Nou­velle clien­tèle au CSSS

La po­pu­la­tion monte en flèche

Courrier Bordeaux-Cartierville - - SANTÉ - So­nia No­reau so­nia.no­reau@tc.tc

Le vi­sage de la clien­tèle du Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de Bor­deauxCar­tier­ville–Saint-Laurent a chan­gé au cours des der­nières an­nées. Sa po­pu­la­tion est de plus en plus nom­breuse et mul­tieth­nique.

Le taux d’ac­crois­se­ment de la po­pu­la­tion est le deuxième plus éle­vé des CSSS mon­tréa­lais de­puis 2001. «Nous sommes pas­sés de 1 800 à 2 500 nais­sances», dit Louise Mer­cier, res­pon­sable aux com­mu­ni­ca­tions du Centre de san­té lo­cal. Avec 10 000 per­sonnes de plus au der­nier re­cen­se­ment, le CSSS a du pain sur la planche. Cette hausse est due au boom im­mo­bi­lier, à un plus grand taux de na­ta­li­té et à l’im­por­tance du flux mi­gra­toire», es­time-telle.

Le bud­get de cette organisation n’a pas été ma­jo­ré mal­gré la hausse de la po­pu­la­tion. À la suite de la dé­ci­sion du gou­ver­ne­ment pro­vin­cial, elle doit amor­tir des com­pres­sions de 1,7 M$ par an­née sur deux ans. Re­fu­sant de cou­per dans les ser­vices, le di­rec­teur de l’éta­blis­se­ment Da­niel Cor­beil dit en­vi­sa­ger de nou­velles pra­tiques de tra­vail. «On a des obli­ga­tions et des pro­messes. On ne cou­pe­ra pas dans les ser­vices à la clien­tèle. Il n’y au­ra au­cune heure de ser­vice en moins», dit-il.

Parce que le bud­get des CSSS ne s’ajuste pas à la hausse ou la baisse de ca­pi­ta, ils doivent des­ser­vir une plus grande clien­tèle sans avoir plus de fi­nan­ce­ment. «On a de nou­velles écoles qui ouvrent et on doit les des­ser­vir avec les mêmes in­fir­mières » , ex­plique Mme Mer­cier. Ré­sul­tat, ils mettent leurs éner­gies dans les cam­pagnes de vac­ci­na­tions, qui re­pré­sentent 75% de leurs ac­ti­vi­tés, au dé­tri­ment des cam­pagnes de prévention.

Le re­cen­se­ment de 2006 a ré­vé­lé que la moi­tié des gens des­ser­vis par le CSSS de Bor­deaux-Car­tier­ville–Saint-Laurent était née à l’ex­té­rieur du pays et que 69 880 ré­pon­dants avaient une autre langue que le fran­çais ou l’an­glais comme langue ma­ter­nelle. Pour connaître les be­soins de cette nou­velle clien­tèle, le CSSS a lan­cé une consul­ta­tion au­près des ser­vices com­mu­nau­taires en plus des em­ployés qui tra­vaillent di­rec­te­ment avec les gens.

Le ter­ri­toire du CSSS de Bor­deaux-Car­tier­ville-Saint-Laurent est de plus en plus mul­ti­cul­tu­rel et a un des plus haut taux de na­ta­li­té à Mon­tréal.

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