L’hé­ri­tage d’Émi­lie Ga­me­lin

Courrier Ahuntsic - - ACTUALITÉS -

La congré­ga­tion des Soeurs de la Pro­vi­dence a été fon­dée par Émi­lie Ta­ver­nier-Ga­me­lin.

Née le 19 fé­vrier 1800 à Mon­tréal, Émi­lie Ta­ver­nier était la der­nière de quinze en­fants. Elle a per­du sa mère à l’âge de 4 ans et son père, à 14 ans. Neuf de ses frères et soeurs sont morts alors qu’elle était en bas âge.

Elle a été éle­vée par une tante pa­ter­nelle et elle s’est ma­riée à 23 ans avec Jean-Bap­tiste Ga­me­lin, un culti­va­teur de pommes, plus âgé qu’elle de 27 ans. Elle a eu avec lui trois en­fants, deux sont morts âgés de trois mois.

Quatre ans après son ma­riage, Émi­lie a per­du son ma­ri puis, une an­née plus tard, son troi­sième en­fant.

Ac­ca­blée par la dou­leur, elle a pas­sé son temps en prière et s’est consa­crée aux oeuvres de cha­ri­té.

Elle s’est mise au ser­vice des per­sonnes âgées, des ma­lades et des or­phe­lins de l’épi­dé­mie de cho­lé­ra de 1832 ain­si que des pri­son­niers. Elle est de­ve­nue re­li­gieuse en 1842.

Elle avait re­joint en­suite les Filles de la Cha­ri­té Ser­vantes des Pauvres, alors âgée de 44 ans et en est de­ve­nue la pre­mière su­pé­rieure. Elle y a pour­sui­vi sa mis­sion jus­qu’à sa mort, le 23 sep­tembre 1851 sous le nom des Soeurs de la Pro­vi­dence.

En 1960, un Bu­reau de la Cause a été mis sur pied pour suivre le pro­ces­sus de ca­no­ni­sa­tion d’Émi­lie Ta­ver­nier-Ga­me­lin et en faire une sainte. Elle a été éle­vée par l’Église au rang de bien­heu­reuse en 2001.

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