Li­sée veut frei­ner le re­cul du fran­çais

Courrier Laval - - LA UNE -

Se­lon eux, Mme Toure, qui est com­mis­saire sco­laire de Saint-Mar­tin, a fait par­ve­nir à des pa­rents un do­cu­ment PDF éma­nant de la Com­mis­sion sco­laire de La­val (CSDL) pre­nant po­si­tion et dé­fen­dant le choix LANGUE FRANÇAISE. Si le chef pé­quiste Jean-Fran­çois Li­sée est ou­ver­te­ment contre l’idée d’étendre la loi 101 aux cé­geps, il pro­pose en re­vanche un train de me­sures pour dé­fendre la langue française et en­di­guer le re­cul de celle-ci dans la grande ré­gion de Mon­tréal.

« C’est la plus grande au­dace lin­guis­tique du Par­ti qué­bé­cois de­puis la loi 101 », a-t-il in­sis­té au­près des 60 dé­lé­gués la­val­lois réunis en congrès ré­gio­nal, le 28 mai.

La pre­mière me­sure que met­trait de l’avant un gou­ver­ne­ment du Par­ti qué­bé­cois se­rait d’im­po­ser une condi­tion sine qua non à toute ac­cep­ta­tion de de­mande d’im­mi­gra­tion.

« Pour la pre­mière fois dans l’his­toire du Par­ti, nous pro­po­sons que 100 % des nou­veaux im­mi­grants dé­montrent une connais­sance du fran­çais avant de ve­nir au Qué­bec », in­dique M. Li­sée. Les ré­fu­giés en se­raient évi­dem­ment dis­pen­sés, a-t-il pré­ci­sé.

Aus­si, les PME de 25 à 50 em­ployés et les en­tre­prises à charte fé­dé­rale se­raient as­su­jet­ties à la Charte de la langue française.

En­fin, pour ob­te­nir leur di­plôme, les gra­dués de cé­geps et uni­ver­si­tés an­glo­phones au­raient à dé­mon­trer une ex­cel­lente connais­sance du fran­çais. (S.ST-A.)

DES APPUIS PAS LE BON SITE

(Pho­to TC Me­dia – Ma­rio Beau­re­gard)

du ter­rain. Ce qui leur faire dire qu’elle ajoute de la pres­sion in­utile sur les ci­toyens.

« Elle au­rait pu s’abs­te­nir, dé­nonce M. Trot­tier. Elle est en­core membre du ML et est étroi­te­ment as­so­ciée au par­ti du maire De­mers qui a of­fert ce ter­rain à la CSDL. »

Bin­tou Toure, qui re­con­naît être membre du ML, af­firme qu’elle n’a mis au­cune pres­sion sur les pa­rents. « Je n’ai fait que mon tra­vail de com­mis­saire en don­nant de l’information aux pa­rents des Con­seils d’éta­blis­se­ments de mon sec­teur Mar­cel-Vaillan­court et Sainte-Mar­gue­rite. Mon im­pli­ca­tion au ML n’a au­cune in­fluence sur mon tra­vail de com­mis­saire. Je ne vois pas ce­la comme un conflit d’in­té­rêts. »

MM. Trot­tier et Ber­trand ap­puient la mo­bi­li­sa­tion ci­toyenne avec en tête la res­pon­sable Roxane Bor­gès-Da Sil­va qui ne veut pas perdre son parc. La cons­truc­tion éven­tuelle d’une école pri­maire son­ne­rait la dis­pa­ri­tion du parc Clu­ny. « Il y a très peu d’es­pace vert dans ce sec­teur », ex­plique le chef.

En tant qu’an­cien di­rec­teur d’école, Mi­chel Trot­tier est conscient qu’on doit construire une école pri­maire dans le sec­teur La­val-des-Ra­pides. Il croit que la CSDL de­vrait plu­tôt uti­li­ser les ter­rains de Com­pé­tences-2000 pour y amé­na­ger deux écoles, une pri­maire et une autre se­con­daire. «Il y a de la place en masse. »

Éric Mo­rasse, pré­sident du Mou­ve­ment la­val­lois (ML), et la pré­si­dente de la CSDL, Louise Lor­tie, ne voient au­cune ap­pa­rence de conflit d’in­té­rêts de la part de la com­mis­saire de Saint-Mar­tin.

«Les gens ont le droit de s’im­pli­quer, fait sa­voir Mme Lor­tie. C’est la CSDL qui a en­voyé ce do­cu­ment PDF, non pas Mme Toure. »

Le do­cu­ment a été en­voyé aux pa­rents pour don­ner de l’information sur ce pro­jet. Mme Lor­tie pré­cise que le ter­rain du parc de Clu­ny n’ap­par­tient pas en­core à la CSDL et qu’il a été of­fert par la Ville en mars der­nier.

De­puis de nom­breuses an­nées, la CSDL tra­vaille en col­la­bo­ra­tion avec la Ville pour trou­ver des ter­rains afin d’y construire des écoles. «Il ne reste pas beau­coup de ter­rain libre dans La­val-des-Ra­pides et Pont-Viau. Les choix sont li­mi­tés», ter­mine Louise Lor­tie. Mi­chel Trot­tier n’ap­pré­cie pas l’im­pli­ca­tion d’une an­cienne can­di­date du ML dans la cons­truc­tion d’une école dans un parc.

Tout comme Mi­chel Trot­tier, An­tho­ny Hé­mond, com­mis­saire sco­laire du Ma­ri­got, consi­dère que le parc de Clu­ny n’est pas le bon en­droit pour construire une école.

«Il s’agit du seul parc dans le sec­teur où se re­trouve des fa­milles dé­fa­vo­ri­sées », men­tionne ce­lui qui est d’ac­cord pour dire que le sec­teur a gran­de­ment be­soin d’une école dû à la crois­sance des élèves.

M. Hé­mond se dit à l’écoute des ci­toyens dans ce dos­sier. « Plu­sieurs per­sonnes s’op­posent au pro­jet. Ils font cir­cu­ler une pé­ti­tion. D’autres vou­draient un parc-école. Je sou­tien­drai ce que vou­dront les gens du quar­tier. »

Fi­na­le­ment, le porte-pa­role du maire De­mers, Fran­çois Bro­chu, croit que toute cette his­toire est un tis­su de men­songe de la part de M. Trot­tier. « Le fait d’as­so­cier Mme Toure au Mou­ve­ment la­val­lois (ML) dans le contexte où elle dé­fend une dé­ci­sion de la Com­mis­sion sco­laire re­lève de la gros­sière ma­noeuvre par­ti­sane. Elle ne s’im­plique plus au­près du ML. »

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