Pit­bull abat­tu pen­dant l’ar­res­ta­tion de deux ma­fieux

Courrier Laval - - LA UNE - STÉ­PHANE ST-AMOUR ET BE­NOIT LE­BLANC ste­phane.st-amour@tc.tc

VIMONT. Deux in­di­vi­dus ca­gou­lés sont en­trés par ef­frac­tion dans un do­mi­cile de la rue An­toine-Fo­res­tier vers 11 h 30, le 6 mai, avant de prendre la fuite, ce qui a conduit à leur ar­res­ta­tion par trois po­li­ciers, dont l’un a dû abattre un chien pit­bull char­geant son col­lègue qui ten­tait de pas­ser les me­nottes à son maître.

La scène s’est dé­rou­lée sur la voie de ser­vice de l’au­to­route 13 nord en dé­but d’après-mi­di après qu’une chasse à l’homme eut été en­ga­gée sur l’au­to­route 440 ouest. Quand ils ont in­ter­cep­té le vé­hi­cule des sus­pects, les pa­trouilleurs en ont fra­cas­sé une vitre.

Voyant son maître se dé­battre aux mains des po­li­ciers, jap­pant et se com­por­tant dé­jà de fa­çon agres­sive, se­lon la ver­sion po­li­cière, le pit­bull s’est por­té à son se­cours. C’est à ce mo­ment qu’un agent a fait feu, ache­vant l’ani­mal de deux der­nières balles peu après, alors qu’il ago­ni­sait.

Pré­cé­dem­ment, ces in­di­vi­dus avaient com­mis une in­va­sion de do­mi­cile dans une mai­son où se trou­vait une dame de 49 ans, un jeune homme de 21 ans et ado­les­cent de 12 ans. Ils avaient re­brous­sé che­min, n’ayant pas trou­vé la personne qu’ils ten­taient de ren­con­trer, soit le La­val­lois Fran­ces­co Del Bal­so, 47 ans, un lieu­te­nant du clan Riz­zu­to, qui a été ar­rê­té quelques heures plus tard en rai­son d’un bris de condi­tion, ne por­tant plus son bra­ce­let GPS.

« Je ne suis pas là pour jus­ti­fier ce qui s’est pas­sé, mais cette in­ter­ven­tion a été faite dans les règles de l’art, a dé­cla­ré Pierre Bro­chet, di­rec­teur du Ser­vice de po­lice de La­val. On parle d’une adresse connue des po­li­ciers et de cri­mi­na­li­té de haut ni­veau, avec des gens sû­re­ment ar­més et re­liés au crime or­ga­ni­sé. »

Le chef a rap­pe­lé les as­sas­si­nats de trois lea­ders ma­fieux en sol la­val­lois de­puis un an.

« Quant aux balles ti­rées pour mettre fin aux souf­frances du chien, c’est du de­voir d’un po­li­cier de faire usage de son arme à feu en pa­reille cir­cons­tance, a aus­si men­tion­né Pierre Bro­chet. Ce­la se pro­duit fré­quem­ment en cours d’an­née quand un che­vreuil, chat, chien ago­nisent. »

Âgés dans la mi-ving­taine et dé­but tren­taine, les deux pré­ve­nus font face à des ac­cu­sa­tions d’introduction par ef­frac­tion, pos­ses­sion d’arme à feu et me­naces, ex­plique Evelyne Bou­dreau. Ils ont com­pa­ru dans l’après-mi­di du lun­di 8 mai.

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