Plus de 3M$ en fac­tures non-payées

Hô­pi­tal Sacré-Coeur de Montréal

Courrier Bordeaux-Cartierville - - LA UNE - fran­cois.le­mieux@tc.tc

Les fac­tures non payées d’usa­gers qui ne sont pas dé­ten­teurs de carte d’as­su­rance-ma­la­die coûtent cher à l’Hô­pi­tal Sacré-Coeur de Montréal (HSCM) à Car­tier­ville. En date du 31 mars, c’est un mon­tant de plus de 3M$ qui était dû à l’hô­pi­tal. Seule­ment 40% de ces sommes se­ront re­cou­vrées.

Se­lon des don­nées ob­te­nues par TC Me­dia grâce à la loi sur l’ac­cès à l’information, c’est une somme to­tale de 3 118 564$ qui était consi­dé­ré comme «créance dou­teuse» à la fin de l’exer­cice fi­nan­cier en mars.

En termes comp­tables, la créance dou­teuse pré­sente un risque de non re­cou­vre­ment, to­tal ou par­tiel, la plu­part du temps en rai­son de la mau­vaise san­té fi­nan­cière du dé­bi­teur, mais dont il n’est pas prou­vé qu’elle soit dé­fi­ni­ti­ve­ment per­due.

La po­li­tique de Qué­bec con­cer­nant les dé­fi­cits dans les hô­pi­taux est simple: ils sont à pros­crire.

Ap­pe­lée à com­men­ter la si­tua­tion à l’Hô­pi­tal Sacré- Coeur de Montréal, une porte- pa­role du mi­nis­tère de la San­té s’est tout d’abord dite au cou­rant de la si­tua­tion fi­nan­cière gé­né­rale des éta­blis­se­ments du sys­tème.

Mal­gré tout, l’at­ta­chée de presse du mi­nistre Gaé­tan Bar­rette, Joanne Beau­vais, rap­pelle que les hô­pi­taux doivent s’as­su­rer de ré­cu­pé­rer les sommes dues pour ne pas tom­ber en dé­fi­cit, ce qui est illé­gal se­lon la loi 10.

«Si un éta­blis­se­ment a des comptes à payer, il doit faire des ef­forts pour les ré­cu­pé­rer ou faire des cou­pures ailleurs. Un éta­blis­se­ment qui ne fe­rait pas les ef­forts pour ré­cu­pé­rer les sommes im­payées et qui, à l’in­verse, trou­ve­rait ça plus fa­cile de faire des cou­pures dans un pro­gramme de soins est im­pu­table se­lon la loi 10 » , a- t- elle as­su­ré.

«Les éta­blis­se­ments ont les ou­tils né­ces­saires tant ju­ri­diques qu’ad­mi­nis­tra­tifs pour faire les pres­sions. Mais à l’im­pos­sible, nul n’est te­nu. C’est sûr que c’est un en­jeu et chaque éta­blis­se­ment est res­pon­sable de ses fi­nances. Ce sont des sommes im­por­tantes. Ce­pen­dant, à Sacré-Coeur, ils ont cer­tai­ne­ment un plan pré­vu pour ré­cu­pé­rer ces sommes», a-t-elle ajou­té.

Sur un mon­tant de 3 118 564$ de créances dou­teuses au 31 mars, l’Hô­pi­tal du Sacré-Coeur ne pré­voit ré­cu­pé­rer que 1 247 426$.

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