Des tech­no­lo­gistes mé­di­caux in­ter­pellent le mi­nistre Bar­rette

Courrier Laval - - LA UNE - STÉPHANE ST-AMOUR ste­phane.st-amour@tc.tc

RÉ­FORME. Le Syn­di­cat re­pré­sen­tant les tech­no­lo­gistes mé­di­caux de La­val de­mande au mi­nistre de la San­té, Gaé­tan Bar­rette, de sur­seoir à sa dé­ci­sion de cen­tra­li­ser les ana­lyses de la­bo­ra­toire en un seul en­droit.

À la Ci­té-de-la-San­té, une poi­gnée des 120 tech­no­lo­gistes qui y tra­vaillent a ma­ni­fes­té ti­mi­de­ment, le 21 mars vers mi­di, leur op­po­si­tion au pro­jet OPTILAB.

Ce pro­jet, qui de­vrait se mettre en branle à comp­ter du 1er avril, consiste en une réor­ga­ni­sa­tion des la­bo­ra­toires de biologie mé­di­cale en les fu­sion­nant au pro­fit de 11 grappes à tra­vers la pro­vince.

IN­QUIÉ­TUDES

Tech­no­lo­giste mé­di­cale et re­pré­sen­tante syn­di­cale lo­cale, Jocelyne Dion craint non seule­ment une perte d’ex­per­tise et d’em­ploi, mais s’in­quiète aus­si pour la qua­li­té des échan­tillons.

« Nous n’avons re­çu au­cune ga­ran­tie que la sé­cu­ri­té des échan­tillons se­ra as­su­rée», ex­plique-t-elle en par­lant des pré­lè­ve­ments qui se­ront trans­por­tés sur des cen­taines de ki­lo­mètres. Ste-Rose

Elle en veut pour exemple les 217 ki­lo­mètres qui sé­pa­re­ront le centre de pré­lè­ve­ments des usa­gers de Mont-Lau­rier du la­bo­ra­toire ser­veur qui ana­ly­se­ra ses échan­tillons, à La­val.

« Ces dis­tances sont in­quié­tantes quand on sait que plus on dé­place un échan­tillon, plus on risque de l’en­dom­ma­ger », de ren­ché­rir Vé­ro­nic La­palme, porte-pa­role ré­gio­nale de l’Al­liance du per­son­nel pro­fes­sion­nel et tech­nique de la san­té et des ser­vices so­ciaux (APTS).

Cette or­ga­ni­sa­tion syn­di­cale re­groupe à elle seule 4922 tech­no­lo­gistes par­tout au Qué­bec, dont 350 be­sognent dans une dou­zaine de la­bo­ra­toires dis­sé­mi­nés dans La­val, Lau­ren­tides et La­nau­dière.

« Sans comp­ter que les sys­tèmes in­for­ma­tiques sont in­com­pa­tibles entre eux et que les éta­blis­se­ments ser­veurs n’ont pas la ca­pa­ci­té phy­sique de re­ce­voir les mil­liers de nou­veaux échan­tillons qui dé­fer­le­ront à la suite de l’im­plan­ta­tion d’OPTILAB », ajoute-t-elle.

TRANS­PA­RENCE

L’APTS de­mande au mi­nistre Bar­rette de rendre pu­blic le rap­port dé­cou­lant d’un man­dat qui au­rait été confié en 2013 à une équipe de cher­cheurs uni­ver­si­taires.

Se­lon l’Al­liance, l’étude com­man­dée par le mi­nis­tère de la San­té et des Ser­vices so­ciaux vi­sait à pla­ni­fier les routes et les exi­gences de trans­port que re­quièrent les échan­tillons de biologie mé­di­cale.

« Qu’il cesse de ca­cher de l’in­for­ma­tion et fasse en­fin preuve de trans­pa­rence. La qua­li­té des ser­vices à la po­pu­la­tion est en jeu », ter­mine Vé­ro­nic La­palme.

(Pho­to TC Me­dia – Ma­rio Beau­re­gard)

Quelques tech­no­lo­gistes mé­di­caux de l’Hô­pi­tal de la Ci­té-de-la-San­té ont ma­ni­fes­té ti­mi­de­ment à l’heure du mi­di, le 21 mars.

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