L’AR­RI­VÉE DU PRIN­TEMPS FAIT CRAINDRE DES INON­DA­TIONS

Courrier Ahuntsic - - LA UNE - AMINE ESSEGHIR amine.esseghir@tc.tc

Plu­sieurs ré­si­dents d’Ahunt­sicCar­tier­ville ap­pré­hendent l’ar­ri­vée du prin­temps. La tem­pé­ra­ture qui monte est sy­no­nyme de fonte des glaces et donc d’inon­da­tions pos­sibles. En­core trau­ma­ti­sés par la ca­tas­trophe de 2017, des ci­toyens in­ter­pellent en per­ma­nence les élus.

De nom­breux ci­toyens d’Ahunt­sic-Car­tier­ville ap­pré­hendent l’ar­ri­vée du prin­temps. La tem­pé­ra­ture qui monte est sy­no­nyme de fonte des glaces et donc d’inon­da­tions pos­sibles. En­core trau­ma­ti­sés par la ca­tas­trophe de 2017, des ci­toyens in­ter­pellent en per­ma­nence les élus.

Presque une an­née après les inon­da­tions prin­ta­nières de 2017, Ef­fie Gian­nou, conseillère de Bor­deaux-Car­tier­ville conti­nue de re­ce­voir des cour­riels et des ap­pels té­lé­pho­niques de ci­toyens vic­times des crues.

« Je sais qu’il y a en­core quelques-uns qui ne sont pas en­core re­tour­nés chez eux parce que les tra­vaux sont tou­jours en cours », dit-elle.

Il faut sa­voir que de­puis plu­sieurs se­maines, les élus et l’ad­mi­nis­tra­tion de l’ar­ron­dis­se­ment sont très sol­li­ci­tés par les ci­toyens qui craignent de re­vivre le cau­che­mar des inon­da­tions de l’an­née pas­sée.

En fé­vrier, à cause d’un re­doux in­at­tendu, la ten­sion était mon­tée d’un cran et des ré­si­dents de la rue Oli­vier, no­tam­ment, étaient al­lés en grand nombre ex­po­ser leurs in­quié­tudes de­vant les élus.

« De­puis, nous avons re­çu les ré­si­dents de rues en­tières à l’ar­ron­dis­se­ment », as­sure Mme Gian­nou.

Ces ren­contres ont été l’oc­ca­sion pour ré­pondre aux ques­tions, mais aus­si pour dire aux ci­toyens qu’ils ont éga­le­ment leur rôle à jouer dans la pro­tec­tion de leurs rues et de leurs pro­prié­tés.

« Nous avons rap­pe­lé le cas des ré­si­dents de la rue du Ruis­seau qui ont, à l’ini­tia­tive d’un de leur voi­sin, pro­té­gé leur de­meure », rap­pelle-t-elle.

Les ré­si­dents de cette rue avaient im­pro­vi­sé avec des sacs de sable, des pa­lettes en bois et des blocs de bé­ton un bar­rage qui a ré­sis­té à l’as­saut des flots.

« Le fait d’avoir connu une inon­da­tion ma­jeure per­met cer­tai­ne­ment de mieux ap­pré­hen­der ce genre de ca­tas­trophes », sou­ligne Mme Gian­nou.

M. Le­mieux qui avait dé­jà vé­cu des dé­bor­de­ments à l’île Perrot avait mis à pro­fit son ex­pé­rience pour or­ga­ni­ser la ré­sis­tance.

En tout, 5300 ré­si­dences prin­ci­pales ont été tou­chées par la crue des eaux le prin­temps der­nier au Qué­bec ce qui a for­cé l’éva­cua­tion de 4000 per­sonnes.

Se­lon les der­nières don­nées du mi­nis­tère de la Sé­cu­ri­té pu­blique, 26,3 mil­lions $ ont été ver­sés aux si­nis­trés de Mon­tréal. D’autres dos­siers sont tou­jours en at­tente.

(Pho­to TC Me­dia - Ar­chives)

Les ré­si­dents de la rue du Ruis­seau avaient réus­si, en réa­li­sant un bar­rage de for­tune, à em­pê­cher les eaux de la ri­vière des Prai­ries d’en­va­hir leur de­meure.

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