Aird: le ser­vice spé­cia­li­sé d’une bi­jou­te­rie unique

Courrier Ahuntsic - - ACTUALITÉS - Amine Es­se­ghir amine.es­se­ghir@tc.tc

La bi­jou­te­rie-joaille­rie Aird est l’une des en­seignes em­blé­ma­tiques de la pro­me­nade Fleu­ry. Ce com­merce ins­tal­lé en 1976, fait par­tie des plus an­ciens en­core en ac­ti­vi­té sur cette rue.

Si on peut consi­dé­rer que Aird est un com­merce de proxi­mi­té, il faut aus­si dire que c’est une des­ti­na­tion qué­bé­coise, voire ca­na­dienne. «Tout ce que nous fai­sons est ex­clu­sif», as­sure Éric Aird, qui pré­side aux des­ti­nées de ce com­merce hé­ri­té de son père. Créa­teur de bi­joux et de montres, il réa­lise des ob­jets sur me­sure.

L’his­toire de Aird a com­men­cé en fait en 1946 sur l’ave­nue du Mont-Royal, dans le quar­tier du Pla­teau. Simon Aird, un ré­sident d’Ahunt­sic, y ouvre un ma­ga­sin de sou­ve­nirs avec un comp­toir à bi­joux.

«Un comp­toir en a ap­pe­lé un autre et au bout de quelques an­nées, Aird avait aban­don­né com­plè­te­ment les ob­jets sou­ve­nirs » , ra­conte Éric Aird.

Notre in­ter­lo­cu­teur pour­suit au­jourd’hui l’oeuvre de son grand-père et de son père. Ce der­nier, voyant que le com­merce gran­dis­sait, vou­lait un en­droit plus spa­cieux.

La fa­mille ha­bite à Ahunt­sic de­puis la fin du 19e siècle. Le père dé­si­rait aus­si se rap­pro­cher de la mai­son. Au mi­lieu des an­nées 1970, Il dé­cide d’ache­ter un lo­cal et de dé­mé­na­ger la bou­tique sur Fleu­ry Est.

«Les clients se plai­gnaient aus­si des pro­blèmes de sta­tion­ne­ment, à l’époque dé­jà, sur le Pla­teau, et mon père vou­lait par­ti­ci­per au dé­ve­lop­pe­ment de la Pro­me­nade Fleu­ry qui en était à ses dé­buts», ex­plique Éric Aird.

De­puis, l’en­seigne est de­ve­nue une ré­fé­rence en bi­jou­te­rie, joaille­rie et hor­lo­ge­rie. La bou­tique offre tou­jours des ser­vices per­son­na­li­sés.

Comme avant

C’est un ser­vice unique pour des ob­jets rares. Cette ap­proche hé­ri­tée de son père, M. Aird la re­pro­duit tous les jours.

«Je le dis sou­vent à mes clients. Si vous avez des bi­joux qui trainent dans vos ti­roirs, hé­ri­tés de vos pa­rents ou an­cêtres, nous pou­vons en ex­traire les pierres et les re­fa­çon­ner pour en faire des pièces ex­clu­sives qui res­semble à ce que vous dé­si­rez por­ter ou of­frir.»

À l’ère des grandes en­seignes et de la vente sur In­ter­net, Éric Aird conti­nue à tra­vailler comme on le fai­sait siècles.

«Je n’ai rien contre la vente en ligne ou les grandes fran­chises, mais cette fa­çon de faire n’est pas la nôtre», re­lève-t-il.

En tant que chef d’en­tre­prise, il n’a au­cune en­vie de mul­ti­plier les bou­tiques à son nom.

«Les gens ne s’offrent pas un bi­jou tous les jours et ils sont prêts à rou­ler plu­sieurs ki­lo­mètres pour ve­nir ache­ter cette pièce unique qui doit mar­quer, peut-être, le mo­ment le plus im­por­tant dans leur vie ou pour faire plai­sir à un être cher», sou­ligne M. Aird.

Il n’y a qu’un seul en­droit où on peut ache­ter un bi­jou ou une montre Aird: c’est sur la Pro­me­nade Fleu­ry. il y a des

Quand un client entre chez nous, nous sommes avec lui à 100%. Nous l’écou­tons et nous le conseillons.»

Éric Aird, pro­prié­taire de la bi­jou­te­rie Aird

(Photo TC Me­dia – Amine Es­se­ghir)

Éric Aird à la tête d’un com­merce flo­ris­sant ne conçoit pas le dé­ve­lop­pe­ment de sa marque en mul­ti­pliant les fran­chises, mais en main­te­nant une tra­di­tion d’écoute et de ser­vice per­son­na­li­sé.

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