Com­ment éva­cuer le stress de la ren­trée sco­laire ?

Courrier Bordeaux-Cartierville - - ACTUALITÉS - NI­CO­LAS LEDAIN ni­co­las.ledain@tc.tc

Le stress res­sen­ti dé­pend beau­coup des ex­pé­riences pas­sées. Ce­la peut-être lié à l’as­pect aca­dé­mique, si l’en­fant a eu de mau­vais ré­sul­tats avant, ou à l’as­pect so­cial, s’il a par exemple connu des pro­blèmes avec ses amis.

Il va y avoir des en­fants qui se­ront stres­sés par l’in­con­nu et la nou­veau­té que ce soit par leur ca­pa­ci­té d’ap­pren­tis­sage ou sa­voir com­ment ce­la va se pas­ser au ni­veau af­fec­tif. Cer­tains se­ront aus­si plus pré­dis­po­sés à pen­ser au pire alors que d’autres vont être plus dé­ten­dus. En­fin, il y a des en­fants qui vont sim­ple­ment avoir be­soin d’un temps d’adap­ta­tion à cette nou­velle rou­tine. pas tou­jours ca­pable de nom­mer ce qu’il vit. Il ne fera peut-être pas le lien entre cette ir­ri­ta­bi­li­té et son stress. Chez d’autres en­fants, on peut consta­ter des pro­blèmes de som­meil ou à un ni­veau plus ex­trême, des symp­tômes so­ma­tiques comme des dou­leurs, des pertes d’ap­pé­tit ou des ma­laises.

Le pre­mier point c’est de ne pas être stres­sés eux-mêmes. Je vois beau­coup de pa­rents qui se mettent de la pres­sion avec tous les achats qu’il y a à faire, mais se plaindre de­vant un en­fant rend tout le contexte de la ren­trée sco­laire né­ga­tif. D’autres pa­rents vont s’im­po­ser de bonnes ré­so­lu­tions pour amé­lio­rer ce qui n’a pas été dans le pas­sé que ce soit pour l’ali­men­ta­tion ou pour l’heure des de­voirs. Quand ça ar­rive, c’est im­por­tant de dire à l’en­fant qu’on com­prend sa de­mande. Il faut s’as­seoir avec lui, se mettre à son ni­veau et l’écou­ter. Il ne faut pas for­cé­ment le ras­su­rer avec des ré­ponses d’adulte comme “ça va bien al­ler” ou “mais non, c’est cor­rect”, car ce­la peut don­ner l’im­pres­sion qu’on veut ex­pé­dier le pro­blème. Au ni­veau sco­laire, il est im­por­tant d’avoir une bonne com­mu­ni­ca­tion avec les en­sei­gnants. Il faut que l’en­fant per­çoive qu’on fait confiance à ses pro­fes­seurs.

Au ni­veau af­fec­tif, le conseil que je donne, c’est d’en­cou­ra­ger les re­pas en fa­mille. Ce­la favorise la réus­site sco­laire, car c’est un mo­ment où l’en­fant va pou­voir par­ler de l’école. La co­hé­sion fa­mi­liale va l’in­ci­ter à se confier.

En­fin, il faut être à l’écoute tout au long de l’année pour que l’en­fant soit en confiance. Il ne faut pas qu’il garde des pro­blèmes pour lui.

(Pho­to deposit)

Les dif­fi­cul­tés aca­dé­miques et les pro­blèmes so­ciaux sont les deux as­pects qui peuvent pro­vo­quer du stress chez un en­fant en mi­lieu sco­laire.

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