Alice passe de l’autre cô­té de la bi­blio­thèque

Courrier Laval - - CULTURE - BE­NOIT LEBLANC be­noit.leblanc@tc.tc

JEUNE PU­BLIC. Du 25 au 27 oc­tobre, le Théâtre Tout à Trac se­ra de re­tour à la Mai­son des arts avec son adap­ta­tion d’Alice au pays des mer­veilles, le conte cé­lèbre de Le­wis Car­roll, qui fait le tour de la pla­nète de­puis 2008.

La com­pa­gnie théâ­trale et son di­rec­teur ar­tis­tique, Hu­go Bé­lan­ger, aiment plon­ger dans les clas­siques de la lit­té­ra­ture mon­diale pour en re­ti­rer un spec­tacle ori­gi­nal, hors des sen­tiers bat­tus.

«Nous avons fait le choix d’axer notre pièce sur le pou­voir des mots et du livre, qui est sou­vent source de rêve et d’ima­gi­naire», d’an­non­cer Hu­go Bé­lan­ger, qui signe au­tant l’adap­ta­tion que la mise en scène du spec­tacle met­tant en ve­dette une dis­tri­bu­tion de 11 co­mé­diens.

La scé­no­gra­phie du spec­tacle rap­pelle les livres d’il­lus­tra­tions en trois di­men­sions. Le dé­cor de­vient une boîte à sur­prises, dans le­quel tous voyagent sans bou­ger.

PAYANTES

Dans Alice au pays des mer­veilles, l’ac­tion est trans­por­tée non pas dans le jar­din du ré­cit d’ori­gine, mais dans l’im­mense bi­blio­thèque des pa­rents. Autre sur­prise, Alice n’est plus la pe­tite fille blonde sage et bou­clée. Le pu­blic dé­couvre une fillette brune aux che­veux courts, plus ac­tive et re­belle.

«Nous avons re­dy­na­mi­sé Alice en nous ins­pi­rant de l’en­fant qui a ins­pi­ré Le­wis Car­roll à l’ori­gine, ce qui nous a éloi­gnés du mo­dèle pro­po­sé par Dis­ney, ex­plique Hu­go Bé­lan­ger. Si­non, nous avons gar­dé les prin­ci­paux per­son­nages de son uni­vers, en plus de re­cen­trer l’his­toire qui, il faut le dire, va par­fois dans tous les sens.»

Nous vou­lons sur­tout mon­trer aux en­fants que lire, c’est ma­gique!»

Ain­si, après avoir ten­té de ron­ger les livres d’Alice, le La­pin blanc est tou­jours en re­tard à son ren­dez-vous. Il doit rap­por­ter une paire de gants à la Reine de Coeur, si­non, il se fe­ra cou­per la tête. Alice part à sa re­cherche afin de le sau­ver, en dé­cou­vrant le Pays des mer­veilles. Elle ren­con­tre­ra en che­min l’oeuf Hump­ty Dump­ty, un ver à soi phi­lo­sophe, les ju­meaux Twi­deul­deume et Twil­deul­die, le Chat du Che­shire, le Cha­pe­lier fou et Sam le chas­seur de Snark, ce der­nier per­son­nage étant ti­ré d’un poème de Car­roll et non du conte en tant que tel.

SUC­CÈS DU­RABLE

La pro­duc­tion en est à plus de 400 re­pré­sen­ta­tions, ayant voya­gé jus­qu’en Chine, au MoyenO­rient, sans ou­blier l’Eu­rope, les États-Unis et le Ca­na­da an­glais.

«C’est un clas­sique dont les gens ne se lassent pas, ce qui les ras­sure, et au­quel nous ame­nons quelque chose de nou­veau qui les sur­prend, ce qu’ils ap­pré­cient, d’ob­ser­ver Hu­go Bé­lan­ger. Nous avions un peu de crainte du cô­té an­glo­phone, car c’est LEUR clas­sique. Ils gran­dissent avec ses per­son­nages et leurs comp­tines. Or, tous s’ac­cordent sur le plai­sir de re­dé­cou­vrir dif­fé­rem­ment l’his­toire d’Alice. Je dis tou­jours: si tu veux le ro­man, eh bien, lis le ro­man!»

Les jeux de mots amu­sants et fan­tai­sies de lan­gage, la lo­gique in­ver­sée ex­pri­mée sou­ventes fois, que ce soit une porte qui parle ou un homme en forme d’oeuf, fas­cinent et mys­ti­fient le pu­blic de six ans et plus.

« Ces en­fants sont jus­te­ment à l’âge où ils se ques­tionnent beau­coup sur le vrai et le faux, alors que les adultes sont les seuls dans la salle à com­prendre le sens de plu­sieurs blagues qui leur sont adres­sées » , ajoute Hu­go Bé­lan­ger pour ex­pli­quer le suc­cès in­ter­na­tio­nal ob­te­nu par cette pro­duc­tion qué­bé­coise.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Le Théâtre Tout à Trac fait re­vivre de fa­çon ori­gi­nale le cé­lèbre ré­cit de Le­wis Car­roll.

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