca­va­tion et les tra­vailleurs ont ac­cro­ché la conduite d’aque­duc qui était à cô­té. Mal­gré toutes les pré­cau­tions qu’on prend, il ar­rive des fois qu’il y ait un accident», ex­plique Phi­lippe Sabourin, re­la­tion­niste à la Ville de Mon­tréal.

L’eau po­table a donc dû être cou­pée pour per­mettre de pom­per l’eau qui rem­plis­sait le trou d’ex­ca­va­tion et une quin­zaine de ré­si­dences si­tuées sur la rue Ver­ville ont ain­si été pri­vées d’eau pen­dant quelques heures.

Du cô­té de Pa­vages d’Amour, on confirme que c’est un «ac­cro­chage» qui est à l’ori­gine de la fuite d’eau. «Des ac­ci­dents ça peut ar­ri­ver et tout a été ré­pa­ré», in­dique le char­gé de pro­jet au dé­par­te­ment de gé­nie ci­vil de la firme, Do­mi­nique Bour­ras­sa, ne pou­vant pré­ci­ser si ce genre d’er­reurs était fré­quent sur des chan­tiers.

Un autre en­tre­pre­neur en tra­vaux de voi­rie qui fait af­faire avec la Ville in­dique que ce genre d’accident est rare. «La plu­part du temps, on branche les mai­sons sur un ré­seau tem­po­raire en de­hors de l’aire de tra­vail, on de­mande aux cols bleus d’ar­rê­ter l’eau et après on creuse», spé­ci­fie le res­pon­sable des pro­jets de Mon­tréal aux En­tre­prises Mi­chaud­ville, Ro­bert For­tin.

Dans le cas de la rue Ver­ville, ex­plique M. Sabourin, au­cun aque­duc de sur­face en plas­tique n’a été ins­tal­lé, car on ne touche pas à l’aque­duc ni à l’égout. «On ajoute seule­ment un égout à six mètres de pro­fon­deur et on fait des chan­ge­ments d’en­trées de ser­vice en plomb», note-t-il. D’ailleurs les ré­si­dents qui ont été pri­vés d’eau ne sont pas ceux si­tués vis-à-vis le chan­tier.

Se­lon M. For­tin, il est pos­sible dans ce genre de tra­vaux qu’on creuse à cô­té d’un «aque­duc vi­vant», au­quel il faut faire at­ten­tion. «Quand ça brise c’est parce qu’on l’a ac­cro­ché et qu’il y eu une fausse ma­noeuvre ou un pe­tit mo­ment d’in­at­ten­tion», juge-t-il.

La Ville re­con­naît qu’il s’agit aus­si d’une «er­reur». «C’est une mal­adresse, on dé­plore ce qui est ar­ri­vé, mais ça fait par­tie des risques quand on fait des tra­vaux», dit Phi­lippe Sabourin.

L’ar­ron­dis­se­ment du Sud-Ouest a an­nu­lé le contrat de dé­nei­ge­ment de Pa­vages d’Amour en mai, après que plu­sieurs bris soient sur­ve­nus l’hi­ver der­nier. Tou­te­fois, la di­vi­sion voi­rie conti­nue de faire af­faire avec la Ville de Mon­tréal. À no­ter que le contrat de la rue Ver­ville a été ob­te­nu l’été der­nier.

Phi­lippe Sabourin croit qu’on ne peut pas com­pa­rer cet in­ci­dent aux ratés du dé­nei­ge­ment. «Pa­vages d’Amour a dif­fé­rentes di­vi­sions, rap­pelle-t-il. Dans le Sud-Ouest, on ne ren­con­trait pas le strict mi­ni­mum de ser­vices de­man­dé dans les plans et de­vis. Ici, on ne dit pas que l’en­tre­pre­neur ne ren­contre pas les stan­dards de la Ville. C’est un évé­ne­ment for­tuit.» Le re­la­tion­niste ajoute que le chan­tier res­pecte l’échéan­cier et les coûts, qui sont de 3,1 M$, pour l’ins­tant.

(Pho­to Métro - Ma­rio Beau­re­gard)

Chan­tier de Pa­vage d’Amour dans Ahuntsic.

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