De nou­veaux dé­fis pour les 40 ans de la loi 101

Courrier Bordeaux-Cartierville - - ACTUALITÉS - SO­PHIE POIS­SON / TC MEDIA

ÉDU­CA­TION. La Charte de la langue fran­çaise, com­mu­né­ment ap­pe­lée Loi 101, a été adop­tée un 26 août. Ce cadre de ré­fé­rence dé­fi­nit de­puis 40 ans le fran­çais comme la langue of­fi­cielle et com­mune au Qué­bec.

Dif­fé­rents do­maines sont vi­sés, dont le tra­vail, l’en­sei­gne­ment, les com­mu­ni­ca­tions, le com­merce et les af­faires. Avec les nom­breux nou­veaux ar­ri­vants, la Charte est en­core au coeur des dé­bats.

«La langue fran­çaise confère à la pro­vince son ori­gi­na­li­té et sa spé­ci­fi­ci­té en Amé­rique du Nord, sou­tient la conseillère en com­mu­ni­ca­tion de l’Of­fice qué­bé­cois de la langue fran­çaise (OQLF), Ju­lie Lé­tour­neau. Sa maî­trise et son uti­li­sa­tion fa­vo­risent la co­hé­sion so­ciale et en­cou­ragent la pleine par­ti­ci­pa­tion de tous à la vie cultu­relle, so­ciale, éco­no­mique et po­li­tique.»

Avant l’adop­tion de la Charte en 1977, 15% des jeunes al­lo­phones fré­quen­taient l’école fran­çaise. L’af­fi­chage pu­blic et la pu­bli­ci­té com­mer­ciale se fai­saient en grande par­tie en an­glais, prin­ci­pa­le­ment à Mon­tréal.

«Dans la mé­tro­pole, la dis­po­ni­bi­li­té du ser­vice en fran­çais au pu­blic était dé­fi­ciente. On vou­lait gé­né­ra­li­ser l’usage du fran­çais chez les tra­vailleurs et dans la vie des en­tre­prises», rap­porte Mme Lé­tour­neau.

La Charte pré­voit no­tam­ment de pou­voir être in­for­mé et ser­vi en fran­çais par les en­tre­prises éta­blies au Qué­bec.

DÉ­FIS

«La Charte de la langue fran­çaise a per­mis et per­met en­core de vivre en fran­çais au Qué­bec, sou­ligne Mme Lé­tour­neau. Elle ne fait pas dis­pa­raître pour au­tant les pres­sions exer­cées sur la langue. C’est pour­quoi cette loi est en­core né­ces­saire et qu’elle de­mande des amé­na­ge­ments constants.»

Des dé­fis sont ain­si iden­ti­fiés par l’OQLF, avec une prio­ri­té don­née à la sphère pro­fes­sion­nelle. La bonne maî­trise du fran­çais re­pré­sente aus­si un en­jeu lorsque la pro­vince re­cense en­vi­ron un mil­lion d’adultes consi­dé­rés comme anal­pha­bètes.

«L’ave­nir du Qué­bec re­pose no­tam­ment sur sa ca­pa­ci­té à in­té­grer les mil­liers d’im­mi­grants qui ar­rivent chaque année avec no­tam­ment des en­jeux sur le plan lin­guis­tique», ajoute Mme Lé­tour­neau.

COURT MÉ­TRAGE

Ac­tuel­le­ment en réa­li­sa­tion, un court mé­trage in­ti­tu­lé Dans les cou­lisses de la Charte met en ve­dette plu­sieurs ar­ti­sans qui ont contri­bué à la concep­tion et à la ré­dac­tion la loi.

Il se­ra dis­po­nible à l’au­tomne sur une borne in­te­rac­tive au Mu­sée de l’Amé­rique fran­co­phone à Qué­bec et sur la chaîne You­Tube de l’OQLF. Un ex­trait de trois mi­nutes est d’ores et dé­jà dis­po­nible sur la page d’ac­cueil de son site In­ter­net.

(pho­to Deposit pho­to)

L’in­té­gra­tion des ré­fu­giés et des nom­breux im­mi­grants passent par le fran­çais au Qué­bec.

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