Le Par­ti La­val cri­tique la ges­tion fi­nan­cière de la Ville

Courrier Laval - - LA UNE - Ste­phane.st-amour@tc.tc

BUDGET. Le chef de Par­ti La­val, Mi­chel Trot­tier, a ré­agi au dé­pôt du rap­port fi­nan­cier conso­li­dé, le 3 mai, cri­ti­quant la ges­tion fi­nan­cière de l’ad­mi­nis­tra­tion De­mers.

Ce par­ti d’op­po­si­tion es­time que les hausses de taxes (6,5 %) des trois der­nières an­nées se sont tra­duites par 80,3 M$ en nou­veaux re­ve­nus, por­tant à 680 M$ les contri­bu­tions an­nuelles pro­ve­nant de l’en­semble des ci­toyens de l’île Jé­sus.

« Les La­val­lois sont sur­taxés de­puis trois ans et les sur­plus gé­né­rés par ces re­ve­nus ne re­tournent pas aux payeurs de taxes », dé­plore M Trot­tier, ci­tant au pas­sage l’ex-vé­ri­fi­ca­trice gé­né­rale de la Ville, Mi­chelle Ga­li­peau.

Dans son der­nier rap­port an­nuel, celle-ci avait ques­tion­né le fait que « la Ville de La­val a haus­sé [en 2015] les taxes de ses ci­toyens de 3,2 % tout en met­tant 415 M$ en ré­serve ».

Mi­chel Trot­tier en ra­joute : « S’ils sont uti­li­sés, ces fonds servent à fi­nan­cer des pro­jets qui n’ont ja­mais fait l’ob­jet de consul­ta­tion ou d’ap­pro­ba­tion des ci­toyens. »

EMBAUCHES

Par ailleurs, le Par­ti La­val re­lève dans le rap­port conso­li­dé une aug­men­ta­tion de 15,1% des charges de l’ad­mi­nis­tra­tion gé­né­rale en 2016.

« De­puis l’en­trée en fonc­tion du maire De­mers en 2013, les sa­laires ont aus­si aug­men­té de 51M$ ou 21,8% pro­ve­nant prin­ci­pa­le­ment de l’ajout de per­son­nel ad­mi­nis­tra­tif. » APPORTEZ VOTRE

Aus­si, l’op­po­si­tion dé­nonce le fait que mal­gré cette aug­men­ta­tion d’ef­fec­tifs, la Ville conti­nue de lan­cer des ap­pels d’offres pro­fes­sion­nels pour des man­dats qui pour­raient être réa­li­sés à l’in­terne, sou­tient-elle.

RÉACTION

Au ca­bi­net du maire, on re­jette du re­vers de la main ces cri­tiques, rap­pe­lant que la firme de no­ta­tion Stan­dard & Poor’s a re­haus­sé chaque an­née la cote de cré­dit de la Ville de­puis les der­nières élec­tions.

« Ça en dit long sur la qua­li­té fi­nan­cière de notre ad­mi­nis­tra­tion », a ré­agi le porte-pa­role, Fran­çois Bro­chu.

Il rap­pelle éga­le­ment à l’op­po­si­tion le gel du compte de taxes du pre­mier budget de l’ad­mi­nis­tra­tion De­mers, ajou­tant que deux des trois hausses de taxes sub­sé­quentes étaient in­fé­rieures à l’in­fla­tion an­non­cée.

Quant à la hausse de 3,2 % im­po­sée en 2016, elle ré­sul­tait es­sen­tiel­le­ment d’un manque à ga­gner de 15 M$ dé­cou­lant de la ré­forme du pacte fis­cal, ex­plique M. Bro­chu.

En­fin, il dé­fend le choix « de ra­pa­trier l’ex­per­tise dans les Ser­vices des res­sources hu­maines, du conten­tieux, de l’in­gé­nie­rie et des com­mu­ni­ca­tions » plu­tôt que de conti­nuer à confier ces man­dats à l’ex­terne.

« On main­tient le ni­veau d’ef­fec­tifs re­quis, mais quand ar­rive un sur­plus de tra­vail il est tout à fait nor­mal d’al­ler en ap­pel d’offres », ter­mine Fran­çois Bro­chu.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

Mi­chel Trot­tier, chef de Par­ti La­val.

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