Des me­sures sou­hai­tées pour fa­ci­li­ter le dé­pla­ce­ment des aveugles

Courrier Bordeaux-Cartierville - - ACTUALITÉS - CHARLOTTE LOPEZ charlotte.lopez@tc.tc

MUNICIPAL. Le ré­amé­na­ge­ment ur­bain et les nom­breux chan­tiers rou­tiers sur le ter­ri­toire mon­tréa­lais com­pliquent les dé­pla­ce­ments des per­sonnes ayant une li­mi­ta­tion vi­suelle. Le Re­grou­pe­ment des aveugles et am­blyopes du Mon­tréal mé­tro­po­li­tain (RAAMM) es­time qu’il y a en­core du travail à faire pour les per­sonnes mal­voyantes.

Se­lon Yvon Pro­ven­cher, agent de dé­ve­lop­pe­ment et de com­mu­ni­ca­tion au RAAMM, il est très dif­fi­cile pour les per­sonnes ayant une li­mi­ta­tion vi­suelle de se dé­pla­cer en l’ab­sence de points de re­père.

« L’amé­na­ge­ment est un des grands dé­fis de Mon­tréal, no­tam­ment avec les nou­veaux pro­jets que la Ville veut mettre en place comme la pié­to­ni­sa­tion des rues », af­firme-t-il.

Tous les nou­veaux pro­jets dans la ville sont à chaque fois une nou­velle adap­ta­tion pour des per­sonnes en cé­ci­té to­tale ou par­tielle, qui doivent ré­ap­prendre un par­cours préa­la­ble­ment mé­mo­ri­sé de­puis sou­vent des an­nées.

Aus­si, l’or­ga­nisme a dé­po­sé un mé­moire au mois de mars der­nier lors de la consul­ta­tion me­née par la So­cié­té d’as­su­rance au­to­mo­bile du Qué­bec (SAAQ) en vue de ré­vi­ser le Code de la sé­cu­ri­té rou­tière.

Le RAAMM sou­haite que soit main­te­nue l’in­ter­dic­tion du vi­rage à droite aux feux rouges, car si­non ce­la irait, se­lon l’or­ga­nisme, à l’en­contre de la stra­té­gie mont­réa­laise « Vi­sion zé­ro » mise en place en 2016 vou­lant as­su­rer la sé­cu­ri­té maxi­male des pié­tons.

Yvon Pro­ven­cher sou­ligne que l’ac­ces­si­bi­li­té uni­ver­selle doit être mieux prise en compte, no­tam­ment avec l’ins­tal­la­tion de plaques po­do­tac­tiles, de feux so­nores, ou en­core de par­cours libres d’obs­tacles, où au­cun élé­ment ne vient obs­truer les voies de dé­pla­ce­ments.

En col­la­bo­ra­tion avec la ville, le RAAMM dé­ve­loppe des guides en amé­na­ge­ment afin que la si­tua­tion des per­sonnes mal­voyantes soit écou­tée dans les dif­fé­rents pro­jets ur­bains.

« L’ob­jec­tif est que les ur­ba­nistes se posent des ques­tions sur l’amé­na­ge­ment du ter­ri­toire lors de la concep­tion des plans et tra­vaux, on leur bande les yeux pour qu’ils com­prennent ce que vivent les non- voyants » , ex­plique M. Pro­ven­cher.

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